Le 10 mars 2018 fut la première édition de la Journée des Communautés Intentionnelles de Montréal. L’événement a eu lieu au coeur du pavillon SU de l’UQAM à Montréal. Un déjeuné végétarien et végétalien ainsi qu’un dîner végétalien étaient offerts gratuitement. La place centrale de l’édifice est un grand espace ouvert donnant sur d’immenses fenêtres posées au sud du bâtiment et qui offre une vue sur toutes les étages, un peu comme des grandes mezzanines complexes. Au centre de l’espace il y a un long escalier qui descend au niveau inférieur, et c’est au centre de cet espace qu’a eu lieu les différentes présentations de la journée : mot de bienvenue, présentation de la journée et, un peu plus tard, la présentation des différents collectifs et communautés, ainsi qu’un panel et le mot de remerciement de la fin. Les participant-e-s s’asseyaient dans les escaliers pour écouter lea présentatrice-eur. J’ai trouvé que, dans l’ensemble, c’était un bien bel endroit pratique et spacieux pour la première édition de cet événement. De plus dans un souci d’offrir de la bienveillance et de la présence, des modératrices-eurs étaient disponibles en tout temps pour quiconque qui se sent mal à l’aise, débordé-e ou qui a besoin d’espace et d’expression de ce qu’ille vit.

Déroulement

L’événement connu un succès : entre 150 et 200 participant-e-s de tous les âges, allant de bébé à personnes âgées, étaient présent-e-s.

Tout au long de la journée se tenaient quelques kiosques au centre du pavillon : Mark de La Boite à Pois avec ses produits d’herboristerie et un petit atelier de dentifrice DIY aux herbes, les organisatrices de Éco-villageois-ses recherché-e-s, une promotrice d’un espace multiculturel, et autres.

Plusieurs ateliers et conférences étaient offerts dans trois locaux du pavillon. Ils étaient organisés par blocs (3) de trois ateliers/conférences d’une heure et demi chacun qui étaient donnés en même temps ; il fallait donc choisir l’un des trois ateliers/conférences pour chacun des 3 blocs. Les ateliers/conférences étaient très intéressants :

Dans le premier bloc il y avait :

- Communautés Intentionnelles : complices ou ennemies de la gentrification ?

- L’écoute radicale (CNV)

- Sur la route des éco-communautés du Québec

Dans le deuxième bloc :

- Comment créer une communauté 101

- Le contrôle communautaire de terres et de logements : les 50 ans d’histoire de Milton Parc

- Auto-modération : pourquoi et comment ?

Dans le troisième bloc :

- Culture du Care en milieu communautaires : la comprendre et l’appliquer

- Transmission et évolution : le défi de passer une vision

- Modèle de vie collective du projet ÉCOLE

 

Tous les ateliers/conférences étaient donnés soit en français ou soit en anglais, et un service de traduction instantanée était offert sur place (de l’anglais vers le français et du français vers l’anglais). À chaque présentation d’atelier/conférence, il était demandé de faire attention à ne pas avoir de propos ou d’allusion homophobe, raciste, anti-LGBTQ, capacitiste, anti-féministe, etc. Ils étaient donnés par des membres de communautés intentionnelles ou de collectifs qui avaient un grand bagage riche d’expériences en milieu de vie communautaire et qui avaient de nombreuses connaissances et compréhensions du sujet qu’illes abordaient. L’espace de présentation du sujet était ouvert aux questions et aux discussions, ce qui, en plus de l’expérience des présentateurs-trices, ont fait que ces ateliers/conférences fut très riches en discussions, en partage d’outils et même en réseautage entre les membres des différentes communautés et collectifs.

Découvertes

À 12h30 a eu lieu la période de présentation des collectifs au centre du pavillon. Et c’est là qu’on a pu apercevoir et prendre conscience du grand nombre de projets collectifs qui papillonnent sur l’île de Montréal. Nous étions seulement deux personnes à représenter des communautés rurales : moi, pour Le Manoir, et un homme pour une communauté dans le Bas-Saint-Laurent. Tous les autres membres venaient de communautés montréalaises et illes étaient environ une quinzaine. Pour n’en présenter que quelques-unes, il y avait La Boite à Pois – 5 ou 6 personnes vivant ensemble dans un appartement, qui offrent plusieurs ateliers et qui ont une entreprise d’herboristerie-, l’Infini – 11 personnes qui vivent dans un loft dans le Collectif Masson-, les Rebelles – un collectif de femmes âgées lesbiennes qui vivent ensemble afin d’explorer la vie alternative et pour préserver leur dignité. Toutes les communautés présentées lors de cette présentation nomment des valeurs similaires les unes aux autres et se rejoignent grandement par ces valeurs et les mises en pratique de ces aspirations : anti-hiérarchie et anarchisme, partage, justice, anti-oppression, safe space, LGBTQ, DIY, environnement et écologie, féminisme, etc. Suite à cette présentation forte riche en couleurs, le réseautage entre les membres des différents collectifs allait de soi. Cependant, nous étions un peu tous et toutes éparpillé-e-s dans l’espace et le prochain atelier commençait tout juste après la présentation, ne laissant pas grand temps au réseautage. C’est le seul point d’amélioration que je tiens à souligner.

La journée officielle se clot avec un panel de perspectives sur la diversité, l’adaptabilité et les défis. Ensuite, les participant-e-s sont invité-e-s à se joindre à un after party au collectif Les Échelles.

 

Les organisatrices-eurs ont fait un excellent travail, autant sur le plan de l’organisation des lieux que de la publicité, de l’accompagnement des participant-e-s, des sujets choisis, de la nourriture offerte et sur tout ce que l’événement englobait comme responsabilités et créativité. Illes sont des membres de collectifs et de communautés montréalais. Illes ont reçu l’appui de plusieurs organismes, universités et projets. Je souhaite que cet événement connaîtra de nombreuses éditions et, pourquoi pas, devienne pan-québécois et, voir, dure plus longtemps qu’une journée !

 

Longue vie à la Journée des Communautés Intentionnelles !

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