C’est l’hiver! Y’a enfin de la neige à Bonaventure! Et le projet du Manoir avance à grand pas. On est bien content de vous transmettre les bonnes nouvelles.

Pour vous donner les nombreuses nouvelles du Manoir, je propose de suivre les 5 principes de notre vision avec notre vision basée sur nos 5 principes : La synergie entre le moi et le nous, la nature, l’autonomie, l’ouverture et la justice sociale.

La synergie entre le moi et le nous

Nous sommes présentement 5 membres du Manoir, dont 2 qui viennent d’arriver depuis moins de 3 mois. Nous attendons un autre personne au début juillet.

En fin de semaine, les 5 membres de la communauté ont passé deux jours à se former en communication non-violente. Nous avons fait venir un conférencier pour nous donner une série de trois ateliers qui auront lieu dans l’année 2016. La première formation était le 13-14 février et nous en sommes revenus plus outillés pour travailler ensemble!

De plus, nous participons régulièrement à la maison où nous habitons à des cercles d’empathie qu’Arielle organise et qui rassemble parfois jusqu’à 14 personnes! Nous pratiquons notre capacité d’écoute et d’empathie pour les autres.

Nous avons établi un genre d’horaire, où certaines journées sont dédiées à des rencontres pour le projet, d’autres journées sont des contributions libres ou diversifiées au projet du Manoir, et certaines plages horaires sont pour les projets personnels. Nous n’avons pas établi de quotat d’heures, pas plus que nous ne comptons nos heures, mais nous veillons à trouver un équilibre qui contribue au bien-être des membre tout en assurant le développement du projet.

Nous prenons tous nos soupers ensemble. Et nous célébrons! Nous avons fêté le mardi gras, en invitant nos ami-e-s et voisins! Nous nous amusons, et faisons du sport ensemble, en allant glisser ou faire du ski: c’est important de garder un brin de folie et de profiter de la vie!

La justice sociale

Nous partageons notre revenu depuis septembre. Et ça marche très bien!

Lorsque des opportunités de revenus se présentent, nous réfléchissons ensemble à l’impact de cet emploi sur la communauté: avons-nous besoin d’un revenu supplémentaire? cet emploi risque-t-il d’accaparer des énergies qui pourraient être mises ailleurs? etc.

Nous réfléchissons beaucoup aussi aux dépenses. Nous cherchons à trouver des moyens pour combler les besoins de base de tous les membres, tout ouvrant une certaine flexibilité et adaptabilité pour que chacun-e conserve une liberté dans l’expression de ses besoins. Nous cherchons quand même à limiter les abus, le gaspillage et le consumérisme, en établissant certaines limites au-delà desquelles les frais sont assumés individuellement.

 

Également, nous nous réunissons 2 jours par semaine toute la gang pour discuter et décider ensemble. Nous prenons en compte les objections de chacun-e, et nous en parlons jusqu’à ce que nous arrivions à quelque chose qui conviennent à toutes-tous.

 

Aussi, nous participons individuellement à des formes d’activisme politique ou social, que ce soit par des activités de visibilité au Centre des Femmes, au sein d’organisations agricoles pour faire pression pour changer des lois à la faveur d’une agriculture plus écologique et de proximité, dans des instances syndicales en construction pour améliorer les conditions féminines, ou encore à des tables de consultation pour la protection de zones écologiques sensibles.

La nature

Une grande part du côté “nature” se situe dans l’alimentation. N’étant arrivés qu’à l’automne, nous n’avons pas une grande autonomie pour l’hiver, mais nous nous nourrissons de légumes bios et locaux échangés contre des services auprès d’amis fermiers.

L’expérience entrepreneuriale lancée par Audrey cet été fut un succès: semences bio de courges délicatas et red curry, fèves jaunes et vertes, …

En partenariat avec les Jardins Véridis et un groupe d’étudiantes du cégep de Carleton, nous travaillons à développer un projet de transformation des grains de sarrasins et d’avoine nue, pour pouvoir se nourrir de céréales locales.

Les plans de jardins pour cet été commencent à être pas mal prêts. Nous expérimenterons cet été différentes cultures un peu partout, n’ayant pas encore de terre pour produire chez nous, et établirons ainsi des partenariats avec divers jardiniers. Nous aurons un jardin d’herbes et des céréales.

 

Aussi, nous portons une attention particulière à nos transports. Vincent et Audrey sont ceux qui ont le plus à se déplacer pour le travail. 80%, ils prennent les transports en commun, et n’utilisent la voiture que lorsqu’ils en ont besoin dans le cadre du travail. Nous habitons à 3km du village, ce qui nous permet de nous y rendre souvent à pied, en vélo, ou en ski de fond! Jusqu’à ce que Richard arrive avec son véhicule, nous étions 3 à 4 à partager une voiture, et ça marchait très bien! Nous avons maintenant 2 véhicule pour 5 personnes, ce qui est mieux que la moyenne nationale, et nous maximisons le plus possible nos déplacements.

 

Nous faisons d’autres petits gestes anodins, qui n’ont pas besoin d’une vie collective pour se mettre en place. Nous avons récupéré de vieilles fenêtres que nous espérons utiliser dans la conception d’une petite serre. Nous aurons sous peu une toilette à compost fonctionnelle. Nous avons substitué une partie de notre papier de toilette par des tissus lavables. Nous participons à un groupe d’achat en vrac et achetons des produits Lemieux, deux initiatives d’Horizons Gaspésiens et qui ont lieu au Loco Local!

L’autonomie collective

Évidemment, sans terre et sans maison, notre groupe peut difficilement travailler à augmenter durablement son autonomie. Une des démarches premières pour y arriver semble donc être de trouver une terre où s’installer. C’est dans cette optique que nous continuons nos recherches, et visitons des maisons-fermettes. Nous avons même fait l’exercice de faire une offre d’achat!

Nous nous amusons aussi à explorer et expérimenter des machines propulsées par l’énergie humaine. Nous travaillons à monter une moulange sur un vélo stationnaire pour moudre de la farine de sarrasin!

Nous faisons des germinations et des pousses, du kombucha, du pain. Nous échangeons des légumes contre des oeufs.

Il nous reste à travailler sur l’autonomie économique! ;-)

L’ouverture

Présentemment, collectivement, nous investissons beaucoup de nos ressources dans le soutien d’initiatives locales qui correspondent à nos valeurs. Nous passons plusieurs heures, bénévoles et rémunérées, à travailler au maintien et au développement du Loco Local, un local communautaire autogéré. Nous soutenons le projet financièrement aussi.

Audrey y a organisé une Saint-valentin communautaire, ouverte à toutes et tous. Ce fut un beau succès, ou chacun a écrit dans les cartes des autres: un beau moment de reconnaissance des qualités de chacun-e!

Afin de rester un groupe ouvert et diversifié, on réfléchit à la manière d’atteindre une plus grande diversité des horizons au sein de notre groupe. Pour l’instant, notre petit groupe de 5 est plutôt homogène. On aimerait avoir un groupe multigénérationel, multiculturel, ouvert aux diversités sexuelles ou socio-économiques. Faudra-t-il mettre des mécanismes en place pour favoriser cette mixité?

Nous organisons également une rencontre intercommunauté, avec la communauté Point A, à Washington, DC. Communauté intentionnelle à partage de revenu en démarrage comme nous, nos deux groupes font face à beaucoup d’enjeux communs, développent des réflexions qui peuvent être inspirantes pour les un-e-s et les autres. Rendez-vous le 28 mars!

      

Nos besoins

Et puisqu'il suffit parfois de les nommer, voici nos besoins, au point où nous en sommes:

  • Nous poursuivons nos recherches de terre dans la Baie-des-Chaleurs, à moins de 5 km de la 132. Au moins 10-15 acres, idéalement avec une petite maison dessus. Des terres agricoles pour l'autosuffisance.
  • Nous aimerions avoir un avis d'expert pour nous aider à identifier la ou les formes légales qui conviennent le mieux à notre projet. À mieux comprendre les enjeux fiscaux et légaux de chacune.
  • Nous aimerions financer l'achat de notre terre par des prêts solidaires. Si vous aimeriez placer votre argent dans un projet stable et à peu de risque (nous vous montrerons nos bilans financiers, vous verrez que ça roule va bien nos affaires!) et soutenir en même temps un projet qui va dans le sens de vos valeurs, faites-nous signe! Nous sommes aussi à la recherche d'un expert qui pourrait nous aider à ficeler une structure solide pour la base de nos contrats de prêts.

1 comment (+add yours?)

par Ugo on mar, 03/01/2016 - 01:22

Cool!

C'est intéressant d'avoir de l'info :)

Il y a télement un beau contenu sur ce siteweb.

Ugo

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