26 avr 2016

Difficile de le saisir quand on le connaît, encore plus difficile à comprendre quand on ne l'a jamais visité. La seule façon de vous raconter une partie de ce qu'il s'y passe était de le raconter en fable. On ne connaîtra jamais la véritable identité du CESA parce qu'elle est comme un pétale au vent. 

 

C’est l’histoire de tellement de lutins qu’on ne peut pas tous et toutes les compter. Y’en avait des expérimentés et d’autres aux couches. Illes vivaient en harmonie, de temps en temps, dans un lieu qui devenait de plus en plus magique à chaque jour, et même à chaque instant. L’histoire se déroule, il y a de ça très très très longtemps, à l’été 2015.

Tout changeait vite puisque les lutins travaillaient fort, parfois des 24 heures en ligne! Les lutins se relayaient et avaient de multiples projets: un jardin immense entouré de clôtures contre les chevreuils, un earthship à finir, un fumoir à bâtir et un four à pain à construire. D’autres activités avaient lieu: pêche au caplan, au maquereau et au bar rayé, cueillette de champignons, ramassage de petits fruits et de plantes sauvages, transformation de légumes, travail dans d’autres jardins de la Baie.

 

Les lutins vivaient entourées d’une merveilleuse forêt d’épinettes tout près d’une source avec un étang bâti par eux-mêmes. Ils allaient parfois jusque dans un lac paradisiaque. Avec un petit quai, ils ramaient jusqu’au milieu, habillé de rien et ils riaient jusqu’au coucher du soleil. Des corps nus, mouillés et souriants, quoi de mieux? Les lutins avaient chacun-e leur tente mais il y en avait une plus grosse qui accueillait plusieurs lutins en même temps. C’était un peu le quartier général de la nuit. Le jour, il y avait une grande cuisine où il fallait se nettoyer les mains souvent pour qu’il y aille le moins de transmission possible.

           

Des fois, il y avait des animaux de compagnie; licorne, hippocampe, chien… Ils étaient souvent en laisse parce que les parents lutins veillaient à la sécurité des bébés lutins. Y’avait des débats sur les licornes. ‘’Une licorne, ça besoin de liberté, tsé. Pis en plus, ma licorne ne ferait pas de mal à personne...en2k, ça n’est jamais arrivé jusqu’à date’’  Bref, de joyeux débats, certains les aimaient, d’autres pas, faisant semblant d’être occupé à faire des chapeaux, des paniers ou des cabanes à oiseaux.

 

Les lutins faisaient parfois des assemblées où l’on parlait de vaisselle, de bouffe, des projets à faire. Pas le choix, y’avait encore des lutins qui croyaient habiter chez Père et Mère Noel! Mais les meilleures assemblées, c’étaient les soirées festives, la musique autour du feu, les charades, le plancher de danse, les acrobaties, les guirlandes de lumière pour décoration, les masques fait à la main. C'est bien connu, les lutins adorent les fêtes, et ceux-là ne faisaient pas exception: chaque soir, c'était la célébration et les réjouissances. Les lutins fêtaient la vie, l’amitié, les légumes, l’abondance et parfois même l’amour.

          

Des fois, les lutins descendaient de leur montagne et se rendaient dans un village voisin où beaucoup de lutins et d’espèces différentes habitaient. Il y avait même un bar où ils empestaient tous les autres clients avec leurs odeurs magiques de sous-bois. Ils se rendaient des fois encore plus loin avec leurs carioles légendaires, aider d’autres lutins dans le besoin. C’était toujours la fête, les rires fusaient. Il y avait des lutins bizarres, parés d’accoutrements et de coupes de cheveux excentriques, certains arboraient des bijoux ou des tatouages étranges.  C’était la beauté du groupe, l’unicité et la différence de chacun-e.

 

Toute cette joyeuse ribambelle a vécu des moments forts de solidarité, d’entraide et d’enthousiasme à la vie collective. D’autres lutins étaient partis rapidement, d’autres étaient revenus vite. Les souvenirs de cette époque sont grands et inoubliables. Une chance que les lutins existent encore et que la magie est tout près de chez nous.

Le réel du CESA

Texte tiré de: http://www.cesagaspesie.org/wordpress/

 

Le CESA (Centre d’écologie solidaire et appliquée) est un collectif situé dans la Baie-des-Chaleurs, près de Saint-Omer. Les valeurs qui rassemblent ses membres ou alimentent leurs réflexions tournent autour de l’émergence d’une culture non autoritaire, s’intégrant à son écosystème et luttant activement contre les systèmes d’oppression actuels.

 

Sa mission, qui évolue avec ses membres, s’articule entre autre autour du développement d’une culture organisationnelle horizontale, libertaire. Centré sur son processus humain, le lieu se veut un espace sécuritaire en terme d’oppression, où les dynamiques individuelles et collectives peuvent être remises en question et transformées, dans un esprit de changement respectueux des désirs et histoires de chacun-e.

Le CESA maintient un espace collectif de vie centré sur la mise en commun de techniques et d’informations. Celles-ci visent le développement d’infrastructures et d’habitudes favorisant l’autonomie collective et le changement social et écologique, par exemple : l’expérimentation en architecture et technologies écologiques, le jardinage collectif, le transport alternatif, la gestion de conflits, la prise en charge collective du quotidien, etc..

Le CESA veut participer à la libération du savoir via des pratiques éducatives et de diffusion accessibles, de même que développer une expertise de recherche dans des domaines peu ou pas connus chez nous. L’organisme souhaite contribuer à l’essor d’un milieu solidaire et diversifié en soutenant activement la construction d’un réseau de bon voisinage et l’implantation de collectifs.

 

Ce projet est facilité par l’arrivée progressive de personnes partageant informellement des valeurs présentes au CESA et s’y impliquant à des degrés divers.

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