Le Hameau 18 de Cap-au-Renard a accueilli, du 3 au 5 mars dernier, un rencontre inter-collectif. Je vous partage ici les quelques notes que j'ai prises, avec peu de viande autour de l'os, vu que ça fait déjà quelques mois et qu'il est difficile de me rappeler les détails. J'ajoute quelques photos des lieux, comme ça au moins, vous aurez une idée de l'ambiance!

Étaient présent-e-s

  • Moïse Marcoux-Chabot et son projet de documentaire "Ramaillage"

  • Auberge de la Grève/Collectif le Récif

  • St-Louis et sa nébuleuse (CESA, Germoir, Coop du Trait-Carré, membres du groupe d'achat, etc.!)

  • Le Manoir

  • Cap-au-Renard : Hameau 18 et Coop du Cap

  • Mont-Louis

  • De Gaspé, deux personnes indépendantes

  • Claude Couture, indépendant

Horaire

informel

  • Concours de pet de d’sours de bras

  • discussion sur les processus ou enjeux d'exclusion dans les communautés

  • abeilles et apiculture

  • visites de l’éco-hameau

  • tensions/conflits

  • aller pelleter chez la voisine

  • descendre la montagne en crazy carpet

  • coop du cap VS Hameau 18: distinctions et arrimages

    • Hameau 18 est maintenant une coopérative d'habitation, et regroupe le fond de terre, tous les bâtiments et les maisons. Un loyer est demandé à chaque membre, sa contribution mensuelle. Quelqu'un qui aurait construit sa maison aurait ainsi un "congé" de loyer jusqu'à concurrence du montant investi pour bâtir.

    • La Coop du Cap regroupe quant à elle les membres travailleurs-euses de plusieurs entreprises, mais pas toutes. Notamment, on y retrouve la ferme maraîchaire biologique "Les Jardins des Gourmands", ainsi que les produits de petits fruits de France et les huiles, farines et graines de chanvre de Bruno.  Les algues marines de Varech Phare Est ainsi que la brûlerie Mont-Café (qui vient d'acheter un bâtiment au village qui pourrait bien devenir un endroit sympathique où s'arrêter!), sont quant à eux des membres producteurs-trices associé-e-s à la Coop du Cap mais ne sont pas membres travailleurs-euses. C'est-à-dire qu'ils font des échanges de services pour les outils et la mise en marché, mais illes sont des travailleurs-euses autonomes. (photos dans l'ordre: brûlerie, salle d'extraction de l'huile, et serre pour faire sécher les algues)

    • Quand on parle de la communauté comme telle, il vaut donc mieux parler du Hameau 18 que de la Coop du Cap.

  • François, Catherine, Simon et cie : projet de communauté à partage de revenus nomade

  • l'outil "consensus historiques" au CESA

    • Le CESA est un lieu de passage. En même temps, certaines personnes qui vivent en permanence à St-Louis soutiennent cet espace dans la continuité. Année après année, les mêmes enjeux reviennent, les mêmes discussions reprennent, les même arguments ou raisons sont amenées. Même lorsqu'un décision est prise, elle peut être remise en question quelques semaines plus tard par une personne qui vient d'arriver. Le sujet par excellence, c'est la présence des chiens sur le site. Un jour, quelqu'un a fait le travail de recenser ces "consensus historiques", et il est maintenant proposé de d'abord lire ce qui s'est fait dans le passé avant de remettre une décision en question.

formel

SAMEDI

13h-14h30

  • Culture commune

    • calendrier (demande de l’afficher sur le site du Manoir)

    • journal anti-capitaliste, anti-autoritaire, féministe, queer rural

  • Socio-Économie

    • liste des biens et services à échanger

  • Santé émotionnelle-relationnelle

    • observation: il y a juste des femmes + Claude à ce cercle

    • partage d’outils

      • lampadaire : la veilleuse et ses formes diverses

      • 6 chapeau

    • distinction en deux aspects : conflits et community glue

14h30-16h

  • Accueil et intégration

    • processus de sélection VS intégration

  • Liberté individuelle VS collectivement

  • conception de milieux de vie collectifs

16h30

  • retour en grand groupe

  • souper/sauna/pet

 

DIMANCHE

AM

  • Retour en groupe

  • Visite

PM

  • Architecture: conception de milieux de vie collaboratifs

Retour en quelques mots

Ce fut vraiment un bel évènement. D'abord, les rencontres. On avait toustes plus ou moins entendu parler les un-e-s des autres, mais pouvoir mettre des noms et des visages sur les projets, poser des questions pour mieux comprendre et connaître, a permis de faire des liens beaucoup plus intéressants. On se sent maintenant à l'aise d'arrêtre les un-e-s chez les autres, de se visiter. Il y a une envie, une demande, pour entretenir et continuer de développer ça, soit par des corvées rotatives, des échanges de travail, etc. Prendre l'habitude de s'inviter à nos activités.

Il y aurait une volonté d'échanger des biens et services aussi. On se rend compte toutefois que ça peut être complexe et un peu irréaliste de tenter de mettre ça en place de manière "artificielle": c'est sûrement quelque chose qui se développerait spontannément en se côtoyant plus, simplement.

J'ai beaucoup apprécié de pouvoir échanger sur des sujets qui semblent toucher tous les projets de communauté, comme la gestion de conflit, les processus d'exclusion et autres outils. Et qu'on puisse parler de certaines tensions présentes dans tel ou tel projet, de manière informelle, et obtenir un soutien simplement parce que nos réalités sont semblables, quoique différentes. Et cette diversité nourrit également la réflexion, car elle apporte des éléments et des perspectives nouvelles.

Je ne savais pas trop à quoi m'attendre à propos de cette rencontre, puisque peu avait été organisé d'avance. Mais il semble que pour cette première rencontre, la grande priorité donnée à "l'informel" était très bénéfique, car c'est dans ces espaces que se sont tissés les liens, dévoilés des perles.

C'était aussi pour moi, étonnement, la première fois que je visitais le site de l'Écho-Hameau. En plein hiver, j'étais particulièrement impressionnée et inspirée par le fait que le chemin qui mène à la plupart des maisons n'est pas déneigé l'hiver: chacun-e marche en raquette, ou en ski de fond, un traîneau derrière lui ou elle. Et parfois, l'usage du ski doo est nécessaire pour les grosses charges. Mais globalement, le rythme de vie est adapté à la saison, et chacun-e profite de l'air frais et ravigorant du "Malbord", et de la vue exceptionnelle sur le fleuve.

1 comment (+add yours?)

par Elise on ven, 08/18/2017 - 15:09

Merci pour le compte-rendu. De mon côté, j'ai hâte de voir la suite de cette rencontre... J'ai plein d'autres idées de sujet qui viennent rapidement quand j'y pense.

bises de 3p! 

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