Infolettre du Manoir - no 15 printemps 2018

Le Manoir est à la recherche de nouveaux membres

Écrit par Audrey
03/28/2018 - 11:32

Tu rêves d’une vie enrichissante? Tu veux t’épanouir en mettant ton savoir-être, ton savoir-faire et ton savoir à l’oeuvre? Tu veux être entouré-e de gens dans ton quotidien? Tu désires essayer un mode de vie différent? Tu es prêt-e-s pour partager plus?

Le Manoir, pour la première fois de son histoire, est à la recherche de nouveaux membres. Nous recherchons des gens qui partagent nos valeurs, notre vision et surtout avec qui on s’entend bien. Veuillez bien lire notre site web pour en connaître un peu plus sur nous.

Comment devenir membre?

Il y a 3 étapes. Ça commence par le premier contact où vous entrez en contact avec nous pour soit venir faire une petite visite ou soit pour nous écrire une lettre d’introduction. Ensuite, nous demandons à toute personne intéressée de venir nous voir pendant 2 semaines, c’est ce qu’on appelle la visite. Ensuite, si la visite se passe bien, vous êtes invités à venir faire une probation de 6 mois. Si tout se passe bien, vous êtes invité-e-s à rester et devenir membre permanent. Je vous invite à aller consulter cet article sur le processus de sélection des membres avec plus de détails:  http://manoir.community/node/233

Pas prêt-es à devenir membre?

Nous sommes à la recherche de personnes intéressées à faire un échange de travail (style wwoofing et HelpX) pendant la belle saison. Nous aimerions avoir des personnes qui veulent nous aider dans la construction, les jardins, la transformation alimentaire, les herbes, la pêche et tout autre projet visant à augmenter notre résilience et à réduire notre dépendance au pétrole.

Nous accueillerons les wwoofers de mai à octobre 2017 pour un séjour minimum de 2 semaines. Si nous aimons autant votre présence que vous aimez la nôtre, le séjour pourra être prolongé. Dans tous les cas, faire un échange de travail est un bon moyen pour mieux connaître le groupe et aussi les projets que nous avons dans notre communauté.

Pour l’hébergement, nous vous invitons à vous installer dans une tente, peut-être même une yourte ou une tente roulotte. Nous fournissons bien entendu la bouffe (généralement bio et végé). Même si vous campez, vous aurez un accès à la douche, à l’électricité, à internet, à la nourriture, à la cuisine, à la laveuse et aux autres endroits communs.

Si vous voulez arranger un échange de travail, nous vous prions de nous contacter par courriel à manoir.intentionnel@gmail.com

 

Mots-clés

Journée des Communautés Intentionnelles de Montréal

Écrit par Marie-Claire
03/30/2018 - 14:17

Le 10 mars 2018 fut la première édition de la Journée des Communautés Intentionnelles de Montréal. L’événement a eu lieu au coeur du pavillon SU de l’UQAM à Montréal. Un déjeuné végétarien et végétalien ainsi qu’un dîner végétalien étaient offerts gratuitement. La place centrale de l’édifice est un grand espace ouvert donnant sur d’immenses fenêtres posées au sud du bâtiment et qui offre une vue sur toutes les étages, un peu comme des grandes mezzanines complexes. Au centre de l’espace il y a un long escalier qui descend au niveau inférieur, et c’est au centre de cet espace qu’a eu lieu les différentes présentations de la journée : mot de bienvenue, présentation de la journée et, un peu plus tard, la présentation des différents collectifs et communautés, ainsi qu’un panel et le mot de remerciement de la fin. Les participant-e-s s’asseyaient dans les escaliers pour écouter lea présentatrice-eur. J’ai trouvé que, dans l’ensemble, c’était un bien bel endroit pratique et spacieux pour la première édition de cet événement. De plus dans un souci d’offrir de la bienveillance et de la présence, des modératrices-eurs étaient disponibles en tout temps pour quiconque qui se sent mal à l’aise, débordé-e ou qui a besoin d’espace et d’expression de ce qu’ille vit.

Déroulement

L’événement connu un succès : entre 150 et 200 participant-e-s de tous les âges, allant de bébé à personnes âgées, étaient présent-e-s.

Tout au long de la journée se tenaient quelques kiosques au centre du pavillon : Mark de La Boite à Pois avec ses produits d’herboristerie et un petit atelier de dentifrice DIY aux herbes, les organisatrices de Éco-villageois-ses recherché-e-s, une promotrice d’un espace multiculturel, et autres.

Plusieurs ateliers et conférences étaient offerts dans trois locaux du pavillon. Ils étaient organisés par blocs (3) de trois ateliers/conférences d’une heure et demi chacun qui étaient donnés en même temps ; il fallait donc choisir l’un des trois ateliers/conférences pour chacun des 3 blocs. Les ateliers/conférences étaient très intéressants :

Dans le premier bloc il y avait :

- Communautés Intentionnelles : complices ou ennemies de la gentrification ?

- L’écoute radicale (CNV)

- Sur la route des éco-communautés du Québec

Dans le deuxième bloc :

- Comment créer une communauté 101

- Le contrôle communautaire de terres et de logements : les 50 ans d’histoire de Milton Parc

- Auto-modération : pourquoi et comment ?

Dans le troisième bloc :

- Culture du Care en milieu communautaires : la comprendre et l’appliquer

- Transmission et évolution : le défi de passer une vision

- Modèle de vie collective du projet ÉCOLE

 

Tous les ateliers/conférences étaient donnés soit en français ou soit en anglais, et un service de traduction instantanée était offert sur place (de l’anglais vers le français et du français vers l’anglais). À chaque présentation d’atelier/conférence, il était demandé de faire attention à ne pas avoir de propos ou d’allusion homophobe, raciste, anti-LGBTQ, capacitiste, anti-féministe, etc. Ils étaient donnés par des membres de communautés intentionnelles ou de collectifs qui avaient un grand bagage riche d’expériences en milieu de vie communautaire et qui avaient de nombreuses connaissances et compréhensions du sujet qu’illes abordaient. L’espace de présentation du sujet était ouvert aux questions et aux discussions, ce qui, en plus de l’expérience des présentateurs-trices, ont fait que ces ateliers/conférences fut très riches en discussions, en partage d’outils et même en réseautage entre les membres des différentes communautés et collectifs.

Découvertes

À 12h30 a eu lieu la période de présentation des collectifs au centre du pavillon. Et c’est là qu’on a pu apercevoir et prendre conscience du grand nombre de projets collectifs qui papillonnent sur l’île de Montréal. Nous étions seulement deux personnes à représenter des communautés rurales : moi, pour Le Manoir, et un homme pour une communauté dans le Bas-Saint-Laurent. Tous les autres membres venaient de communautés montréalaises et illes étaient environ une quinzaine. Pour n’en présenter que quelques-unes, il y avait La Boite à Pois – 5 ou 6 personnes vivant ensemble dans un appartement, qui offrent plusieurs ateliers et qui ont une entreprise d’herboristerie-, l’Infini – 11 personnes qui vivent dans un loft dans le Collectif Masson-, les Rebelles – un collectif de femmes âgées lesbiennes qui vivent ensemble afin d’explorer la vie alternative et pour préserver leur dignité. Toutes les communautés présentées lors de cette présentation nomment des valeurs similaires les unes aux autres et se rejoignent grandement par ces valeurs et les mises en pratique de ces aspirations : anti-hiérarchie et anarchisme, partage, justice, anti-oppression, safe space, LGBTQ, DIY, environnement et écologie, féminisme, etc. Suite à cette présentation forte riche en couleurs, le réseautage entre les membres des différents collectifs allait de soi. Cependant, nous étions un peu tous et toutes éparpillé-e-s dans l’espace et le prochain atelier commençait tout juste après la présentation, ne laissant pas grand temps au réseautage. C’est le seul point d’amélioration que je tiens à souligner.

La journée officielle se clot avec un panel de perspectives sur la diversité, l’adaptabilité et les défis. Ensuite, les participant-e-s sont invité-e-s à se joindre à un after party au collectif Les Échelles.

 

Les organisatrices-eurs ont fait un excellent travail, autant sur le plan de l’organisation des lieux que de la publicité, de l’accompagnement des participant-e-s, des sujets choisis, de la nourriture offerte et sur tout ce que l’événement englobait comme responsabilités et créativité. Illes sont des membres de collectifs et de communautés montréalais. Illes ont reçu l’appui de plusieurs organismes, universités et projets. Je souhaite que cet événement connaîtra de nombreuses éditions et, pourquoi pas, devienne pan-québécois et, voir, dure plus longtemps qu’une journée !

 

Longue vie à la Journée des Communautés Intentionnelles !

Tête-à-tête... de groupe!

Écrit par Admin
03/29/2018 - 17:10

3 jours

Une maison hors réseau, du soleil plein la face (sud)

5 membres d'une communauté

L'intention de cohésion, de cohérence, partagée

 

Et l'occasion de faire des bilans, de rêver l'avenir, de se dégourdir en nature entre deux séances de réflexion, de planifier la saison à venir et coordonner nos forces, d'aborder de front des sujets plus noueux qu'on évite d'ordinaire, de prendre le temps de s'écouter, de s'amuser, de s'ancrer, de se connecter.

Tout ça afin d'avoir un projet qui continue de bien rouler, de s'épanouir, et que chacun y vive avec joie et légèreté: tout ça, en équilibre!

 

Pour cette rencontre, le Manoir s'est offert un exil collectif et a emprunté la Maison Collective à St-Louis: elle comprend 4 chambres fermées, intègre bien les principes du solaire passif, a été auto-construite. Pas d'électricité, pas d'eau, on s'éclaire grâce à une batterie branchée sur un panneau solaire, et on va chercher notre eau potable à la grange. En plus de nous permettre de s'imprégner de l'espace pour réfléchir notre propre-futur-bâtiment-résidentiel-collectif-qui-sera-notre-vrai-manoir… c'était parfait comme environnement pour notre séjour, et l'espace était très fonctionnel! En passant, la maison est à vendre ;-)

C'est la deuxième fois que nous nous offrons le temps de ce genre de rencontre. On appelle ça un "séminaire", un "lac-à-l'épaule" ou une "retraite". À chaque fois, un comité de 2 personnes a organisé l'horaire de la rencontre, et d'autres se sont assuré que nous mangions bien et que nous avions tout ce dont nous avions besoin sur place.

Les personnes qui pensent l'horaire prévoient des animations pour la plupart des sujets traités. Cela demande de la préparation, mais ça permet souvent de rendre les discussions et les réflexions plus détendues, créatives, efficaces. De plus, cela permet de vérifier ce qu'on souhaite tirer des échanges, et prévoir, lorsque possible, ce que l'on fera des éléments de réflexion qui en émergeront.

Nous partagerons peut-être dans une future infolettre le fruit de notre rencontre et de ses suites!

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''Fais-le toi même'' version astrologie radicale

Écrit par Audrey
02/14/2018 - 09:23

En novembre et décembre 2017, nous avons voulu explorer le côté ‘’fais le toi-même’’ de nos vies et de notre communauté. C'était le thème de notre "astrologie radicale", un calendrier que nous nous sommes inventé et où nous nous donnons l'objectif d'approfondir un aspect de notre vision, pendant 1 à 3 mois, pour le consolider et le pousser plus loin.

Nous avons réalisé que nous faisions beaucoup de choses par nous-mêmes. Autant des trucs dans la cuisine que dans différents ateliers. Quand on le ‘’fait soi-même’’, des fois le kombucha goûte acide, des fois, la peinture n’est pas parfaite, des fois, on est tellement fière de son panier de harte! On s’est même acheté quelques objets/accessoires comme le kit pour l’apiculture, de la culture de champignons et une scie à chaîne pour faire notre bois de chauffage.

Qu'est-ce que nous a apporté le DIY dans nos vies?

Dans nos vies, le ‘’Do It Yourself’’, nous apporte une meilleure confiance en soi. Une meilleure cohérence avec ses valeurs de simplicité, de récupération, de diminution de la production des déchets. C’est aussi un moyen d'expression de sa créativité.

Résultats de recherche d'images pour « kombucha »

Citation d’une communarde: ‘’Constat: il y a 2 volets au DIY:

  • d'une part, c'est souvent des choses nouvelles, et quand je ne sais pas où je m'en vais, je me sens intimidée, bloquée, incertaine, j'hésite, je me sens perdue. Ça me prends du temps et de la détermination. Ainsi, une fois que j'ai fait quelque chose, je sens parfois que j'ai atteint le but: dépasser mes limites, sortir de ma zone de confort, me rassurer sur le fait que je sois capable, avoir appris et compris quelque chose de nouveau, me prouver à moi-même. (couture, mécanique, vannerie, bd, etc.)

  • D'autre part, il y a les éléments du DIY que j'inclus plus à ma vie, à mon quotidien, qui vient vraiment s'inscrire dans mon mode de vie. Par exemple, le soin des abeilles, la construction, faire des transfos alimentaires (faire de la pâte à pizza ou nos propres pâtes, des germis, du kombucha). Je me rends moins compte de l'énergie que ça demande, j'en retire quotidiennement moins de fierté, et plus de bienfaits.’’

Qu’est-ce qui faciliterait le maintien du ‘fais-le toi-même’’ dans nos vies?

Autant dans la communauté du Manoir que dans votre chez-vous, il y a plusieurs aspects qui facilitent le DIY:

  • Avoir plus de temps

  • Avoir plus de soutien et de partage de savoir

  • Suivre une formation sur le sujet qui nous intéresse

  • Que le bénéfice et le besoin soit plus grand que les désavantages et les risquesPhoto de Audrey Boisvert.

  • Prendre des notes sur comment faire les choses

  • Suivre des guides du genre ‘’wikihow’’

  • Avoir des outils et des machines

On s’est ensuite demandé comment maintenir cet aspect dans nos vies.

 

On s’est dit que faire des vidéos et les publier sur notre site ou sur un site web pourrait contribuer à partager nos idées et nos apprentissages.

Organiser des journées de partage de savoir serait pertinent. Ce sont des journées où il y a plusieurs ateliers sur plein de sujets et les apprentissages sont à leur comble!

Photo de Melle G Tremblay.

Débat: est-ce qu’archiver nos savoirs sert à quelque chose?

Oui: C’est aidant et encourageant quand il n’y a personne pour t’enseigner de pouvoir le faire par toi-même. C’est plus facile d’apprendre quand il y a un guide pour t’expliquer étape par étape comment procéder. C’est plus facile de partager le savoir quand il est écrit. En plus, on peut mettre le tout sur mindrespect!

Non: Sur Internet, il y a plein de savoirs archivés, écrire nos propres guides est donc une perte de temps. Certaines personnes apprennent par l’expérience et non pas par la lecture. S’il y a des gens qui ont la connaissance et le savoir-faire, il faut aussi qu’ils se rendent disponible aux personnes qui veulent apprendre.

 

Finalement, c’est à chacun-e de décider s’ille veut archiver ou non leur savoir. Par contre, si un-e communard-e s’en va, c’est important de trouver des façons de transférer les informations nécessaires au bon fonctionnement de la communauté.

"Safe Space", ou l'idéal d'un milieu sans oppression

Écrit par Marie-Claire
03/30/2018 - 17:41

* Cet article a été écrit dans le cadre de nos activités d'astrologie radicale, un calendrier que nous nous sommes inventé et où nous nous donnons l'objectif d'approfondir un aspect de notre vision, pendant 1 à 3 mois, pour le consolider et le pousser plus loin.

Qu’est-ce qu'un Safe Space pour le Manoir?

Pour nous, c’est d’abord un lieu anti-oppression. Il y a deux types ou niveaux d’oppression : l’oppression systémique et l’oppression individuelle.
L’oppression systémique est une dynamique de pouvoir dans laquelle toute oppression est occasionnée par la société et ses différentes structures sur l’individu ou un groupe plus petit d’individus. Il y a là une grande variété d’oppressions qui existent. Je ne suis pas en mesure de toutes les nommer, mais en voici quelques-unes : oppression sur la liberté et tout ce qu’elle englobe (les genres et les rôles, les orientations sexuelles, les choix de carrières, la liberté d’expression, etc), l’instauration des classes sociales (hiérarchie, injustice sociale, types de travail mal rémunérés, les femmes moins rémunérées et reconnues pour le même travail qu’un homme, etc) et plusieurs autres.

L’oppression individuelle est une oppression d’un individu envers un autre individu. Par exemple, un parent qui oblige son enfant à faire un métier qu’il ne veut pas, dire des commentaires racistes, homophobes, sexistes, capacitistes, désobligeants envers tous les aspects de la personne concernée, faire sentir à quelqu’un-e qu’ille n’est pas assez intelligent-e ou ‘cool’, etc. C’est aussi d’entretenir des échanges non égalitaires entre les deux personnes et ainsi nourrir un rapport de gagnant(e)-perdant(e). En d’autres mots, c’est une dynamique de pouvoir basée sur la hiérarchie dans laquelle la liberté de l’un-e est brimée pour les fins de l’autre.

Pour nous, au Manoir, il est important que notre communauté soit un Safe Space en regard à plusieurs facettes de ce qu’un individu peut intégrer dans sa vie. Ainsi, il est important pour nous que les visiteurs-euses et membres se sentent en sécurité quant à leur origines, leur(s) métier(s), leurs revenus financiers, leur orientation sexuelle, leur genre, leur âge, leur(s) handicap(s), leurs capacités, leur identification de genre, etc. Pour nous, c’est également un lieu où les dynamiques de pouvoir (autant à petite qu’à grande échelle) peuvent être discutées, ainsi que les modes de fonctionnement, peu importe lesquels, ouvertement. C’est un lieu où les privilèges sont également discutés et questionnés. Un lieu où les jugements caricaturaux et mainstream sont mis de côté.

Concernant l’oppression individuelle, on se demande comment nous pouvons aider les gens à trouver leur propre espace de sécurité et leur donner ainsi de l’assurance en eux-elles. Par exemple, une personne qui se rabaisse régulièrement, ou encore une personne qui se limite dans son choix d’orientation sexuelle à cause qu’elle craint de possibles jugements de la part de ses proches. Comment sensibiliser les gens à la bienveillance et à l’accueil de la différence de l’autre ? Qu’est-ce qui crée la soif ou la volonté d’entretenir un rapport d’hiérarchie non-égalitaire et le jugement ? Comment rencontrer les croyances et respecter les besoins de l’autre tout en respectant nos croyances et respecter nos besoins ?

Quels sont nos outils pour faire face à ces oppressions ?

Nous considérons que l’ouverture d’esprit, la création d’un espace de discussion et de partage, d’échange et d’écoute sur les oppressions, ainsi que l’établissement d’un micro laboratoire d’idées pour trouver des solutions sont les clefs de l’efficacité d’un Safe Space. J’ajouterais quelques autres outils qui enrichissent grandement le processus et ouvrent de plus grandes possibilités dans les rapports relationnels : l’empathie, la bienveillance et la pleine présence à l’autre qui permettent une connexion interpersonnelle plus riche. Il est aussi intéressant et apprécié lorsque que les personnes qui ne sont pas opprimées offrent leur vulnérabilité aux oppressé-e-s.

Et dans le souci de pouvoir devenir un espace de plus en plus sécuritaire, comment pouvons-nous offrir un meilleur Safe Space ? Nous croyons que d’avoir plus de diversité dans notre communauté pourra nous permettre de voir si on est vraiment un Safe Space dans la pratique. Car pour le moment, nous sommes 5 membres blanc-ches-s, entre 30 et 34 ans, Québécois-e-s, sans enfant, qui ont fait des études, qui parlent français et anglais. Nous désirons casser ce moule et partager notre vie quotidienne avec une plus grande variété de différences. Et la diversité attire la diversité !
Nous aimerions également inviter des gens qui sont conscient-e-s de leurs oppressions pour entamer et animer des discussions autour des différents types d’oppressions et des conséquences qu’elles engendrent. Cela aura pour but de nous conscientiser et sensibiliser davantage sur des dynamiques de pouvoir que pour le moment nous sommes ignorant-e-s, ainsi qu’à se positionner et trouver des solutions et des outils pour soutenir notre position.

 

Pour celles et ceux qui voudraient pousser la réflexion plus loin et mieux comprendre en quoi consiste "l'oppression", la discrimination systèmique ou ce que ça veut dire, avoir des "privilèges" dans un tel système, jetez un coup d'oeil à ce vidéo (en anglais) d'un vingtaine de minutes. Robin DiAngelo y parle de racisme, et la déconstruction des privilèges d'être blanc-he-s, en vulgarisant très bien!

La vie en communauté: un bilan écologique positif

Écrit par Arielle
03/29/2018 - 12:47

Le blog du "Funologist" est une mine de réflexions drôles et politisées, qui abordent à la fois des enjeux spécifiques au fait de vivre en communauté, mais aussi des questions et découvertes d'un père anarchiste, d'un polyamoureux activiste, d'un communard prosélyte. Paxus Calta a longtemps été membre de Twin Oaks, a eu la "double citoyenneté" en étant également membre d'Acorn, et participe ardemment à la diffusion du mode de vie communard par son implication dans l'initiative "Point A", qui veut soutenir l'émergence de communautés urbaines à partage de revenus.

Vous avez peut-être déjà lu la traduction d'un de ses articles sur notre site: Pourquoi suis-je anarchiste?

Présentation de l'article

Vous trouverez l'article original, et le blog complet, en suivant le lien! "How Sustainable is Twin Oaks?", publié le 8 novembre 2014.

Quelques commentaires ont été émis, qui pourraient permettre de mieux interpréter les chiffres présentés ici, ou de les remettre en perspective, et donner une analyse plus juste de l'amélioration réelle (ou pas) de l'impact écologique de vivre en communauté. J'ai intégré l'information en italique dans le texte: à vous de juger!

Petite information supplémentaire: Twin Oaks existe depuis plus de 50 ans, bien avant la vague des "éco"-communautés. Les valeurs qui fondent Twin Oaks et la vision qui rassemble près de 100 membres ne fait pas particulièrement la promotion d'un mode de vie écologique ou de la diminution de l'impact des choix sur l'environnement. Bien sûr, les membres d'aujourd'hui peuvent porter en eux ces valeurs et ces idéaux, et ces considérations sont prises en compte, parmi plusieurs autres, dans les choix modernes. Ce n'est toutefois pas une quête particulière de cette communauté, et les chiffres présentés ci-dessous illustrent donc bien plus les résultats de la mise en commun, que ceux d'une pensée et d'une éthique écologiste.

Pour paraphraser quelqu'un que je ne retrouve plus sur internet: une société de l'énergie vous dira comment sauver quelques kWh et quelques dollars en éliminant les charges fantômes et en choisissant des appareils à faible consommation énergétique, mais ne vous parlera jamais du fait que de prendre un-e colocataire vous permettrait de diminuer votre facture d'électricité de moitié!

Traduction maison…

(avec l'aide du traducteur en ligne DeepL: https://www.deepl.com/translator)

Twin Oaks est une communauté à partage de revenu bien établie en Virginie, où vivent 93 adultes et 15 enfants. Elle est située sur une ferme de 450 acres, gèrent 6 entreprises, produit la majeur partie de sa nourriture bio, construit ses propres bâtiments, enseigne à ses enfants et répare ses électroménagers et ses véhicules.

L'idée de partager les ressources est au cœur du fonctionnement de la communauté. Twin Oaks a développé des systèmes robustes pour le partage de voitures, de vélos,  de vêtements et d'entreprises.  Ces systèmes contrastent fortement avec le partage occasionnel pratiqué dans le courant dominant, où des accords fragiles conduisent généralement à l'échec.

L'un des nombreux avantages du partage des ressources est de réduire considérablement notre impact écologique négatif et notre empreinte carbone. Les chiffres ci-dessous démontrent que nous sommes déjà près des objectifs de réduction des émissions de carbone recommandés par Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) de l'ONU, soit une réduction de 80% des émissions d'ici 2050.

Essence

Le résident moyen de Virginie utilise environ 530 gallons d'essence par année. Twin Oaks a consommé environ 15 267 gallons de gaz en 2007. Avec une population adultes+enfants moyenne de 96 habitants, cela porterait notre consommation à 159 gallons par personne. C'est 70 % moins d'essence consommée.

Électricité

Le résident moyen* de la Virginie consomme 13 860 kWh d'électricité par an. Twin Oaks a consommé 268 065 kWh en 2007. Avec une population (adultes et enfants) moyenne de 96, cela porterait notre consommation à 2 792 kWh par personne*. C'est 80 % moins d'électricité consommée. (Si les commentaires sont justes, les chiffres présentés pour la Virginie concernent les ménages et non les individus. Ce serait donc plutôt 47% d'économie. Toutefois, les chiffres de Twin Oaks incluent la consommation résidentielle et industrielle/commerciale, ce qui suppose une performance beaucoup plus importante.)

Gaz naturel

Le ménage moyen* en Virginie utilise 767 therms de gaz naturel. Twin Oaks a consommé 16 221 therms de gaz naturel en 2007. Avec une population adulte de 87 adultes en moyenne, cela porterait notre consommation à 186 therms par personne*. Il s'agit d'une réduction de 76 % de la consommation de gaz naturel. *(En réalité, peut-être plutôt 43% si on compare les bons chiffres.)

Déchets solides

L'Américain moyen produit 1 460 livres de déchets par an. Twin Oaks a produit 18 780,00 livres de déchets solides en 2007. Avec une population moyenne (adultes et enfants) de 96, cela porterait notre production à 196 livres par personne. Cela représente 87 % de moins de déchets solides produits. *(Ces chiffres comprennent la production résidentielle et commerciale/industrielle, donc la performance de la communauté est encore plus impressionnante en réalité.)

 

Les aspects culturels de la vie communautaire sont aussi importants que les aspects économiques. Nous développons nos propres fêtes (voir aussi l'article sur la Saint-Valentin à Twin Oaks). Presque toutes nos opérations sont gérées par des bénévoles. Nous n'utilisons pas d'argent à l'interne et il n'y a en pratique aucun crime.

A bien des égards, la communauté est une île, culturellement et économiquement séparée de son environnement immédiat. Ce modèle coopératif, cependant, est l'une des très rares solutions qui peuvent réellement éviter la catastrophe climatique vers laquelle les États-Unis se précipitent à une vitesse vertigineuse.

 

Les données originales pour comparer Twin Oaks avec la consommation moyenne américaine d'électricité, de gaz naturel, d'essence et de déchets solides ont été recherchées par Alexis Ziegler de Living Energy Farm.

Mots-clés

The Mothership: queer et urbaine!

Écrit par Audrey
03/19/2018 - 18:16
baignoires extérieures

J’arrive à l’aéroport de Portland le 14 février 2018 à 23h. C’est Lo qui vient me chercher. Lo habite la communauté ‘’The Mothership’’. Je la trouve pas mal smatte de venir me chercher à un pareil moment dans l’année! Me semble que le soir de la Saint-Valentin t’as des fois d’autres choses à faire. (Lire l'article de Twin oaks et la saint-valentin) Finalement, tout le monde est debout, ça jase dans la cuisine, ça grouille de monde! La pizza qu’on leur donne à chaque semaine arrive à minuit! Il y en a 2 énormes! Rendu 1h du matin, y’a moins de monde, il reste plein de pizza et moi je suis fatiguée. Avec le décalage horaire, c’est comme s’il était 4h du matin. Quand je me lève le lendemain vers 9h, il ne reste rien. mmm que s’est-il passé? Suis-je dans une communauté nocturne?

 

l'arrière de leur première maison

 

À Portland, sur la côte ouest américaine, en février, c’est le printemps, je vois mes premières jonquilles. Il y a un enfant, je l’amène au parc, c’est beau, les arbres sont géants ici. L’enfant s’appelle Yarrow, ça veut dire achillée mille-feuille. Son sexe biologique est masculin, par contre, Yarrow dit clairement à qui veut bien l’entendre qu’elle est une fille! En fait, au Mothership, les gens sont queer et la plupart sont donc non-genrés. Quand tu décris quelqu’un-e, il faut bien faire attention à ne pas dire elle ou il. En anglais, ils utilisent le pronom They pour décrire une personne de genre ni masculin, ni féminin. Là-bas, c’est très important d’utiliser le bon pronom! Les gens pourraient bien s’offusquer si tu fais pas assez attention.

une partie de la friperie

Au Mothership, ils vivent dans un quartier comme Ahuntsic à Montréal, donc pas très downtown, mais pas la banlieue non plus. Par contre, là-bas, le quartier est drôlement construit avec de grands terrains et de moyennes ou petites maisons. Illes sont propriétaires de 2 maisons et illes veulent en acheter une troisième. Ces trois maisons-là sont toutes connectées par leurs terrains.

2 des chambres extérieures

Il y a 5 membres permanents et environ une dizaine de résidents louant des chambres ou des petites cabanes sur leur terrain. Les 5 membres permanents partagent leurs revenus ensemble. C’est pourquoi, illes sont devenu-es membre de la FEC en novembre 2017(fédération des communautés égalitaires) Ça fait 4 ans et demi qu’illes existent. Ça s’appelle The mothership parce qu’ils trippent tous et toutes sur Star Treck et qu’ils trouvent que la mère-bateau c’est un bon nom pour rassembler et permettre à d’autres communautés de se développer.

Serrenity-leur deuxième maison

J’ai particulièrement aimé manger des nectarines cannées et des pêches déshydratées! Leur friperie-maison est incroyable, c’est une grosse pièce dans le sous-sol avec tant de linge. Les gens là-bas étaient accueillants, gentils et se parlaient beaucoup! Alors, il y avait une énergie très vivante.

 

Si jamais vous passez par Portland, allez découvrir une autre communauté intentionnelle!

Créer un jardin d’herboristerie dans le contexte d'un collectif

Écrit par Marie-Claire
03/30/2018 - 19:40

Quelques conseils pour mener à bien un projet de jardin médicinal

Volet 1

Introduction

Durant l’écriture de cet article, je me suis rendue compte que le projet d’entamer la création d’un jardin de plantes médicinales dans le contexte d’un collectif ou d’une communauté intentionnelle est assez complexe et demande de visiter plusieurs aspects, tous aussi intéressants et importants les uns que les autres. Ne pouvant pas mettre toute cette complexité dans un seul article, j’ai décidé d’en faire une suite d’articles divisée en volets séparés qui apparaîtront dans les prochaines infolettres. Ainsi, pour commencer, je vous présente le Volet 1, qui se veut un survol de quelques-uns des différents aspects qui seront traités dans les prochains articles.

La création d’un jardin médicinal : contemplation, beauté et pharmacie verte!

Les rayons du soleil se font doux et chaud. Le vent souffle doucement et les feuilles des arbres dansent et chuchotent leurs mouvements. Les plantes se bercent avec le vent et offrent à qui le veut bien leurs arômes enivrantes. Du rose, du blanc, du jaune, du orange… des formes douces, arrondies, longues, oblongues… Quoi de plus beau qu’un jardin de plantes médicinales où les fleurs offrent un panorama multicolore et une richesse d’odeurs si bonnes qu’on s’en ferme les yeux pour s’imprégner de ces arômes… Quel bel espace pour se reconnecter avec la Nature qui nous entoure et, pourquoi pas, avec soi-même. Dans le contexte d’une communauté intentionnelle ou d’un collectif, je crois qu’il est essentiel de créer un espace où la contemplation de soi, de notre entourage et du moment présent, est non seulement permise, mais est au coeur des activités qu’on y fait. Et bien sur, si on veut un jardin médicinal, c’est aussi, et surtout, pour créer sa pharmacie naturelle pour l’année.

Si vous désirez créer ou améliorer votre jardin de plantes médicinales et que vous vivez dans un contexte de communauté intentionnelle ou de collectif, il y a quelques conseils que je peux vous offrir suite à mon expérience (humble car encore nouvelle) dans ma communauté.

Comment choisir les plantes de votre jardin

Le premier conseil que je peux vous offrir est d’abord de voir les différents besoins qui existent dans votre communauté. Ces besoins détermineront le choix des plantes que vous allez mettre dans votre jardin. Ils détermineront également les types de produits que vous aurez à fabriquer. En d’autres mots et posé en question : Quelles sont les maladies, les blessures, les pathologies chroniques qui existent ou qui risquent d’exister dans ma communauté ? Quels petits bobos quotidien avons-nous ? Vous pouvez également choisir des plantes que les membres aiment et chérissent : Quelles plantes as-tu envie d’avoir dans notre jardin, pour son goût et pour sa beauté ? Quelle est ta plante préférée ? Qu’as-tu envie de voir dans ce jardin ? Pour en connaître les réponses, j’ai procédé à une entrevue individuelle avec chacun-e des membres de ma communauté. Ainsi, j’ai pu dresser un portrait complet des pathologies ou problématiques de santé existants ainsi que celles dont il faut se méfier et se préparer. J’ai ensuite choisi les plantes de notre jardin en fonction de ces découvertes. Prenons un exemple : un-e membre a tendance à l’asthme et aux allergies des foins. Sachant cela, les plantes que j’ai choisie de mettre dans le jardin sont l’ortie, la lobélie, la mélisse, l’avoine, l’échinacée, la guimauve, l’aunée et l’hysope. Bien sur, toutes ces plantes ont également d’autres propriétés et peuvent soigner ou prévenir de façon efficace et intéressante d’autres pathologies qui peuvent survenir dans ma communauté.

Pour avoir une pharmacie plus complète, il est nécessaire d’appréhender et de voir d’avance les blessures ou les maladies qui peuvent survenir chez les membres. Par exemple, s’il y a des fermiers-ères dans votre communauté, nous pourrons supposer qu’illes vont avoir des blessures, des douleurs musculaires, des coups de soleil, de la fatigue physique, des piqûres d’insectes, etc. S’il y a un-e membre qui travaille de longues heures régulièrement devant un ordinateur, nous pourrons supposer qu’ille aura besoin de plantes pour augmenter ses capacités intellectuelles, diminuer le brouillard mental, augmenter la circulation sanguine, diminuer la fatigue oculaire, etc. Vous pouvez même faire une trousse d’urgence et de premiers soins, ainsi que créer un kit de premier soin pour le voyage ! Ce seront donc des problématiques à prendre en compte lorsque vous aller faire le choix de vos plantes dans votre jardin.

Il est aussi intéressant de mettre dans un jardin médicinal des plantes qui sont spécifique à chacun des systèmes du corps : le système nerveux, immunitaire, tégumentaire, musculaire, etc.

 

Comment choisir les plantes de notre jardin médicinal ? Quelques solutions s’offrent à nous : des cours et ateliers dans des écoles d’herboristerie, une association avec un-e herboriste du coin, contacter des herboristes qui ont un jardin médicinal ou encore contacter une communauté intentionnelle ou un collectif ayant un jardin médicinal (universitaire comme à l’UQAM ou indépendant).

Les incontournables classiques

Il y a quelques plantes médicinales qui se retrouvent dans presque tous les jardins médicinaux car elles ont prouvé leur efficacité des dizaines de fois et qu’elles vont aider dans les petits bobos de la vie quotidienne. Je vais en nommer quelques-une, mais sachez que cette liste n’est pas exhaustive. Je vais donner quelques-unes de leurs propriétés, mais encore une fois de manière non exhaustive et je ne vais pas nommer ici les interactions et les contre-indications à prendre en compte. Je vous suggère de vous informer davantage sur ces plantes avant de les utiliser sur vous ou sur une autre personne.

Parmi ces plantes se retrouvent :

Calendule

Excellente cicatrisante et antibactérienne, elle aide à guérir toutes les blessures de peau (coupures, coup de soleil, égratignures, etc). Elle adoucit, calme et diminue la douleur, augmente la cicatrisation et la guérison.

Consoude

C’est la cicatrisante par excellente. Elle aide à soudre des os et cartilage brisés.

 

 

 

Plantain

Il apaise la douleur, redonne de l’élasticité à la peau, aseptise, aide à faire sortir les échardes, nettoie le sang et aide les poumons sensibles aux maladies.

 

Pissenlit

Aide grandement la digestion et les organes digestifs (surtout le foie) et le système urinaire (très diurétique). Donne beaucoup de minéraux et de vitamines.

 

Camomille allemande

Calme et apaise le stress et l’anxiété, aide la digestion bloquée par le stress et les émotions prenantes, aide la cicatrisation et est bonne pour calmer les yeux fatigués par les écrans, la poussière ou la pollution environnante.

 

 

Guimauve

Plante de choix pour toutes problématiques pulmonaires. Elle diminue l’inflammation des poumons et aide à refaire les muqueuses respiratoires.

 

Ortie

Reminéralisante et nutritive par excellence, elle refait le sang, donne du fer, diminue l’hypoglycémie, l’ostéoporose, l’asthme, les allergies, la sécheresse de la peau et des cheveux, la sensibilité aux dents, etc.

Bardane

Dépurative de premier choix, elle est la plante à prendre pour toute cure printanière. Aide contre l’eczéma, l’acnée et le psoriasis.

 

Arnica

La plante de choix pour les fermiers-ères car elle apaise les douleurs musculaires et diminue l’inflammation musculaire.

 

Agripaume

Diminue la quantité et la durée des crises d’anxiété, diminue le stress en général, améliore la santé cardiaque, diminue les SPM et augmente la tonicité du système reproducteur féminin.

 

 

Thym

Diminue la toux, antibactérien à large spectre, parfait pour soigner les infections pulmonaires et de l’ORL.

 

Mélisse

Plante de bonheur, elle redonne le sourire à ceux et celles qui semblent le perdre. Anti-dépresseur, elle aide la concentration et la digestion. Diminue les apparitions de l’herpès.

 

La pharmacie verte

Ce sera donc à partir des plantes que vous aurez choisies que vous pourrez fabriquer des produits qui constitueront votre pharmacie naturelle. Ainsi, vous pourrez fabr1024iquer plusieurs types de macérats, tels des onguents, des vinaigres, des teintures-mères (alcool), des glycérés, etc. Vous pourrez également faire sécher vos plantes pour en faire des tisanes et décoctions. Pourquoi pas laissez libre cours à votre créativité !

Quelques références intéressantes en herboristerie

(liste non exhaustive) :

Montréal

Alchimiste en herbes, herboristerie

Marie-Josée Vivier, herboriste thérapeute

Naugthy Nettles de la communauté intentionnelle La Boite à Pois

CRAPAUD, UQAM

Gaspésie

À la Vie ! Herboristerie qui est notre projet d’herboristerie

Karuna Rose, Marguerite Tremblay

Écho-Santé, Hélène Bourassa

Clou de Girafe, Émilie Sabourin

Laurentides

Ariane Bilodeau, Herbothèque, école d’herboristerie

Estrie

Les Herboristes du Peuple, Catherine Lalonde

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