Infolettre du Manoir - no 2 - hiver 2014

Retour sur le lancement du site web. Critiques, commentaires et réflexion

Écrit par Arielle
01/21/2014 - 17:10

Suite au lancement de notre site web, le 15 octobre 2013, nous avons reçu plusieurs réponses. Une quinzaine de personnes ont manifesté leur intérêt pour notre projet, en demandant plus d'informations. Certaines d'entre elles sont des personnes que nous connaissions déjà, mais d'autres ont entendu parler du Manoir par l'intermédiaire d'ami-e-s, de réseaux ou de groupes sur lesquels nous avons diffusé l'informaiton, et du site du Fellowship for Intentional Community (ww.ic.org), où nous avons inscrit notre initiative.

Nous avons échangé des courriels avec ces gens-là. Audrey a pu en rencontrer quelques uns en personne à l'automne, alors qu'elle était à Montréal. Le 9 janvier, Audrey, Vincent et Arielle organisaient une première rencontre de groupe pour avoir l'occasion de rencontrer et mieux connaître les gens intéressés et leur parcours.

Au cours de ces échanges, et dans la mesure où nous avons continué à réfléchir au projet durant les derniers mois, des critiques, des commentaires et des idées ont émergés. Nous souhaitons ici les partager avec vous. Nous ne faisons que les soulever, pour en dresser une liste, et les expliquer suffisament pour que les principaux enjeux soient clarifiés, sans nécessairement en arriver à une conclusion. En effet, pour la plupart, ces réflexions sont encore en processus. Elles feront éventuellement l'objet d'une section « Foire Aux Questions » sur le site internet.

Réflexion sur les concepts :

  • Autonomie (vs indépendance, souveraineté ou autosuffisance)

    • Vous parlez d'autonomie alimentaire et énergétique... pourquoi pas l'autonomie par rapport aux banques? L'autonomie idéologique?

  • Simplicité (radicale, frugale, primitive, volontaire, etc.)

    • Simplicité radicale fait peur. Est-ce que ça veut dire ne pas avoir d'électricité?

    • Je tiens à un certain confort (chaleur, blendeur)

    • Est-ce que ça veut dire pas d'internet, pas d'ordinateurs?

Concernant les plans du Manoir...

  • Est-ce que c'est vraiment une bonne idée de vouloir commencer la première année en construisant le Manoir? Ça ne serait pas plus simple (moins difficile physiquement, et donc sur les relations du groupe) d'acheter un terrain ou une terre où il y a déjà une maison?

  • Questionnements par rapport au lieu géographique (en campagne, assez loin des centres urbains, potentiellement la Gaspésie)

    • Cohérence par rapport aux valeurs écologique, notamment l'indépendance au pétrole : fréquence, distance et nécessité des déplacements.

    • Exemple d'un dilemme : les liens avec la famille sont importants pour moi. Je souhaite habiter à moins de 4h de route de chez eux. J'aimerais pouvoir aller quitter la communauté pour aller les voir par blocs de 2-3 jours, à chaque 2 mois environ. J'aimerais aller voir un membre de ma famille qui habite en Colombie-Britanique de temps en temps. Est-ce que c'est possible de quitter la communauté aussi souvent, ou aussi longtemps? Est-ce que c'est « juste » si je demande de l'argent pour mon voyage quand d'autres n'ont peut-être pas ce même besoin? Est-ce que c'est cohérent avec les valeurs de simplicité ou d'indépendance au pétrole, ou de diminution de l'empreinte écologique prônées par la communauté?

Liberté individuelle dans un projet collectif

  • Est-ce que le fait d'étudier ou de suivre une formation peut compter comme du travail? Est-ce que les frais de ces études peuvent/doivent être déboursées par la communauté? Est-ce que le fait d'habiter loin de toute institution académique ne brime pas la liberté individuelle des membres en leur empêchant de suivre de longues études supérieures?

  • Puis-je devenir membre malgré de lourdes dettes personnelles?

  • Sur l'argent fait en plus à l'extérieur de la communauté, et la non-possibilité de l'utiliser : l'exemple de Twin Oaks :
    • il est possible de faire de l'argent personnel. Il faut que les heures de base soient faites (exemple, 42,5h/semaine). Il faut faire ce salaire à l'extérieur de la communauté.

    • l'argent fait au-delà des 40h/semaine est pour les vacances seulement. Pas le droit d'acheter des trucs.

    • "Propriété privée": tu as le droit de recevoir des cadeaux...mais qu'arrive-t-il si une personne reçoit plein de cadeaux, alors qu'une autre doit travailler énormément pour acheter la même chose, ou qu'il n'a juste pas le droit de l'acheter?

    • Les profits faits sur un capital possédé avant l'arrivée à Twin Oaks, un placement ou une maison par exemple, sont remis à la communauté, car cet argent n'est pas le résultat de travail (fait au-delà des 40h/semaine)

  • Proposition de recevoir une allocation de 250$/mois
  • J'aimerais côtoyer des gens sans dépendance (gadgets, cigarettes, alcool, etc.). Est-ce que je peux imposer ce critère aux futurs membres de la communauté? Est-ce qu'on peut accueillir des gens qui ont encore ces dépendances tout en les invitant, pour être membre à part entière, à régler leur dépendance avant de venir s'installer? Peut-on leur offrir un support dans leur sevrage sans exposer la communauté à un « danger »?

    • À la communauté de l'Alliance des Possibles: « The community is intoxication-free (wine and home-made cider ok for celebratory dinners). We have to meet the other. We meet nature “on the way to the toilet. »

    • Est-ce que, plutôt que d'empêcher (contrainte) ou refuser (exclusion) quelqu'un ayant des dépendances, on peut mettre en place des mécanismes qui encouragent fortement à la libération de ces dépendances ou qui font que les gens qui ne souhaitent pas s'en défaire quittent d'eux-mêmes? Par exemple : une pièce unique, petite et éloignée où c'est possible de fumer; un seul bâtiment où les téléphones et l'internet sont permis; des moments précis où l'alcool et les drogues sont acceptés (partys); etc.

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Têtes à têtes intentionnel sur les communautés

Écrit par Admin
01/21/2014 - 17:00

Le jeudi 9 janvier, Audrey, Vincent et Arielle organisaient une première rencontre de groupe pour avoir l'occasion de rencontrer et mieux connaître les gens intéressés et leur parcours. Une autre rencontre était prévue pour le dimanche 19 janvier, où toute la journée était dédiée à l'approfondissement de la vision du Manoir.

Ces rencontres faisaient suite au lancement de notre site web, le 15 octobre 2013. Une quinzaine de personnes nous avaient répondu pour manifester leur intérêt pour notre projet, en demandant plus d'informations. Nous avons échangé des courriels avec elles et eu, et Audrey a pu en rencontrer quelques-uns en personne à l'automne, alors qu'elle était à Montréal.

Nous voulions profiter du fait que les trois membres fondateurs étaient en ville durant le mois de janvier 2014 pour faire des rencontres de groupes. Notre but était de rencontrer les gens intéressés, de mieux les connaître, et de profiter de leurs regards extérieurs pour confronter notre vision du projet et en améliorer la présentation.

Le jeudi 9 janvier, 5 personnes ont répondu à l'invitation. De façon conviviale, autour d'un potlach, nous avons faits des cercles de parole pour mieux connaître le présent, passé, futur de chacun(e) par rapport au mode de vie collectif. Nous avons eu de beaux échanges et nous espérons renouveler ce type d'activité.

Le dimanche 19 janvier, 4 personnes, dont deux nouvelles, se sont présentées pour réfléchir toute la journée à la vision du Manoir. Nos intentions étaient d'approfondir notre réflexion, de s'assurer que notre projet soit clair et cohérent et de continuer à rencontrer des gens partageant nos valeurs et intérêts. Nous nous sommes penchés sur le site internet en général, sur la page d'accueil ainsi que sur notre vision détaillée. De plus, grâce à la carte du Québec comme support visuel, nous avons recensés les différentes initiatives de vie communautaire présentes au Québec. À nous 7, nous avons eu de belles discussions et beaucoup d'éléments ont été amenés. Nous sommes reconnaissants de l'aide apportée par les personnes présentes, grâce à vous, notre réflexion atteindra une nouvelle étape.

Suite à ces rencontres, le noyau fondateur retravaillera leur vision pour la rendre plus claire, plus pertinente, plus cohérente. Au cours de la prochaine année, nous ne prévoyons pas organiser de rencontres publiques sur le projet du Manoir. En effet, la prochaine année est dédiée à approfondir notre réflexion sur différents aspects du projet ainsi que, et surtout, à acquérir des compétences très utiles à la formation d'une communauté intentionnelle.

Malgré la distance séparant le noyau fondateur, un lien étroit sera maintenu pour continuer à vous informer sur votre Manoir préféré! Ainsi, le fait qu'il n'y a aucune rencontre prévue pour l'instant ne doit pas être interprété comme une stagnation ou une dissolution du projet. Comme la rivière sous la glace en hiver, le courant est encore très fort!

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Visite à TerraVie

Écrit par Audrey
01/21/2014 - 16:52

Le 18 janvier 2014, avec Arielle et Vincent, nous sommes allés visiter le terrain de Terravie. Nous avons rencontré Paul et Nicole, deux des fondateurs du projet. On ne connaissait pas beaucoup ce qu'était Terravie et nous avons été agréablement surpris(e)s de constater leur développement.

Terravie est un organisme de conservation, d'alternative écologique, éducative et de bienfaisance situé dans les Laurentides qui gère leur terre en fonds foncier communautaire. Celui-ci est maintenant protégé des spéculations! Leur terre de 288 acres borde un lac, dont une grande partie est une réserve écologique reconnue. La terre est protégée à perpétuité, mais la réserve naturelle l'est davantage.  Environ 25 % des terrains sont dédiés à l'habitation écologique, aux développement d'écogites ainsi que d'activités éducatives et botanique. Ils ont formé une coopérative d'habitation pour structurer le développement d'un éco-hameau pour la partie d'habitation résidentielle.

Ils nous ont présentés leur jardin d'un acre et leur yourte. En raquette, au clair de lune, nous avons visité leur plus gros projet jusqu'à date, le centre nature qui sera prêt au printemps. Ce sera un centre éducationnel sur la botanique et l'éco-construction. Celui-ci est situé plutôt loin de la yourte mais il est facilement accessible par des sentiers ainsi que par le chemin Duncan. Ils ont même reçus une subvention pour permettre aux personnes handicapées de s'y rendre.

Au niveau financier, Terravie a acheté la terre 330 000$, par l'entremise de conventions, de l'aide d'une subvention du MDDEP, d'activités de levée de fonds, de dons.  Actuellement, environ douze personnes voulant habiter à moyen terme dans l'éco-hameau ou le visiter régulièrement ont achetés une convention leur donnant droit de construire une maison ou un éco-gîte. Le terrain de TerraVie comprend également un terrain attenant, acquis au coût de 35 000$ afin de faciliter l'accès aux futurs écogites ainsi qu'offrir un endroit adéquat pour la construction résidentiell.. En tout, il ne reste au groupe que 80 000$ à payer par des prêts privés. Aucun prêt n'a été fait à une banque!

Terravie comprend environ 300 membres dont 50 membres actifs. Durant l'été, ils reçoivent des stagiaires, des woofers, des universitaires et des membres en visite. Aucun membre n'habite sur le site présentement. Ils ont comme objectif à moyen terme de bâtir leurs maisons, mais connaissant l'ampleur du projet, ils ont dorénavant calmé leur ardeur.

 

http://www.terravie.org/

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Revue 2013

Écrit par Arielle
01/12/2014 - 16:47

En ce début de l'an 2014, nous avons eu envie de retracer les différentes actions que nous avons posées en 2013 et qui sont, pour nous, en lien avec le projet de bâtir une communauté intentionnelle: implication dans notre communauté élargie, réflexions et actions politiques, travail de collaboration avec des communautés intentionnelles existantes ou diffusion d'informations, participation à des évènements culturel ou "agriculturels"! ;-)

Bonne lecture!

 

Participation à notre communauté (Baie-des-chaleurs)

  • Participation à un groupe d'achat.

  • Présence d'Audrey sur le conseil d'administration du centre des femmes de Bonaventure, Femmes en Mouvement.

  • Implication d'Audrey en tant que grande soeur à la Maison de la Famille de Bonaventure.

  • De septembre 2012 à décembre 2013 : Présence sur le conseil d'administration de la coopérative de solidarité Rue de la Cité. De mars 2013 et jusqu'en décembre 2013 : initiation du processus de fermeture de la coopérative dont le projet, datant de 7 ans auparavant, n'a jamais abouti.

  • De décembre 2012 à décembre 2013 : Participation à un comité de mise sur pied d'un SEL (réseau d'échange de services) dans la Baie-des-Chaleurs-les Plateaux

    • Septembre ou octobre 2013 : Participation à une concertation sur la lutte à la pauvreté dans la MRC Bonaventure

  • Organisation d'un comité jeunes femmes au centre Femmes en Mouvement

    • Octobre 2013 : Assemblée de cuisine/rencontre citoyenne (Québec Solidaire) autour de l'enjeu des femmes, de travail et de la pauvreté

  • 22 avril? : Animation d'un kiosque à la journée de la Terre, sur les keeper et les toilettes à compost.

  • De avril 2013 à décembre 2013 : Mise sur pied par Arielle d'un projet d'entrepreneuriat dans son parcours d'étudiante en charpenterie-menuiserie. Construction d'une « litière à matière biomaîtrisée », une compolette, une bécosse écologique quoi! Développée pour le compte de la Muncipalité de St-Siméon, elle se trouve maintenant sur la plage du site de l'Île et sera inaugurée au printemps! 

  • Mars 2013 : Voyage en Bolivie par Audrey dans le cadre de son travail, pour établir des liens avec les Carrefour Jeunesse Emploi d'Amérique latine, afin d'envoyer des jeunes gaspésiens au Pérou l'an prochain Audrey avait été mandatée par le Centre des Femmes (Femmes en Mouvement) pour donner de l'argent à un organisme pour les droits des femmes. Elle a ainsi établi un contact avec un groupe de féministes anarchistes artistes, (mujeres creando) qui font des graffitis poétique dans la ville.

  • Juin 2013 : Aide au déménagement d'une yourte chez les Zibeau. D'abord installée sur une ferme à St-Siméon dans un espoir de vie en communauté, dans son nouvel espace, chez les Zibeau, elle pourra servir de salle de rencontre pour des mouvements citoyens/ateliers, etc.

  • De juin à août 2013 : Cohabitation à 8 dans la Maison Mauve, de mai à août (?). Bouffe collective (30$/semaine/personne et chaque personne cuisine un repas par semaine pour tout le monde + lunch). Merci à tout le monde qui a participé à cette belle aventure!
     

  • De juillet 2013 à novembre 2013 : Travail d'été (et d'automne!) d'Arielle dans la coopérative de travail Contact Signature (http://www.contactfutur.com/), à St-Elzéar. Ils produisent du revêtement extérieur d'épinette, issu de coupes durables et locales, teint avec une teinture sans COV (Sansin). Ils mettent sur pied une expansion de leur entreprise où ils commenceraient à fabriquer des chalets « démontables » pour le promoteur français qui a importé les tentes Huttopia au Québec (sortes de tentes prospecteur disponibles en location sur les Sépaq). Ils veulent, à long-terme, développer un concept de « village écologique », qui prendrait la forme d'un site éco-touristique.

 

Politique

  • Participation à une formation sur l’action directe non violente le 1er décembre 2012 au locaux de Femmes en Mouvement

  • Mise sur pied d'un Think Thank de gauche

    • Projection vidéo du film « Solutions locales pour un désordre global » et discussion sur les enjeux de l'alimentation saine et locale dans la Baie-des-Chaleurs

    • Ateliers-discussion sur : les modes de prise de décision (concensus, vote à majorité, etc.), le capitalisme et le néolibéralisme, le mouvement en Transition

    • 5 rencontres en tout, 9 décembre 2012 – 27 janvier 2013 – 24 février 2013 – 28 mars 2013 – 5 mai 2013

  • Participation à des forums sur les hydrocarbures

  • Participation au regroupement citoyen Tâche d'Huile http://tache-dhuile.info/

    • Marche à la journée de la Terre

    • Théâtre de rue lors de l'évènement de la Braderie

    • Participation à une conférence sur la fracturation au Naufrageur

    • Animation de deux kiosques (braderie et foire à Shigawake)

 

Communautés

  • D'avril à octobre 2013 : Travail sur le projet du Manoir

    • Brainstorm

    • Création du site internet

    • Commande de cartes d'affaire

    • Lancement officiel du projet, à une liste de 150 contacts courriel

    • Série de conférences données par Audrey et Arielle sur leur voyage dans les éco-communautés

      • Au Centre des femmes (juin, 7 personnes), suivi de réponse aux questions

      • Chez Rose-Hélène Tremblay (juillet, 4 personnes), suivi de réponse aux questions

      • Au CESA (mi-août, une douzaine), suivi d'une discussion

    • Visites dans une perspective d'achat ou de construction

  • Avancées de Vincent sur le projet triple-brain.org. Depuis 3 ans il travaille à temps partiel à l'implémentation d'un outil d'information qui saurait le satisfaire. Il croit que d'utiliser cet outil ferait de lui un meilleur acteur social. Éventuellement, il aurait aussi besoin que d'autres personnes utilisent l'application pour qu'elle fonctionne bien. Là où il a investi le plus d'efforts en 2013 c'est dans l'amélioration de l'interface graphique qui est maintenant plus compacte et lisible.
    L'application n'est pas mature mais vous pouvez l'essayer avec un navigateur moderne. Vous pouvez aussi la "forker" sur github.

  • Visite au CESA et travail sur la grange, deux fins de semaine ( mi-juillet- mi-août) durant les deux semaines de la construction.

  • Visite à la Coop du Cap http://www.coopducap.org/, l'éco-hameau de Cap-au-Renard, à l'occasion d’une journée d’art et d’une soirée festive au début d’août

  • Séjour à Acorn début novembre 2013

    • aide à la construction du seeds building. Un bâtiment de 2 étages incluant une dizaine de chambres.

  • Séjour à Twin Oaks fin novembre et décembre

    • Visite et période de visiteurs

 

Culturel

  • Participation à plusieurs soirées de slam à Bonaventure

  • Entrevue avec Rose-Hélène Tremblay, auteure, pour un roman retraçant le parcours de « marginaux » au Québec/en Gaspésie depuis les années 70', sur différentes générations. Nous avons parlé entre autres de vie en communauté, de féminisme, d'écologisme et d'anti-capitalisme.

  • Participation au tournage du vidéo « L'Espouère » de Moïse Marcoux-Chabot, documentariste des manifs étudiantes, mettant en vedette Bilbo Cyr, activiste environnementaliste et artiste engagé du slam! http://moisemarcouxchabot.com/lespouere/

 

Agriculture/Permaculture

  • Aide chez Luc Potvin et les Jardins de Véridis http://www.baiedessaveurs.ca/

    • à la construction du caveau

    • à la cueillette de leur courge délicata

  • Participation à la formation de 3 jours sur la forêt nourricière en Gaspésie, à Saint-Siméon offerte par Stéfan Sobkowiak de la ferme Miracle

  • Participation à la Convergence de Permaculture du Nord-Est qui s’est déroulé à Frelighsburg. http://neconvergence.com/

 

Mots-clés

Simplicité radicale : le Sanctuaire de l'eau tranquille, communauté de l'Alliance des possibles

Écrit par Arielle
01/08/2014 - 18:05

Une vision sans travail est un rêve. Une vision mue par le travail transforme le monde.

Au Nord du Missouri, au sein d'un village ou vivent de nombreuses familles Amish s'épanouit une jeune communauté intentionnelle appelée l'Alliance des possibles. Aussi connue sous le nom du Sanctuaire de l'eau tranquille, la communauté représente également le quartier général des super-héros, une initiative où des gens, déguisés en super-héros, voyagent à vélo dans les villages pour donner des coups de main à qui en a besoin sur leur chemin : réparation d'une toiture, d'une crevaison, ou coup de main pour des récoltes, ils sont là pour vous aider!

Ma visite

J'ai visité l'Alliance des possibles deux ou trois jours en 2008 lors de notre voyage dans des éco-communautés. À ce moment-là, la communauté n'existaient alors que depuis un an et consistait en « 3,5 » membres, c'est-à-dire un couple avec un nouveau-né, et une amie qui habitait là à temps plein et une autre qui voyageait beaucoup pour des raisons humanitaires. Ils visaient un maximum de 12 membres, 20 avec les enfants, souhaitant, à long-terme, maintenir un équilibre avec la terre qui les nourrit.

La communauté naissante m'a éblouie par les valeurs qu'elles défendaient, les principes mis en actions qui la construisait jour après jour, le courage et la force des gens qui mettaient sur pied, au prix de beaucoup d'énergie et avec peu de ressources, un projet aussi ambitieux et merveilleux. Malgré la radicalité de leur possition face à la consommation de pétrole, à l'économie, à l'agriculture, ils étaient rayonnants, heureux, et avaient tellement d'amour, de sourire, de chants à partager!

Ils sont aujourd'hui 7 adultes et deux enfants, vivant avec un roulement annuel de 9 000$. Ils reçoivent chaque année des centaines de personnes pour des ateliers, des formations, des évènements qui sont toujours gratuits (même la formation en permaculture!) et où les gens sont logés et nourris.

Mission et vision

Leur mission est simple et concise : "uplift the life". En français, ça donne quelque chose comme : soutenir la vie, l'aider à s'épanouir.

Le moyen d'atteindre cet objectif est d'atteindre l'équilibre entre les 5 pratiques suivantes.

  1. Simplicité, vers toujours plus de simplicité (food connexion, entertainment, transportation). L'Alliance des possibles vise avoir la plus petite empreinte écologique de toutes les communautés intentionnelles aux États-Unis, et servir ainsi d'exemple. Certains appellent cela la simplicité radicale, mais pour Ethan Hugues, cofondateur, ça représente plutôt la simplicité nécessaire pour partager, et pour atteindre la paix. Leur projet est motivé par la beauté, et non par l'obligation.
  2. Service et aide. Rencontrer les gens où ils sont, et les aider. Leur offrir ce dont ils ont besoin. Si un voisin Amish veut une maison conventionnelle, l'aider à la construire quand même. Ça implique donc toutes sortes de services, mais le « Superhero Bike Rides » est particulièrement associé à l'Alliance des possibles.
  3. Engagement social et activisme non-violent. Le groupe a ici une intention, il s'oppose aux systèmes qui lui font obstacles, mais en démontrant de l'amour et de l'appréciation à leurs opposants et à la police. Les membres de l'Alliance des possibles ont manifesté contre la nouvelle usine d'armes nucléaire à Kansas City. Le but est d'aider les autres à être ce qu'ils veulent voir dans le monde. D'opérer une transformation par le cœur.
  4. Transformation personnelle et travail sur soi . C'est un engagement de chacun-e à vivre moins dans la peur et dans l'égoïsme et plus dans la compassion. Faire un effort pour être plus gentil, honnête, généreux, intègre, sain. Les cercles de partage, le yoga, la méditation et la communication non-violente, les matins en silence, la cloche de la pleine conscience, des lectures et des discussion spiritelles, aident à avancer sur ce chemin.
    Aussi, la communauté est « intoxication-free » (le vin et le cidre maison sont acceptés pour les soupers de célébration), afin de rencontrer l'autre, de rencontrer la nature.

     

  5. Joie, plaisir, folie, gratitude et célébration. Par la musique, les cercles d'appréciation et de gratitude, les jeux, le fait de se permettre d'être bizarre, spontané. Ils célèbrent le shabbat, comme d'autres fêtes le May Day ou l'action de grâce.

La simplicité en 3 actes

Communauté sans pétrole

L'Alliance des possibles est une communauté sans pétrole. Qu'est-ce que ça veut dire en pratique? Ils ne consomment que des produits locaux (à l'intérieur d'un rayon de 100 miles), ils fabriquent leurs vêtements, ils n'ont pas d'électricité ni ne consomment de combustibles fossiles. Ça veut dire qu'ils se promènent à vélo et voyagent par train, lavent la vaisselle à main, passent le balai, tirent des charriots et travaillent avec des chevaux. Ils ont un four solaire, un poêle à bois et pas de frigo, et mangent en grande partie crue lorsque c'est possible. Ils s'éclairent aux chandelles et n'ont pas de site internet, bien qu'ils aient le téléphone et communiquent beaucoup par la poste : ils ont même une infolettre papier à laquelle on peut s'inscrire. De plus, ils sont très « low-tech » : ils dorment sur des lits de paille et aiguisent de leurs outils à la main, ils ont un malaxeur manuel, fabriquent leur propre peinture à base de lait. Enfin, ils adorent la musique, mais n'ont pas de système de son : ils jouent et chantent!

Économie de don

La communauté du Sanctuaire a été inspirée par une communauté en France appelée l'Arche, un projet basé sur les valeurs gandhiennes de la non-violence, sur des principes de simplicité radicale : à chaque année, ils donnent toutes leurs ressources. Comme eux, l'Alliance des possible fonctionne grâce à une économie de don, et c'est ainsi qu'ils ont reçu leur terre, et la plupart des chose qu'ils possèdent.

Permaculture

Les membres du Sanctuaire possèdent 110 acres de terre exploitée selon les principes de la permaculture : une portion est utilisée pour les bâtiment, l'agriculture, l'étang et la vie quotidienne, une partie représente une forêt exploitée pour ses ressources en bois et en nourriture, alors qu'une portion est protégée. Ils avaient planté 350 arbres « mangeables » (pour animaux sauvages) en 2005. Leur jardin est fait d'un mélange d’annuelles et de vivaces, et ils est des animaux.

Et la nourriture... wow, la nourriture! Je me rappellerai toujours de ce fameux dîner : un pain maison, dont le levain avait été rapporté de l'Arche et conservé depuis, une salade fraîche de légumes du jardin avec un peu d'huile d'olive, locale tout de même parce qu'acquise en Europe lors d'un voyage et rapportée en bateau, la plus douce et délicieuse omelette, faite des œufs des poules et cuite doucement tout l'avant-midi dans un four solaire, et un fromage de chèvre exquis, gracieuseté de leur biquette que j'avais flatté à peine quelques minutes plus tôt...

 

Références
Leur adresse :
PA, 28408 Frontier Lane, La Plata, MO 63549

Vidéos et articles

Sélection des membres- théorie et pratique à Twin Oaks

Écrit par Audrey
01/07/2014 - 00:00

Vivre dans une communauté ne se fait pas du jour au lendemain! Chaque communauté à leur propre manière de procéder à la sélection de leurs futurEs membres. Certaines communautés sont beaucoup plus flexibles et ouvertes que d'autres. Je vous présente ici le cas de Twin Oaks, qui a un système de sélection des membres plutôt complexe. Pour agrémenter le tout, j'ai aussi rajouté des extraits du livre Vivre autrement de Diana Leafe Christian, surtout pour rattacher la réalite à la théorie!

 

Voici la photo que l'on a prise pour mon groupe de visiteurs en décembre 2013. Cette photo, avec nos noms au-dessous était affichée à plusieurs endroits dans la communauté pour aider les membres à se souvenir des visiteurs!

Ca leur tente ou pas?

En décembre 2013, j'ai participé activement au processus de sélection des membres à Twin Oaks. En fait, j'ai ''appliqué'' pour être membre de la communauté et j'ai dû passer par tout le processus qui est en place depuis plusieurs annees deja!

Arielle et moi avions déjà fait la première étape de leur processus en 2008 qui consiste à être dans le groupe des visiteurs pendant 3 semaines. Ce groupe consiste en une dizaine de personnes voulant visiter ou habiter a Twin Oaks. La communaute recoit des groupes de visiteurs pratiquement a chaque mois! 

Donc, j'ai passe 3 semaines la-bas, a travailler comme les membres de la communaute et a participer a differentes activites. Mais, contrairement a ma premiere experience, j'ai vécu les trois semaines ayant en tête de vouloir vraiment habiter là-bas pour environ 1 an. C'était donc très différent! Je me suis sentie stressée à plusieurs reprises et les gens me posaient des questions sur pourquoi je voulais habiter là-bas (ce qu'il ne m'avait jamais posé avant). Je sentais aussi que les gens observaient mes comportements plus qu'habituellement. Ce n'est qu'à la troisième semaine que je me suis sentie plus relax, sentant que les gens allaient m'accepter dans leur communauté. 

À la deuxième semaine, j'ai eu une entrevue devant 2 membres de la communauté faisant partie du CMT (community member team). Mon entrevue a duré 2 heures et demie et consistait à raconter mon histoire de vie en détail et ensuite je devais répondre à une centaine de questions. Chaque visiteur voulant être membre doit passer par là. Ils font passer une entrevue, avec certaines questions très personnelles, pour mieux connaître la personne et voir s'il pourrait y avoir des difficultés qui pourraient survenir. Par exemple, ils n'acceptent pas les personnes qui ont fait une tentative de suicide dans les 12 derniers mois.

 Suite à l'entrevue, j'ai eu une convocation pour parler à la personne qui s'occupe des affaires légales. Nous avons parlé pendant pratiquement 1 heure sur les possibilités pour moi en tant que canadienne (avoir un visa ou pas, avoir un numéro d'assurance sociale ou pas, se marier ou pas) et d'autres elements legaux. 

Ensuite, après mon séjour à Twin Oaks, les membres ont eu 10 jours pour voter sur s'ils voulaient habiter avec moi ou pas. Finalement, ils m'ont acceptés et j'en suis très contente! Néanmoins, les visiteurs ne sont pas toujours acceptés. Un visiteur peut aussi être rejeté, donc il ne peut pas habiter là-bas pour au moins un an. Un visiteur peut avoir reçu une demande de faire une autre visite (soit tout de suite ou soit dans plus de 6 mois) Parfois, faire une autre visite peut aider un visiteur qui est gêné à connaître plus de gens en habitant-là 3 semaines de plus. 

La dernière étape du processus de sélection est d'être un membre probatoire pour 6 mois et par la suite, un vote sera fait pour savoir si 1-tu peux rester, 2-tu as une extension parce qu'il y a une difficulté quelquonce, 3-tu dois quitter d'ici quelques jours. 

 

Comment choisir et pourquoi les choisir?

Inspiré du chapitre 18 du livre Vivre autrement.

En général, la procédure de sélection des membres se compose d'une visite prolongée d'observation du groupe fondateur ou de la communauté durant laquelle le postulant (ou la postulante) répond aux questions, est interviewé par le groupe et se voit accepté par consensus (Vote à Twin Oaks) 

Un aspect important de la procédure de sélection tient à la justesse de la description que donne publiquement le groupe de sa communauté. S'il est bien conçu (on essaye fort pour le manoir!) votre matériel promotionnel attirera les personnes qui souscrivent à vos valeurs et à votre vision.

Accepter dans votre groupe fondateur ou votre communauté établie une personne qui ne partage pas votre vision et vos valeurs, ou qui suscite de grandes réticences, constitue une erreur. La solution consiste à instaurer un processus habile d'acceptation et d'intégration des nouveaux membres qui permettra d'écarter les personnes qui ne sont pas en harmonie avec votre groupe. Idéalement, vous choisirez des gens dotés de maturité affective et d'une bonne estime de soi. 

De plus, voici une liste des personnes qui fonctionnent bien en communauté:

1-la personne qui n'en a pas ''beosin''

2-la personne dotée d'un bon sentiment de sa valeur personnelle

3-la personne ouverte et capable de considérer le point de vue de l'autre

4-la personne qui se sent liée aux autres et qui s'intéresse à leur bien-être

5-la personne prête à respecter les ententes collectives

6-la personne prête à s'affirmer

7-la personne prêt à se taire et à écouter

Plus tard, dans le chapitre, Diana parle des difficultés liées à avoir un membre qui ne correspond pas à ce qu'elle a projeté au début. Elle recommande donc de poser des questions aux nouvelles personnes qui veulent faire partie du groupe ainsi que de demander des références!

Je finirai par cette phrase qui m'a fait réfléchir: S'il est difficile de passer la porte d'entrée de votre communauté, les gens feront des pieds et des mains pour s'y joindre. Si la porte est grande ouverte, vous aurez tendance à attirer des gens malsains, habiles dans l'art de la manipulation,(...) et du silence lourd de ressentiment. 

 

 

 

 

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Tiny House ou les mini-maisons - analyse d'un concept

Écrit par Arielle
11/11/2013 - 18:45

Bon, quand on parle écoconstruction, il y a probablement des dizaines d'articles qui pourraient être écrits avant celui-ci: sur les constructions en ballot de paille, en cob, sur les earthship, le chauffage solaire passif, les poêles à masse thermique et quoi d'autre encore! Oui, vous avez raison...

Mais il se trouve que je viens de passer plusieurs heures à me perdre dans un mouvement qui me facine, ici, maintenant, et j'ai envie de partager ça avec vous. 

Qu'est-ce qu'une tiny house?

À la question "Just how tiny is tiny", le réseau des villages de mini-maisons répond:
  • 120 members live in 1000 square feet or less
  • 47 members live in 500 square feet or less
  • 9 members primarily live in less than 100 square feet
  • 35 members own a portable tiny home
  • Many members are in the process of downsizing

Je vous mets ici quelques photos, pour l'inspiration, mais si ça vous intéresse, je vous conseille d'aller voir les différents sites qui parlent des mini-maisons dans la liste ci-bas, ou les nombreuses "visites guidées" qu'on trouve facilement sur Youtube.

           

De ce que j'ai pu observer, et bien que les modèles puissent varier selon les concepteurs, les constructeurs et le rêve des futurs propriétaire, je généraliserais en disant que:

- Les dimensions des maisons sont souvent de 8'-6'' par 16' ou 20', tailles d'une remorque. Cela donne entre 200 et 400 pieds carrés de surface habitable, partagé par une ou deux personnes, parfois des familles avec un ou deux enfants.

- Souvent, les maisons sont faites de matériaux recyclés, ou sont autonomes énergétiquement.

- L'espace pour dormir se trouve généralement en "mezzanine", juste sous le toit, et est accessible par une échelle ou un escalier très pentu. Il n'y a aucune perte d'espace, tout est maximisé.

- La motivation des gens de vivre dans des mini-maisons vient souvent du fait qu'elles ne veulent pas contracter de dette et devoir payer une hypothèque toute leur vie. Les gens arrivent à construire leur propre maison pour 10 000$, certains allant même à aussi peu que 3 500$

- Les gens qui vivent dans des Tiny House ont évidemment un mode de vie de simplicité volontaire. L'espace restreint les oblige à ne posséder que peu de choses. Ils utilisent souvent une toilette à compost. Ils vivent parfois en nomades, installant leur maison sur le terrain d'ami-e-s, en échange de service.

- Une bonne proportion des mini-maisons sont faites par d'autoconstructeurs et d'autoconstructrices. En effet, la taille relativement réduite du bâtiment et la simplicité des plans rend le projet accessible à tout le monde.

- Ce mouvement semble aussi faire fleurir plusieurs petites entreprises, entre autres justement parce que c'est un petit produit qui peut facilement être construit et mis en marché, rapidement et avec peu de ressources. Les entreprises offrent des plans pour quelques centaines de dollars, un soutien lors de la construction ou peuvent construire votre maison "clé en main". Ça me semble être des entreprises en cohérence avec le mouvement, qui gardent donc une taille résonable et où les valeurs de simplicité et d'écologie, de petit budget et de contact humain sont mis de l'avant. Certaines sont plus "chics" que d'autres

Les Tiny Houses et le Manoir

"Bon, c'est bien beau tout ça, mais vous autres là, votre projet, c'est de construire un méga Manoir, où tous les membres pourront habiter. Qu'est-ce que ça vient faire là-dedans, les mini-maisons?"

Moi, je trouve les Tiny Houses inspirantes pour le projet du Manoir, car ça permet de réfléchir sur l'espace personnel nécessaire et de remettre en perspective nos peurs et croyances de Nord-Américain-e-s... Ça permet d'imaginer un espace personnel restreint, optimisé, qui pourra nous inspirer lors de la conception des chambres des membres.

Et puis moi, ça me fait rêver: est-ce que c'est possible de penser des Tiny House qui pourraient s'assembler et se désassembler, pour former une plus grande habitation, pouvant acceuillir une plus grande communauté, mais où les gens pourraient partir avec leur habitation s'ils doivent quitter la communauté?

Et puis, qu'est-ce qui est plus écologique et demande moins de ressources: avoir plein de mini-maisons comme ça ou une grande? Certainement, il y a moins de surface de mur et de plafond à isoler, mais il y a une fondation à installer. Il est aussi plus facile de se déplacer des espaces personnels aux espaces communs si tout se trouve dans un même bâtiment, surtout l'hiver! Aussi, tous les efforts et l'énergie sont mis en commun pour un bâtiment commun; si chacun-e a son espace, peut-être les forces se diviseront-elles... Bref, des réflexions importantes à ne pas négliger! En les mesurant bien sûr toujours aux valeurs et à la vision énoncée pour le Manoir :-)

 

Et ça me questionne aussi: comment isoler adéquatement et écologiquement sans perdre trop d'espace et en gardant une structure légère? Existe-il une alternative au styrofoam et à l'uréthane (sachant que même celui au soya contient une proportion de près de 85% de dérivés du pétrole)? Dans les vidéos que j'ai vus (souvent des exemples américains), les gens chauffent leur eau au propane: l'alternative électrique est-elle envisageable (une piste de réponse ici)? Et si on veut être autonome en énergie: combien consomme 3 lumières, un rond électrique, un petit frigo électrique et un portable? Combien de panneaux solaires ça prend? 

Et ça me questionne aussi sur moi: un si petit espace fait réfléchir sur les possessions matérielles! Où est-ce que je vais placer mon manteau et mes bottes d'hiver, mes shorts et mes sandales, mes bottes de randonnée, mes skis, mon vélo, mon stock de camping... ça a beau être tous des sports "low-tech", ça fait beaucoup de matériel! Auquel je me suis attachée, on dirait ;-P

Références

Entreprises

Tumbleweed houses

Tiny Texas House

« Building the futur with the past »

Hobbitat

Un gars qui a dessiné et construit des maisons depuis 30 ans décide de fonder Hobbitat en 2012 pour fabriquer des maisons plus petites, qui optimisent l'espace.

Cabin Fever

miniHome, by Sustain design studio

Micro Compact Home

Entreprise Anglaise, qui fait des mini-maisons plutôt carrées

Micro cottage and tiny houses plans

Tiny house design

 

Initiatives et blogs

DIY

Semble être un site plein de ressources! En particulier pour ses conseils sur la conception : http://www.diy-home-building.com/plan/

Tiny House Journal

Blogs où l'on peut suivre les projets de diverses personnes qui ont choisi de se bâtir une Tiny House

Gypsy Rose Blog

Projets très intéressants et réflexions d'un couple vivant simplement, dans une Mobile Tiny House, et parfois sur un bateau.

Living in a Tiny House Blog

Une trippeuse de Sketchup qui vit dans une Tiny House et qui modèlise pour le fun!

The Greenarie Blog

Blog général, où on retrouve des textes un peu philosophiques sur l'espace dans nos vies

Article sur les Tiny Homes

 

Réseaux

About the Tiny House Mouvement

Small House Society

Tiny House Village Network

 

À découvrir! (je ne les ai pas encore visités moi-même)

PAD Tiny Houses

Small Homes Oregon

Tiny House Design

Sing Tiny House

Small House Society

Tiny House Listings

Tiny Pallet House

Tiny Houses featured on Design Boom

Vermont Tiny Houses

Adorable 300 square foot house in Toronto

Check out this dream tree house

 

 

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Partage de revenus: avantages et désavantages

Écrit par Audrey
11/01/2013 - 00:00

Les extraits et le tableau suivants sur la diversité des systèmes économiques dans les communautés ont étés directement reproduits du livre Les bâtisseurs de l'Aube de Corinne Maclaughlin et Gordon Davidson (p. 141). Ce livre date de 1985 mais est très actuel sur certains sujets.

Voici quelques extraits sur le modèle économique communautaire (partage des revenus)

  • Les systèmes de partage communautaire complet ou partiel exigent-pour bien fonctionner- des individus mûrs, pleinement capables de se prendre en charge financièrement; faute de quoi c'est la porte ouverte à la dépendance, aux fortes structures autoritaires et à l'épuisement des individus compétents.
  • Si les gens sont souvent attirés par la communauté dans une recherche d'un style de vie plus simple et détendu, ils finissent en réalité par travailler plus, mais en appréciant davantage le travail, car ils font des choses en lesquelles ils croient et avec des gens qu'ils aiment.
  • Beaucoup de communautés ont été viables pendant de longues années, puis sont passées progressivement d'une économie entièrement communautaire à un système plus individuel.

Et maintenant le tableau sur les aspects positifs et négatifs de deux systèmes bien différents.







 

 

Système de partage des revenus

Système privé

Argent et temps

Positif

* exige moins de revenus individuels, de temps et d'énergie pour bien vivre

* attire plus facilement les gens aisés et les cadres et membres de professions libérales

Négatif

* attire difficilement les gens aisés, les cadres et membres de professions libérales

* exige plus de revenus et de temps pour bien vivre

Ressources

Positif

* usage efficace des ressources
* égalité des ressources

* pas de conflits sur les ressources
* facilité d'avoir des ressources suffisantes si l'on est motivé et compétent

Négatif

* conflits possibles sur l'utilisation des ressources

* inégalité des ressources
* usage inefficace des ressources
* difficulté à avoir assez de ressources si l'on n'est pas motivé et compétent

Partage

Positif

* développe le sens du partage, de la coopération et du bien général
* aide les moins favorisés

 

Négatif

 

* perpétue la compétition et l'aliénation sociale
* renforce les vieux schémas d'égoïsme

Esprit communautaire

Positif

* développe un plus grand sens communautaire, car toutes les décisions économiques affectent tout le monde

* moins de temps passé en réunions

Négatif

* il faut plus de réunions pour les décisions financières

*peut faire disparaître le sens communautaire
* les relations sont souvent moins proches

* il peut y avoir du ressentiment par suite des inégalités

Liberté

Positif

 

* plus de liberté de choix individuelle
* plus d'incitation à innover
* plus de créativité et d'originalité

Négatif

* moins de liberté de choix individuelle
* moins d'incitation à innover
* plus d'uniformité

 

Développement de l'individu

Positif

* plus de temps libre pour le développement personnel

* favorise la responsabilité individuelle

Négatif

* crée une dépendance vis-à-vis des gens plus compétents

* il est plus facile de se laisser enfermer dans une carrière et de manque de temps pour le développement personnel

Beauté (on comprend pas trop pourquoi beauté, mais bon, je cite le livre pareil!)

Positif

 

* peut refléter des normes plus élevées, selon les individus

Négatif

* les normes reflètent souvent le dénominateur commun le plus bas

 

Société

Positif

 

* plus facile à faire car on est dans la ligne du conditionnement social.

Négatif

* difficile à faire; on va à l'encontre du conditionnement social

 

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