21 avr 2016

Ceci est une traduction libre de la conférence que GPaul a donné en 2014 sur un voyage qu’il a fait dans 6 communautés intentionnelles d’Europe, à la recherche de différents modèles qui utilisent le consensus et sont à partage de revenus.

Cet article s'inscrit dans le dossier "Income Sharing Across the Pond". Vous pouvez lire les articles déjà parus

Fichier audio de la présentation de Las Indias (version originale en anglais, 26:50 min)


Las Indias est une communauté nomade internationale d'orientation anarco-cyber-punk…

Les gens de Las Indias ont construit une sorte de structure ou d'identité où illes se définissent comme des êtres « égaux, autonomes et habilités choisissant librement de coopérer ». Leur processus d'intégration des membres l’illustre très bien.

Illes fonctionnent par consensus et ont une économie de partage comme les communautés de Kassel. Illes se perçoivent comme un réseau en pelures d'oignons de coopératives, au centre duquel se trouve la commune.

Processus d'intégration des membres

Le processus d'intégration le plus fréquemment rencontré dans les communautés se déroule comme suit :

  1. tu visites, tu rencontres les membres et tu commences à les connaître un peu;
  2. puis, tu emménages et tu deviens un membre provisoire;
  3. enfin, si tout va bien tu deviens membre officiel.

À Las Indias, c'est un peu plus compliqué. Premièrement, il y a un aller-retour. Si l'immersion va bien, illes t'envoies une liste de lectures et de films que tu dois avoir lu et vu, dans le but d'établir un contexte culturel commun : beaucoup de livre cyber-punk. Là, si tout va bien, illes t'invites à publier sur leur blogue. S'illes aiment ce que tu écris et tout, tu es invité pour ta période de « tourisme », c'est-à-dire que tu déménages et vis avec elleux pendant 6 à 9 mois, où toutes tes dépenses sont couvertes. Le but est d'apprendre à les connaître, à te familiariser avec leur mode de vie, et elleux apprennent à te connaître. Après cette période, si tout va bien, tu peux commencer ta période comme membre provisoire. Durant cette période provisoire, tu as une seule tâche : démarrer ta propre coopérative de travail! Ça peut prendre un an ou deux. Les gens de Las Indias ont parti des tas de coop, et peuvent donc t'accompagner, te guider, te donner des conseils ou partager des outils. C'est donc un incubateur, mais c'est toi qui dois choisir l'idée, et mettre sur pied la coop de travail qui te soutiendra. Et tu ne peux pas te qualifier comme membre officiel avant de l'avoir fait. Une fois que la coop est développée, on te donne le choix : tu peux prendre ta coop et quitter, tu peux prendre ta coop et entrer dans le réseau en pelure d'oignon qui entoure la communauté, ou tu peux prendre la coop et te joindre à la communauté.

Démographie et recrutement

Les membres sont pas mal âgé-e-s entre 35 et 45 ans.

Illes disent que le mot commune a une mauvaise réputation en Espagne, et que dès que tu parles de commune, tout le monde dit « secte ». Illes sont donc très circonspects à propos de ce terme, et vont plutôt dire qu'illes ont des comptes d'épargnes collectifs, ou qu'illes sont une coop de travail dont les membres vivent ensemble. Illes ont vraiment apprécié la visite de Gpaul, car apparemment, c'était la première fois depuis des années qu'illes pouvaient parler ouvertement, et fièrement, du fait qu'illes sont une commune. Illes disaient « wow, on devrait parler de ça plus souvent, c'est quelque chose dont on devrait être plus fiers et heureuses ». J'imagine que c'est également une des raisons pour lesquelles illes ont de la difficulté à recruter du monde… En plus du fait que le processus d'intégration est particulièrement intense. Si tu ne dis pas que t'es une commune avant que la personne soit rendue à la fin de son séjour… « Mais je croyais que je démarrais une coop… Tu veux que je fasse quoi?! »

Leur cérémonie de célébration de leur anniversaire est un rendez-vous  années après années, peu importe où illes sont dans le monde, illes reviennent à cette plage où tout a commencé.  Et à chaque fois qu'illes reviennent à cette plage, illes renouvellent leur engagement dd’y revenir l'année d'après. Et si l'un-e d'entre elleux devaient retourner à cette plage seul-e, elle ou il devrait démarrer la communauté à nouveau.

$ privé-collectif

En fait, Las Indias ne sont pas totalement à partage de revenus, plusieurs de leurs membres ont des comptes privés en plus des comptes collectifs. Il n'y a pas de contrôle sur l'argent qui circule entre les comptes privés-publics. Il y a trois raisons pour lesquelles ça existe :

  • Légalement, illes sont une coopérative de travail, et sont légalement obligé-e-s de payer un salaire à leurs membres, ce qui les oblige à avoir un compte privé, même s'illes peuvent brasser l'argent par après.
  • 'est plus commode. Par exemple, disons que tu as un-e nouveau-elle amoureux-se, mais… mettons que ton ancien-ne chum-blonde habite la communauté. Si tu veux dépenser de l'argent, t'as peut-être pas envie qu'il ou elle voit tous les reçus de l'argent que tu dépenses avec/pour l'autre.
  • Enfin, c'est leur compte d'hypocrisie officiel. Parce que la communauté a des politiques et a des restrictions par rapport à ce que tu peux acheter ou pas. Par exemple, la commune n'encourage pas Coca-Cola, ou Amazon. Mais mettons que tu veux acheter un lecteur de livre électronique Kindle (fait par Amazon, et dont la commune est très critique), ou boire un soda. Donc la communauté ne dépensera pas d'argent pour ça, mais, Hey! t'as juste à le dépenser à partir de ton compte personnel! C'est une institution très catholique… ;-)

 

Illes ont également une tradition à chaque repas, illes versent un verre de vin à tout le monde et portent un toast. Au cas où vous vous poseriez la question, le vin fait donc évidemment partie des dépenses couvertes par la communauté!

Autonomie, par rapport à la culture, l'État et le marché

Illes ont également ce chemin révolutionnaire très bien articulé, cette voie pour aller du point A au point B, et qui comporte trois étapes.

  1. Autonomie par rapport à la culture: La première étape, c'est d'articuler et de formuler ta politique, et en formulant ta politique, tu t'émancipes de la culture dont tu es issu-e.
  2. Autonomie par rapport à l’État: Une fois que tu as atteint cette autonomie par rapport à ton héritage culturel, la prochaine étape est de devenir économiquement productif sur le marché : une fois que tu as quelque chose à échanger sur le marché qui te permets de subvenir à tes besoins, tu peux alors atteindre l'autonomie par rapport à l'État, en utilisant le marché comme un moyen pour le faire.
  3. Autonomie par rapport au marché: La dernière étape est de développer l'écosystème de coopératives de travail, jusqu'au moment où, éventuellement, tu as assez de coopératives de production que tu peux t'émanciper du marché, et répondre à tous les besoins à l'intérieur de cet écosystème de coopératives. Ce qui explique pourquoi la communauté de Las Indias exige que tout le monde mette une coopérative de travail sur pied et sans t'obliger à rester dans la communauté.

Toutes les coopératives existantes sont recensées sur leur site internet. Il n'y a que 6 membres dans la communauté en ce moment, avec un maximum historique de 12, mais illes en ont perdu quelques unes dans les dernières années. Illes font rouler 3 coop, et il y en a environ une douzaine d'autres qui flottent dans leur réseau en pelures d'oignon. Illes sont très bien réseauté dans l'univers hispanophone (Espagne et Amérique Latine) et pas du tout au-delà.

Culture

Idéologie

Las Indias est très idéologique. Illes ont une idéologie bizarre, faite maison, inspirée de la littérature anarchiste et du cyber-punk.

Athéïsme

Ce sont également des athé-e-s très convaincu-e-s. L'Espagne est un pays démesurément catholique, mais l'Église catholique a également été un ennemi du peuple pendant longtemps. Les gens de Las Indias sont donc très conscient-e-s de cette part de l'histoire, et très explicitement anti-catholiques.

Mais, en même temps, la culture est très importante pour elleux. Illes rejettent l'identité nationale, rejettent l'Église, illes rejettent d'une certaine façon la culture dont illes sont issu-e-s, mais mettent beaucoup d'intention à bâtir la culture, les rites, rituels, cérémonies, à construire cette relation entre les gens, et à se donner une identité de groupe. Pour se faire, illes empruntent beaucoup au symbolisme païens, roms et cyber-punk, et recolle tout ça ensemble. Illes ont donc ce magnifique totem, un genre de drapeau qu'illes se sont fait, avec des loups, des étoiles, la lune et des planètes, splendide, brodé d'or.

Anti-nationalisme et nomadisme

En 1975, l'Espagne était sous la dictature des fascistes, et aujourd’hui encore, des gangs nazis se promènent et certains d'entre elleux, des anarchistes à Madrid, ont été battu-e-s par des gangs fascistes. Ils sont donc très critiques du nationalisme et sensibles sur la question. Être anti-nationaliste ou trans-nationaliste est donc très important pour elleux.

Illes se déplacent, illes ne vivent pas toujours au même endroit. En fait, illes ne vivent pas nécessairement ensemble, illes vivent dans la même ville mais pas dans le même appart. Quand illes déménagent, illes déplacent tout leur stock, s'installent, mais la commune n'est pas encore la commune tant qu'illes n'ont pas accroché leur drapeau, et à ce moment, c'est Las Indias, ce n'est plus l'Espagne. Ils ont une blague là-dessus, quand quelqu'un va au dépanneur, ille dit « Je m'en vais en Espagne, quelqu'un veut quelque chose?».

Alors située à Bilbao, ils étaient à Madrid juste avant, et ont vécu pour quelques temps à Buenos Aires, puis au Paraguay… Illes étaient à Bilbao depuis quelques années parce qu'un de leurs membres a eu le cancer, et le groupe s'est installé de manière à être proche d'un hôpital et de sa famille. Illes vont probablement se déplacer encore pour poursuivre leur travail à travers le monde.

Langue et pouvoir

Las Indias, est vraiment critiques à propos de quelque langue historique que ce soit, spécialement l'anglais, qui devient la langue internationale de business, parce que ça signifie que les gens dont la langue maternelle est l'anglais ont un avantage indu dans les négociations. En fait, apparemment, le Collège Français fait une étude chaque année qui démontre combien la Grande-Bretagne a réussi à avoir d'argent en plus de la part de l'Union Européenne parce que l'anglais est le langage fonctionnel de l'UE, et qui se situe dans les centaines de millions d'euros.

Ce sont donc des geeks-activistes de l'esperanto. Il y a quelques années, illes ont été invité-e-s à faire une conférence à TED-Madrid, et illes l'ont fait en esperanto! https://www.youtube.com/watch?v=WtxNtG0FNTs

Go

L'idée, c'est que chaque processus de décision, tout comme chaque jeu, est porteur d'une philosophie, basée sur les stratégies gagnantes du jeu. Le jeu des échecs est critiqué comme étant un jeu porteur d'une philosophie militaire : avancées, hiérarchie, protection d'atouts vitaux, marcher sur son ennemi.

Go, toutefois, est porteur d'une philosophie différente : toutes tes pièces sont identiques, tu les positionnes n'importe où, le but est de contrôler du terrain, c'est très complexe, très subtile. Illes ont une obsession avec le jeu Go. Illes apprennent même le japonais pour étudier des stratégies…

Voici quelques leçons tirées de cette philosophie :

  • ton adversaire existe pour te faire évoluer, t'amener à t'améliorer
  • une stratégie d'agression sur tous les fronts est toujours perdante. Tu dois donc choisir où tu vas attaquer, et où tu vas laisser du terrain à ton adversaire
  • l'important est de toujours être attentif-ve à tes positions stratégiques, pas tant combien de territoire tu as

Cela influence donc différentes postures dans la vie réelle pour les membres de Las Indias :

  • Par rapport à l'aide gouvernementale : ce sont des anarchistes, et sont donc contre l'État. Une des choses qui revient, c'est l'intérêt qu'illes manifestent pour établir des liens avec des communautés qui sont indépendantes de l'État pour le subsistance. Gpaul leur répondait donc : « ouais, vous savez, certain-e-s de nos membres sont parfois sur le chômage, quelques un-e-s reçoivent une pension, etc. » et on lui répondait « non, non! Ce n'est pas de ça qu'on parle ». L'important, c'est de s'assurer que la communauté NE dépend PAS du gouvernement pour sa subsistance. L'idée, c'est que si tu critiques le gouvernement mais que tu en es totalement dépendant, tu risques de piler sur tes principes en cas de pression afin de maintenir ton bien-être économique. Mais tu peux prendre de l'argent au gouvernement sans problème! ;-)
  • Illes ont une coop de consultation, une coop de programmation, et une coop d'incubation. Il y a quelques années, la BBBA, soit la banque la plus grosse en Amérique Latine et la deuxième plus grande en Espagne, a engagé la coop de consultation, pour faire de la job de gestion, parce qu'illes avaient des problèmes structurels. En bon-ne-s anarchistes, anti-capitalistes, anti-État, athé-e-s, anti-nationalistes, illes sont arrivé-e-s aux deux conclusions suivantes : premièrement, vous êtes trop hiérarchiques, et deuxièmement, vous êtes trop divisés nationalement. Illes ont réorganisés quelques départements dans la banque, ont pris leur 43 niveaux de hiérarchie et les ont réduit à 3, puis, ont pris tous les départements nationaux et les ont organisé par type de travail qu'ils effectuaient plutôt que par pays. Et, selon Las Indias, une fois ces réorganisation implémentées, les nouveaux départements créés sont devenus super innovants, et ont créé 6 nouveaux produits. L'un deux, créé par le département de gestion des risques, a permis à la BBBA de laisser passer la crise économique en Espagne et s'en tirer pratiquement sans être touché. Mais c'était vraiment trop intense côté philosophique pour la banque, et elle est finalement retournée à ses vieilles formes hiérarchiques à 43 niveaux, et selon Las Indias, il n'y a plus eu d'innovation depuis. Mais la coop a fait vraiment beaucoup d'argent là-dessus!

 

L'autre histoire intéressante reliée à Go, c'est leur relation avec le mouvement 15M (aka : le mouvement des indignés, Occupy, le printemps Arabe, etc., mais qui les a précédé puisque l'économie de l'Espagne avait crashé plus tôt). Illes ont dit qu'illes avaient été vraiment intéressés et engagés, mais c'était vraiment difficile parce que la plupart était de jeunes activistes anarchistes enragé-e-s qui étaient fâchés par ce qu'illes voyaient comme un compromis de leur part avec le Marché. C’était difficile pour Las Indias d'avoir des conversations avec elleux. Après un moment, illes ont pris à part les 2-3 jeunes anarchistes avec qui les conversations étaient les plus compliquées, et illes ont dit : « Regarde, arrêtons de parler, et jouons à Go ». Les jeunes ont commencé avec une stratégie d'agression sur tous les fronts et ont perdu immédiatement. Puis, apparemment, après une couple de parties, il fut possible d'avoir une conversation civilisée avec elleux.

Épicurisme, pauvreté et richesse

À Las Indias, illes se considèrent comme épicurien-ne-s. L'épicurisme est une philosophie qui tient le plaisir comme étant le but le plus élevé dans la vie. Un peu comme l'hédonisme, mais avec une petite nuance, en ce que l'épicurisme cherche à vivre une vie satisfaisante et intéressante de plaisir. Épicure est en fait un communard très précoce : il a dit « tsé ce qui serait génial? Ce serait de vivre en campagne avec mes ami-e-s, et traîner avec elleux tout le temps, qu'on travaille les un-e-s pour les autres, et qu'on s'asseoit pour jaser de philosophie », parce qu'une des façons d'atteindre le plaisir pour les épicurien-ne-s, c'est de réaliser la paix à travers la compréhension philosophique et le développement de ses idées.

Ils ont du vin espagnol, de la bière allemande, du fromage qu'illes achètent lorsqu'illes vont en France, illes sortent dans les bars régulièrement. Illes ont une vie incroyablement riche. Bilbao a été une ville industrielle, puis l'exportation a diminué, jusqu'à il y a quelques années, où l'Espagne a « nettoyé » la ville pour la gentrifier. Tout est maintenant très beau et très propre, il y a le musée Guggenheim et toutes ces sculptures publiques, un excellent système de métro, etc. Illes vivent ainsi dans cette super belle ville, au coeur du centre-ville de Bilbao, au dernier étage de leur bloc appartement, à l'intersection de la rue, qui leur offre une vue à couper le souffle sur les rues et la montagne, illes n'ont qu'à sortir pour se promener, prendre le métro, sortir dans les bars, aller dans les parcs, contempler les sculptures. L'appartement lui-même est magnifique, meublé avec goût, illes ont des set de vaisselle, de la nourriture délicieuse, plein d'ami-e-s, et illes voyagent aussi à l'international au moins une fois par année. Et illes font tout ça avec 13 000$ par personne par année.

L'appart est super beau, mais les chambre sont très simples. Illes ont un dicton, comme quoi la commune est riche mais ses membres sont pauvres. Illes vivent toute leur vie ensemble dans l'espace collectif, et ne vont dans leurs chambres que pour dormir. Illes en sont d'ailleurs très heureux-ses!

En Europe, en opposition à l'Amérique, il y a un système de classes sociales plus fort, et tous les membres viennent pas mal des classes pauvres, où ce n'est pas approprié d'être prospère dans la vie. Plusieurs d'entre elleux viennent aussi de familles militantes de gauches qui ont été persécutées, ont des membres de leur famille qui se sont retrouvé-e-s dans des camps de concentration. Illes ne sont donc pas « issu-e-s de l'argent », et n'avaient pas les moyens d'emprunter, illes devaient gagner leur argent elleux-mêmes. Illes ont vécu pauvrement plusieurs années avant d'être capables de mettre sur pied leurs entreprises. Pendant longtemps, illes étaient ridiculisé-e-s par leur famille : pourquoi tu ne fais pas comme ton cousin qui a une job de bureau et qui fait full d'argent, etc. Puis, leurs entreprises ont commencé à fleurir, et l'économie à crashé, et le cousin perdu sa job, mais la commune allait très bien! Illes faisaient entre 100 000 euros à 1 300 000 euros par année… mais leur dépenses tournaient autour de 16 000 euros. Maintenant, leur famille trouve que c'est une très bonne idée!

Mots-clés: 

Publier un nouveau commentaire

Filtered HTML

  • Les adresses de pages web et de courriels sont transformées en liens automatiquement.
  • Tags HTML autorisés : <a> <em> <strong> <cite> <blockquote> <code> <ul> <ol> <li> <dl> <dt> <dd>
  • Les lignes et les paragraphes vont à la ligne automatiquement.

Plain text

  • Aucune balise HTML autorisée.
  • Les adresses de pages web et de courriels sont transformées en liens automatiquement.
  • Les lignes et les paragraphes vont à la ligne automatiquement.
CAPTCHA
Cette question est posée pour tester si vous êtes ou non un humain et pour prévenir l'invasion des robots!