Infolettre du Manoir - no 13 - été 2017

Le manoir en photos, printemps-été 2017

Écrit par Audrey
06/28/2017 - 11:38

Depuis qu’on a emménagé dans notre nouveau domaine en octobre 2016, tellement d’évènements se sont déroulés! Tellement de nouveautés et de projets mis en branle! On travaille fort au Manoir et pour vous montrer le tout, on a fait un ptit montage photo pour l’occasion!

Alors, qu’est-ce qui a bien pu se passer au Manoir depuis la dernière infolettre du 15 février?

 

 

 

En février, on a construit le frigo géant aussi appellé la chambre très froide. Il y a tellement de légumes qui peuvent entrer là!

 

https://lh3.googleusercontent.com/-kbgLBzef42Q/WUSQT9OgO1I/AAAAAAAAAEg/yfSEzh7LLRYFArrUZ3239fTT0VPSxp2hACL0BGAYYCw/h1152/8309510572609581403%253Faccount_id%253D0En mars, on a participé à une manifestation pour dire à la chambre de commerce de notre coin qu’on voulait qu’ils prennent position contre l’exploitation des hydrocarbures dans la région. On a aussi eu le temps de jouer à des jeux et de faire une formation d’une fin de semaine en CNV.

 

 

Un de nos membres est parti, ah il va nous manquer!!!! On lui souhaite le meilleur et que tous ses souhaits se réalisent. Juste après son départ, une nouvelle membre (probatoire) se rajoutait à notre aventure: Marie-Claire!

https://lh3.googleusercontent.com/-JIwTLz_DPQE/WUSQvs5Yc0I/AAAAAAAAAFA/UcinHPXWTDwm6_9IREdTzGUhomBMkzkTACL0BGAYYCw/h1152/5391183157365110306%253Faccount_id%253D0

 

En avril, les petits légumes poussaient activement dans la serre. On a aussi fêté les 30 ans d’Audrey dans la serre. Il faisait chaud!

Photo de ICI Gaspésie-Les-Îles.

 

 

En mai, il y a eu notre fameux jour férié: le mât de Mai où nous avons planté un poteau à la mer avec un beau drapeau qu’on avait peinturé.

 

 

 

 

Et maintenant le mois de juin! Il s’en passe des affaires au Manoir. On a fait l’acquisition d’une nouvelle tente-roulotte (celle de droite) et on a commencé l’installation d’une yourte!

https://lh3.googleusercontent.com/-tYNXHoY2Cac/WUSQqPDU5oI/AAAAAAAAAEw/e77GIL63HX0Zs1Hq5vJchXmRr_PW-_DGQCL0BGAYYCw/h1152/1619140029842294174%253Faccount_id%253D0https://lh3.googleusercontent.com/-5DrZ_znegaA/WUSQ0VS-oJI/AAAAAAAAAFQ/K0VLlo1tmBERzXorSjqSAwx9mVCUItmlQCL0BGAYYCw/h2048/2108722918770485425%253Faccount_id%253D0

 

 

On fait du tracteur en attendant d’avoir nos chevauxPhoto de Marie Claire.

Voici notre jardin d’herbes médicinales et de fines herbes. On s’entend pour dire que c’est un gros WOW.

 

 

Benoîte est encore avec nous, en train de chasser des souris, des oiseaux et des roches.
 

 

 

 

 

 

 

Les écologistes plantent des arbustes au LET de Saint-Alphonse

En juin, on est allé au dépotoir de St-Alphonse pour planter des quenouilles et des arbres afin de purifier l’eau de la petite rivière Saint-Siméon, laquelle n’est plus potable et plus baignable. Activité à refaire à chaque année!

 

Photo de Les Potagers partagés.

À la coop les potagers partagés situé sur la terre du Manoir, on fait des journées thématiques et là, c’était un grand moment où on essayait de pêcher les légumes!

 

 

 

 

 

Voici notre kiosque à l’entrée de notre domaine où les partenaires peuvent s’abonner pour avoir de nos légumes! On a même fait un petit loft au-dessus pour nos invités.

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Assemblée de la Fédération des communautés égalitaires et mon séjour à East Wind

Écrit par Richard
07/05/2017 - 15:45

Le Manoir est une commnauté en dialogue de la Fédération des Communautés Égalitaires (FEC). Ce statut est une forme de probation durant laquelle la communauté est invitée à participer aux processus décisionnels tout en travaillant à atteindre complètement les critères d'adhésion. Conséquemment, je suis allé représenter le Manoir à l'assemblée annuelle de 2017 qui se tenait à la communauté East Wind au Missouri.

C'était pour moi excitant d'aller à la rencontre de gens vivant dans des conditions similaires aux miennes, lire ici vivre dans une communauté intentionnelle à partage de revenus. C'était aussi une source de stress. Le stress venait du fait d'organiser mon transport jusqu'à East Wind. En premier lieu c'était la première fois que j'allais aux États-Unis par moi-même, y étant seulement allé étant enfant. Aussi, j'y allais en autobus, ce faisant je cédais une grande part d'autonomie et le voyage se couronnait par une rencontre à la gare d'autobus de St Louis que je pouvais seulement espérer qu'elle se concrétise. Après 48h d'autobus, je rejoins en effet 3 personnes. L'une arrivée, depuis la communauté Rainforest Lab, après un périple ma foi plus compliqué que le mien. Les deux autres depuis la commuanuté The Midden. À partir de ce moment, il restait 4h à faire dans la Prius. Un premier arrêt fût dans un Wallmart histoire de m'acheter des fruits et ainsi reprendre du poil de la bête après les deux jours à manger une nourriture de station du bus grasse et salée.

Nous sommes arrivée à la noirceur et avons eu droit à une tournée rapide des lieux, les douches, les toilettes baptisées Philmore en l'honneur du dernier président américain à avoir utilisé la toilette à compost à la maison blanche; Rock Bottom, un bâtiment communautaire avec une aire de diner, une cuisine et un salon; et finalement, on m'a fait visiter l'endroit ou j'allais dormir durant la semaine, le LightHouse, qui est un petit bâtiment magnifique au bas d'une côte qui est normalement réservé aux membres de East Wind désirant un peu de tranquillité qui en font la demande pour de courts séjours.

Ma première journée complète sur les lieux se trouvait à être à l'extérieur de l'horaire de l'assemblée et j'ai pu profiter d'une visite plus approfondie des lieux. Les divers bâtiments dédiés aux chambres, les ateliers et les jardins. Une des particularités du Missouri est qu'il n'y a pas de code du bâtiment, ce qui permet à la communauté East Wind de construire des bâtiments qui desservent des besoins précis, par exemple des maisons avec seulement des chambres, aucune salle de bain ni de cuisine. D'ailleurs une de leurs maisons de chambre, Fenshen (je m'excuse de l'ortographe probablement inexacte) est desservie par 4 portes d'entrée menant à des couloirs non communicants, histoire de créer plus d'intimité puisque cela limite le nombre de chambre desservie par chaque couloir.

Au total 14 communautés étaient présentes à l'assemblée. Ces communautés en ordre de présentation lors de l'assemblée sont : Twin Oaks, Sycamore Farms (maintenant déménagé à Sappling, maintenant devenu Mimosa), East Wind, The Midden, Le Manoir, Oran Mor, The Mother Ship, Ionia, Acorn, Cambia, Rainforest Lab, Sandhill, Compersia, et finalement The Possibility Alliance/Stillwater Sanctuary.

L'assemblée s'est ouverte par l'établissement de l'horaire. Cet horaire sera finalement composé de sujets essentiels au fonctionnement de la FEC tel que le budget, les objectifs financiers et la promotion, mais aussi de sujets apportés par les gens présents et touchant directement les communautés et leurs membres, tels que la santé mentale et la médiation.

Dans les affaires officielles, on peut noter le remaniement de budgets dédiés à offrir une aide financière aux membres de communautés désirant s'offrir une formation utile à leur communauté ou à participer à des événements où cela serait indiqué de faire la promotion de la FEC afin d'offrir un outil (formulaire google) englobant les budgets et de faciliter les demandes.

Idée novatrice à noter, la FEC est en phase finale de l'élaboration d'un projet appelé "Commune in a box" qui se veut un guide pratique à l'élaboration d'un projet de communauté égalitaire. Cet outil prend forme d'un Wiki qui sera offert sur le site web de la fédération www.thefec.org

J'aimerais offrir un accueil chaleureux à Ionia, une communauté de l'Alaska qui s'est joint à la FEC en tant que communauté en dialogue, ainsi qu'à Compersia, une communauté urbaine de Washington D.C qui a obtenu la statut de communauté membre à part entière.

Parmi toutes les bonnes nouvelles et les discussions philosophiques, l'assemblée était aussi un espace pour aborder des sujets plus délicats. Un comité à été mis sur pied pour offrir de l'aide aux membres, et ultimement aux communautés ainsi qu'à la Fédération ,dans l'avènement d'agression sexuelles. Au moins deux évènements du genre ont eu lieu dans les derniers 10 ans et c'est particulièrement éprouvant pour tout le monde. L'assemblée conclut qu'il est possible d'offrir une aide lorsqu'elle est demandée. Aussi, puisque le déplacement entre les communautés est choses courante, il est considéré comme important que ces informations circulent, non pas pour châtier mais pour permettre aux communautés d'accueillir ou non quelqu'un.e qui quitte une autre communauté dans ces circonstances.

L'espace a aussi été offert aux communautés pour leur permettre d'apporter des conflits et des difficultés vécues dans leurs communautés afin de profiter de l'expérience collective et de recueillir du support et des pistes de solutions.

L'assemblée s'est close par une randonnée autour de la propriété de 1000 acres, dont à mon avis l'apogée fut une exploration spéléologique d'une 50 aine de pieds, le tout avec stalagmites, chauve-souris et des passages étroits et humides..

Cette expérience fût pour moi des plus enrichissante. J'ai eu le plaisir de rencontrer environ une 20 aine de membres de diverses communautés FEC (sans parler des 80 personnes vivant à East Wind). Je rencontre désormais à chaque mois lors de nos conférences téléphoniques des voix familières d'ami.es. Ce fût aussi ma première expérience de discussions avec autant de gens qui connaissent et comprennent viscéralement le contexte de vie de communauté intentionnelle que nous mettons en place, que nous tentons de maintenir et de faire évoluer.

Après un autre 48 de transport j'étais de retour, les deux pieds dans la neige et la tête dans les nuages.

Retour sur le rassemblement des communautés de l'Est

Écrit par Arielle
08/06/2017 - 11:46

Le Hameau 18 de Cap-au-Renard a accueilli, du 3 au 5 mars dernier, un rencontre inter-collectif. Je vous partage ici les quelques notes que j'ai prises, avec peu de viande autour de l'os, vu que ça fait déjà quelques mois et qu'il est difficile de me rappeler les détails. J'ajoute quelques photos des lieux, comme ça au moins, vous aurez une idée de l'ambiance!

Étaient présent-e-s

  • Moïse Marcoux-Chabot et son projet de documentaire "Ramaillage"

  • Auberge de la Grève/Collectif le Récif

  • St-Louis et sa nébuleuse (CESA, Germoir, Coop du Trait-Carré, membres du groupe d'achat, etc.!)

  • Le Manoir

  • Cap-au-Renard : Hameau 18 et Coop du Cap

  • Mont-Louis

  • De Gaspé, deux personnes indépendantes

  • Claude Couture, indépendant

Horaire

informel

  • Concours de pet de d’sours de bras

  • discussion sur les processus ou enjeux d'exclusion dans les communautés

  • abeilles et apiculture

  • visites de l’éco-hameau

  • tensions/conflits

  • aller pelleter chez la voisine

  • descendre la montagne en crazy carpet

  • coop du cap VS Hameau 18: distinctions et arrimages

    • Hameau 18 est maintenant une coopérative d'habitation, et regroupe le fond de terre, tous les bâtiments et les maisons. Un loyer est demandé à chaque membre, sa contribution mensuelle. Quelqu'un qui aurait construit sa maison aurait ainsi un "congé" de loyer jusqu'à concurrence du montant investi pour bâtir.

    • La Coop du Cap regroupe quant à elle les membres travailleurs-euses de plusieurs entreprises, mais pas toutes. Notamment, on y retrouve la ferme maraîchaire biologique "Les Jardins des Gourmands", ainsi que les produits de petits fruits de France et les huiles, farines et graines de chanvre de Bruno.  Les algues marines de Varech Phare Est ainsi que la brûlerie Mont-Café (qui vient d'acheter un bâtiment au village qui pourrait bien devenir un endroit sympathique où s'arrêter!), sont quant à eux des membres producteurs-trices associé-e-s à la Coop du Cap mais ne sont pas membres travailleurs-euses. C'est-à-dire qu'ils font des échanges de services pour les outils et la mise en marché, mais illes sont des travailleurs-euses autonomes. (photos dans l'ordre: brûlerie, salle d'extraction de l'huile, et serre pour faire sécher les algues)

    • Quand on parle de la communauté comme telle, il vaut donc mieux parler du Hameau 18 que de la Coop du Cap.

  • François, Catherine, Simon et cie : projet de communauté à partage de revenus nomade

  • l'outil "consensus historiques" au CESA

    • Le CESA est un lieu de passage. En même temps, certaines personnes qui vivent en permanence à St-Louis soutiennent cet espace dans la continuité. Année après année, les mêmes enjeux reviennent, les mêmes discussions reprennent, les même arguments ou raisons sont amenées. Même lorsqu'un décision est prise, elle peut être remise en question quelques semaines plus tard par une personne qui vient d'arriver. Le sujet par excellence, c'est la présence des chiens sur le site. Un jour, quelqu'un a fait le travail de recenser ces "consensus historiques", et il est maintenant proposé de d'abord lire ce qui s'est fait dans le passé avant de remettre une décision en question.

formel

SAMEDI

13h-14h30

  • Culture commune

    • calendrier (demande de l’afficher sur le site du Manoir)

    • journal anti-capitaliste, anti-autoritaire, féministe, queer rural

  • Socio-Économie

    • liste des biens et services à échanger

  • Santé émotionnelle-relationnelle

    • observation: il y a juste des femmes + Claude à ce cercle

    • partage d’outils

      • lampadaire : la veilleuse et ses formes diverses

      • 6 chapeau

    • distinction en deux aspects : conflits et community glue

14h30-16h

  • Accueil et intégration

    • processus de sélection VS intégration

  • Liberté individuelle VS collectivement

  • conception de milieux de vie collectifs

16h30

  • retour en grand groupe

  • souper/sauna/pet

 

DIMANCHE

AM

  • Retour en groupe

  • Visite

PM

  • Architecture: conception de milieux de vie collaboratifs

Retour en quelques mots

Ce fut vraiment un bel évènement. D'abord, les rencontres. On avait toustes plus ou moins entendu parler les un-e-s des autres, mais pouvoir mettre des noms et des visages sur les projets, poser des questions pour mieux comprendre et connaître, a permis de faire des liens beaucoup plus intéressants. On se sent maintenant à l'aise d'arrêtre les un-e-s chez les autres, de se visiter. Il y a une envie, une demande, pour entretenir et continuer de développer ça, soit par des corvées rotatives, des échanges de travail, etc. Prendre l'habitude de s'inviter à nos activités.

Il y aurait une volonté d'échanger des biens et services aussi. On se rend compte toutefois que ça peut être complexe et un peu irréaliste de tenter de mettre ça en place de manière "artificielle": c'est sûrement quelque chose qui se développerait spontannément en se côtoyant plus, simplement.

J'ai beaucoup apprécié de pouvoir échanger sur des sujets qui semblent toucher tous les projets de communauté, comme la gestion de conflit, les processus d'exclusion et autres outils. Et qu'on puisse parler de certaines tensions présentes dans tel ou tel projet, de manière informelle, et obtenir un soutien simplement parce que nos réalités sont semblables, quoique différentes. Et cette diversité nourrit également la réflexion, car elle apporte des éléments et des perspectives nouvelles.

Je ne savais pas trop à quoi m'attendre à propos de cette rencontre, puisque peu avait été organisé d'avance. Mais il semble que pour cette première rencontre, la grande priorité donnée à "l'informel" était très bénéfique, car c'est dans ces espaces que se sont tissés les liens, dévoilés des perles.

C'était aussi pour moi, étonnement, la première fois que je visitais le site de l'Écho-Hameau. En plein hiver, j'étais particulièrement impressionnée et inspirée par le fait que le chemin qui mène à la plupart des maisons n'est pas déneigé l'hiver: chacun-e marche en raquette, ou en ski de fond, un traîneau derrière lui ou elle. Et parfois, l'usage du ski doo est nécessaire pour les grosses charges. Mais globalement, le rythme de vie est adapté à la saison, et chacun-e profite de l'air frais et ravigorant du "Malbord", et de la vue exceptionnelle sur le fleuve.

Commentaires sur cet article 1

Herboristerie au Manoir

Écrit par Invité-e spécial-e
06/23/2017 - 18:30

texte écrit par Marie-Claire Larocque

 

Le Manoir compte maintenant un nouveau projet dans sa communauté : un jardin d'herboristerie! Nouvellement installé, ce jardin détient déjà plusieurs variétés de plantes médicinales, telles la calendule, la camomille allemande, la scutellaire, l'aunée, la guimauve et j'en passe. Je suis heureuse que ce projet voit le jour chez nous, car il nous permettra de monter notre propre pharmacie et ainsi nous pourrons diminuer davantage nos achats de produits pharmaceutiques. De la même façon, l'herboristerie, de par la nature de son enseignement, nous amène à développer notre auto-suffisance et notre autonomie face à la santé, tout en devenant pleinement responsable devant elle et les connaissances et aptitudes à adopter devant la maladie et ses symptômes et, surtout, ses causes.

Nous avons l'intention de fabriquer quelques produits formidables cette année, comme de bonnes tisanes, du glycéré à la rose (tellement bon!), du rince-bouche, une soupe immunitaire, des teintures-mères, des huiles macérées et plusieurs autres. Ces produits seront disponibles dans les marchés de New Carlisle et de New Richmond, ainsi qu'éventuellement sur le site de la nouvelle petite entreprise 'À la Vie! Herboristerie' qui est le projet d'herboristerie né dans le cadre du Manoir. Le site internet sera bientôt disponible.

Et pour vous mettre l'eau à la bouche ainsi que la main à la tâche, voici deux belles recettes herboristiques : une limonade à la lavande ainsi qu'une recette formidable pour la saison de la grippe et du rhume. En la fabriquant durant l'été, on s'assure d'avoir un remède efficace et rapide d'accès lorsque la saison froide arrive!

Limonade à la lavande

5 tasses d'eau
1 tasse de miel biologique
1 tasse de jus de citron biologique
Cubes de glace
2 c. à table de fleurs de lavande biologiques

Faire bouillir l'eau. Verser l'eau sur les fleurs et laisser macérer pendant 30 minutes. Ajouter le miel, le jus de citron. Mettre au frigo. Ajouter les cubes de glace lorsque le mélange est froid. Versez-vous un verre et profitez de la vie!

Le Trio Costaud

Recette de l'école d'herboristerie L'Herbothèque

55 ml d'ail biologique frais
55 ml de racines d'échinacée biologique
55 ml de thym biologique
500 ml de vinaigre de cidre de pomme biologique ou alcool à 40%

Éplucher l'ail et le couper en petits morceaux. Couper également les racines d'échinacée ainsi que le thym en petits morceaux. Mettre dans un pot masson d'un litre. Verser le vinaigre de cidre ou l'alcool sur les plantes. Fermer avec un couvercle.

Attention : si vous utilisez le vinaigre de cidre, prenez un couvercle en plastique pour refermer votre pot masson, car le vinaigre réagit au métal et devient impropre à la consommation.

Ensuite, il est intéressant d'identifier le pot avec une étiquette sur laquelle nous allons inscrire les plantes que nous faisons macérer, le solvant choisit ainsi que la date de fabrication, et ensuite coller sur le pot (et non sur le couvercle car un couvercle peut s'égarer plus facilement que le pot).

Laisser macérer à l'abris de la lumière, de la chaleur et de l'humidité pendant 4 semaines. Brasser à tous les jours.

Après les 4 semaines de macération, filtrer à l'aide de coton fromage ou de tout bon tissu propre et efficace pour ce type de tâche. Verser dans un nouveau pot masson propre et identifier à nouveau avec les ingrédient et la date de fabrication.

Un macéré dans le vinaigre est bon pour environ 4 ou 5 ans, et un macéré dans l'alcool est bon pour environ 8 à 10 ans.

Nous vous souhaitons une belle saison estivale remplie de nature autour de vous!

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Mots-clés

Chi - la révolution en chanson

Écrit par Invité-e spécial-e
07/05/2017 - 15:28

composition maison d'un-e de nos membres, qu'on chante parfois en coeur pour égayer nos réunions!

 

 

 

 

 

 

 

Chichichi

Moé à chaque fois que je sort de chez-nous
Ô à chaque fois, à chaque fois, j’passe proche de viré fou
Du monde stressé, ben trop d’bruit des tas d’chars
J’me sens pire qu’en m’réveillant du pire de mes cauchemars

Allez! Allez! Y faut suivre la machine
Envoye est d’vant, faut qu’on s’grouille, y faut qu’on déguedine
Allez! Allez! Yfaut suivre la machine!
Y faut faire plus aux champs, à shop ou ben à l’usine

Produire, produire, j’vas pogner un cancer
Les choses qui’accroissent s’toujours les tâches à faire
Dites-moi pourquoi moi j’persévère
À croire dans s’t’illusion éphémère?

Des fois j’aurais l’goût d’tout laisser tomber
Partir, partir pour toujours et puis tout oublier
Mais tôt ou tard la pression reviendrait
Y’aurait plus plus loin, plus d’ailleurs, pis là qu’est-ce que j’f’rais?

Mais à m'anner j'peux pas rien'q subir
Ça fait que j'vas lutter jusqu'à en mourir
C'te système sale qui détruit tout
Un jour on va en v'nir à bout

Allez! Allez! Faut renverser la machine!
On r'garde devant, tourne à gauche, y faut qu'on s'dresse l'échine!
Allez camarades! Montons aux barricades!
À nous l’futur tout indique que les temps sont mûrs.

Chilichichi
tu m'envoyes-tu chié?
Oh non! Je ne dis, je ne dis, je ne dis que chi
Que chi! Que chi!

Le presbytère de St-Alphonse à Radio-Canada... prise 2!

Écrit par Admin
06/08/2017 - 15:32

Je n'en dis pas plus: voyez vous-mêmes!

"Cinq colocs et un presbytère" à l'émission Remue-Ménage du mardi 30 mai 2017.

 

Nous les avions rencontré pour écrire un article en avril dernier: "La part des Anges au presbytère de St-Alphonse"

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Ithaca, dans la revue We Demain

Écrit par Admin
05/17/2017 - 08:00

Voici un article parut dans la revue We Demain, qui présente le reportage de Michèle Foin sur la communauté Ithaca aux États-Unis. Entièrement tiré d'ici!

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États-Unis : À Ithaca, une communauté autonome revisite le rêve américain

I Publié le 25 Juillet 2016

Au cœur de l’État de New York, la communauté d’Ithaca mène depuis 25 ans une course à l’autonomie énergétique et alimentaire. Autour d’un art de vivre communautaire, 250 habitants bâtissent ici une alternative à l’American way of life. Reportage. (Crédit photos: Michèle Foin)

Dans le vaste salon de la maison commune, les cinq bénévoles de l’équipe de cuisine s’affairent. Bienvenue à Frog, quartier "historique" de l’écovillage d’Ithaca. Les cuisiniers amateurs pèsent, lavent et tranchent les kilos de légumes charnus, récoltés dans la ferme biologique d’à côté.
 

"Être là, ensemble autour des fourneaux et partager cette nourriture merveilleuse qui provient de notre terre : il n’y a pas meilleure façon d’apprendre à connaître ses voisins", assure Melissa, professeur de littérature qui a choisi de vivre ici il y a cinq ans.

Une cinquantaine de convives sont attendus pour le traditionnel dîner du lundi. Les tables sont dressées, prêtes à les recevoir. Dehors, pas un souffle de vent ne vient rider la surface de l’étang que l’on distingue en contrebas. Autour, des collines, des forêts, à perte de vue.
Avec ses maisons en bois patiné par le temps, le village se donne des airs de pionnier du Grand Ouest américain.

Séduire la classe moyenne et préserver les écosystèmes naturels

Oui, mais nous sommes plein Est et à seulement trois kilomètres du premier centre urbain : Ithaca, une ville universitaire de 30 000 habitants qui abrite la prestigieuse université de Cornell. C’est là, à quatre heures de New York, qu’est née en 1991 l’idée folle de créer un modèle de vie alternatif qui puisse séduire la classe moyenne américaine tout en préservant les écosystèmes naturels.

Aujourd’hui, l’écovillage d’Ithaca, c’est 90 maisons et 15 appartements économes en énergie, une vie sociale et solidaire, une gouvernance fondée sur la coopération et le consensus, 22 hectares d’espaces verts protégés, deux fermes biologiques qui permettent à la communauté de manger local… Un laboratoire à ciel ouvert pour inspirer une Amérique qui consomme un quart des ressources du globe tout en abritant 4,5 % de sa population.

 

 

Les résidents adultes doivent donner trois à quatre heures par semaine à la communauté. (Crédit : Michèle Foin)
Les résidents adultes doivent donner trois à quatre heures par semaine à la communauté. (Crédit : Michèle Foin)

Repenser l'habitat humain

"Le but de l’écovillage d’Ithaca est de repenser l’habitat humain", écrivaient ses fondateurs, en 1994, dans l’énoncé de leur mission. Ils envisagent alors une communauté de cinq cents habitants, "pour donner à voir des modèles de vie durables qui répondent aux besoins fondamentaux tels que le logement, la production alimentaire, l’énergie, l’interaction sociale, le travail et les loisirs, tout en préservant les écosystèmes naturels"

Vingt-deux ans plus tard, l’écovillage vient de terminer la construction de son troisième quartier, Tree, après Frog, en 1996, et Song, en 2002, ce qui porte le nombre d’habitants à 250. Chaque quartier possède sa maison commune. On y trouve cuisine, laverie, bibliothèque, chambre d’amis, salle de jeux, bureaux pour permettre le télétravail…

Ainsi les habitations peuvent rester de taille modeste et laisser la part belle aux espaces extérieurs. Les trois quartiers ont été construits selon le modèle de l’habitat participatif : les habitants restent les maîtres d’ouvrage pour la conception, la réalisation et l’aménagement de l’écovillage.

Une qualité de vie exceptionnelle

"Les gens viennent du monde entier pour visiter cet écovillage ! jubile Liz Walker, la cofondatrice. Beaucoup se disent qu’ils pourraient tout à fait vivre ici. Un étudiant de l’université de Rutgers a mesuré l’empreinte écologique de nos deux premiers quartiers. Nous utilisons 63 % de ressources en moins que la plupart des ménages américains pour la nourriture, le logement, le transport, l’énergie… Et pourtant notre qualité de vie est exceptionnelle !"

Depuis près d’un quart de siècle, Liz Walker concrétise la vision fondatrice. Cette grande femme énergique de 61 ans a franchi un à un les obstacles : un incendie qui ravage le premier chantier, les contraintes budgétaires, la crise économique de 2008, au moment du lancement de la troisième phase, les difficultés de gouvernance par consensus ou la farouche opposition aux projets de développement de certains habitants avides de tranquillité…

Hypothéquer l'avenir de la planète

Jamais elle n’a capitulé, convaincue que le village deviendrait un modèle, invitant inlassablement étudiants et chercheurs, américains comme étrangers, à s’emparer de ce cas d’école, repartant sans cesse à l’affût de fonds pour agrandir le village et montrer à ses concitoyens qu’il est possible de vivre confortablement sans hypothéquer l’avenir de la planète.

"Il est clair, aujourd’hui, que nous n’irons pas au-delà de trois quartiers. Les habitants ne souhaitent pas que le village grossisse davantage. Mais notre taille est suffisante pour démontrer qu’il est possible de vivre autrement", insiste-t-elle.

Lire la suite de l'article dans We Demain n°14.

L'écriture épicène

Écrit par Arielle
08/05/2017 - 22:18

Tsé, un pronom, genre!

La première fois que je suis allée à Twin Oaks, j’ai découvert un concept assez nouveau pour moi: non seulement les gens pouvaient choisir leur nom (Squirrel, Apple, Batman, Ghost), mais aussi, leur genre! Ainsi, chacun-e pouvait annoncer la manière dont illes souhaitaient se faire appeler: prénom, ET pronom. D’ailleurs, sur la centaine de membres, j’ai rencontré au moins 2 personnes s’identifiant comme transgenres: à noter que le fait de porter une robe ou des poils n’étaient plus des déterminants permettant de catégoriser les hommes ou les femmes...

Tout ça se passait évidemment en même temps qu’on me parlait pour la première fois du polyamour, de configurations de couple multiples et fluides, et d’une proportion plus grande que jamais de personnes s’identifiant ou explorant l’homosexualité ou la bisexualité. (pour en savoir plus, voir l’article de Richard, Les relations interpersonnelles saveur d’électromagnétisme, et la BD de kimchi cuddles, conçue par Tikva Wolf, une ancienne membre de Twin Oaks))

Bref, les conceptions qu’on m’avait inculquées craquelaient doucement et commençaient à s’effriter avec bonheur, laissant place à un peu plus d’espace, libérant le passage à plus d’authenticité.

 

Mais ce n’est pas tout! Dans le “choix” de ton genre, tu pouvais choisir “femme”, “homme”... ou “autre”!? Oui oui! Il existait un terme, en anglais, pour désigner quelqu’un de manière non-binaire. Le pronom personnel à utiliser est : “co”. Au lieu de dire: “J’ai parlé avec lui aujourd’hui”, “Elle travaillait au champ”, “Co et moi avons pris une marche dans la forêt”.

Évidemment, c’est quelque chose qui semblait plus faisable dans un univers anglophone, où tous les noms, adjectifs et pronoms ne sont pas immédiatement assignés à un genre masculin ou féminin, même quand on parle… d’une table ou d’un bureau! (si ça vous dit, je vous invite à rigoler un peu en écoutant le monologue d’Yvon Deschamps sur la langue française)

 

La Marche des peuples qui a eu lieu en Gaspésie l’an passé pour manifester contre les hydrocarbures, et à laquelle le Manoir a participé pendant près de 30 jours sur les 42 que ça a duré. À chaque jour, les marcheuses et les marcheurs faisaient cercle, pour partager leur ressenti et organiser les différents volets de la marche. Comme il y avait un roulement dans les participant-e-s, cela permettait à chacun-e de se présenter. Le premier tour servait à se nommer, et identifier son “pronom préféré”. Il ou elle était majoritairement choisis, mais mon coup de coeur va à la personne qui, nouvelle à ce concept, a dit “Bonjour, je m’appelle Alex, et mon pronom préféré est le NOUS!”... Aaah, c’est donc ben cute!

Faut dire qu’en anglais, on voit parfois, à l’écrit, “them” utilisé pour désigner un-e “lui” ou “elle” non-binaire. En français, le “on” n’est pas loin de ça!

Féminisation des textes

Un mot épicène est un mot qui n'est pas marqué du point de vue du genre grammatical et peut être employé au masculin et au féminin sans variation de forme. Il me semble que  l’exercice de l’écriture épicène est fortement relié, dans ma pratique du moins, à la féminisation des textes. J’avais envie d’en parler, parce que c’est un enjeu féministe que je trouve important, mais dont je constate que l’aspect politique est parfois balayé du revers de la main, et c’est comme si certain-e-s, s’identifiant ou non comme féministes, considèrent que c’est un caprice que de vouloir cesser d’invisibiliser les femmes dans tous les textes, et que ça n’amène que des complications inutiles et un casse-tête pour la rédaction de document, qui entraînera le gaspillage en allongeant les phrases.

Un peu comme… traduire les documents officiels du fédéral pour refléter ses deux langues officielles, et permettre aux francophones de comprendre ce qui leur est adressé, mettons?

Un enjeu politique? Ben voyons… le masculin n’est pas masculin, il est neutre, c’est bien connu! Demandez à Robert, il vous le dira!

Pff, le langage? Politique? On n’est pas en 1984 quand même!

 

Je vous invite à écouter cette émission de radio qui a été diffusée à Radio-Canada, “La grammaire non-sexiste: Chronique d’Eugénie Lépine-Blondeau” chronique du 25 juillet 2017 à l’émission Nouvelle Vague, qui aborde ces enjeux.

Histoire

(Tiré de Wikipédia)

Au XVIIIe siècle, la primauté du masculin sur le féminin et celle du pluriel sur le singulier finissent par s'imposer, du moins concernant l'accord entre un sujet pluriel et son attribut. Pour justifier la primauté du masculin, le motif, tel qu'énoncé par l'abbé Bouhours en 1675, en est que « lorsque les deux genres se rencontrent, il faut que le plus noble l'emporte » ; étant entendu que, comme l'explique le grammairien Beauzée en 1767, « le genre masculin est réputé plus noble que le féminin à cause de la supériorité du mâle sur la femelle. »

 

Dans son livre “Non, le masculin ne l’emporte pas sur le féminin ! Petite histoire des résistances de la langue française” écrit par Éliane Viennot en 2014, l’autrice démontre comment “l’établissement desdites règles a souvent obéi à des mobiles qui étaient tout sauf linguistiques et scientifiques”.

Comment on fait, pour féminiser des textes?

La féminisation ostentatoire

Choisir de nommer tout le monde (auditeur et auditrice), ou d’utiliser des néologismes qui souligne le féminin à l’oreille (choisir de parler d’autrice, plutôt que d’auteure).

Quelques procédés suggérés sur le site de Céline Labrosse

Voir le détail de chacune de ces formules ici: http://www.langagenonsexiste.ca/menu.htm

  • L’alternance des genres

  • La règle de proximité

  • Le dédoublement

  • Les signes typographique

  • La prédominance du genre

  • La reformulation

  • D’autres avenues

Faire disparaître les marques de genre, en choisissant des termes neutres

Choisir ses mots

“Avec ses genres masculin et féminin, la langue française est binaire. Mais la linguiste Céline Labrosse rappelle que 43 % des adjectifs (libre, authentique) et 29 % des noms communs de personnes (psychologue, concierge) sont bivalents ou épicènes, « ce qui alloue une certaine marge de manœuvre aux personnes ne s’identifiant à aucun des deux sexes. En France, des groupes ont inventé d’autres pronoms personnels (al, ol, iel, yel et celleux) dont la popularité reste à vérifier“  (Devoir) https://www.gazettedesfemmes.ca/13898/quand-le-masculin-lemporte-sur-le-feminin/ (dans le dossier : https://www.gazettedesfemmes.ca/dossiers/ca-mange-quoi-en-hiver-le-sexisme-ordinaire/)

Quelques procédés de rédaction épicène suggérés par l’OQLF

L’office québécois de la langue française préfère opter pour des termes neutres.

  • Dédoublement : l’ouvrière et l’ouvrier

  • Formulation neutre : le lectorat (plutôt que les lecteurs)

  • Pronom ou adjectif épicène : chacun devient chaque

  • Phrase épicène : Les utilisateurs ont librement accès au bureau devient L’accès au bureau est libre

  • Voix active : Les élèves sont invités à devient On invite les élèves à

  • Nom épicène : experts devient spécialistes

L’OQLF ne suggère pas l’accord de proximité (le candidat ou la candidate choisie) ni l’utilisation de formes tronquées comme les étudiant(e)s.

Laisser libre cours à sa créativité et à la poésie de la langue

Celleux, euses, illes, nouEs (les femmes), toustes.

La palette des options est bien vaste et stimulante, j’en viens à voir ça comme un jeu, dont l’important est surtout d’y penser et de développer sa conscience des occurrences du genre. Je perçois souvent le résultat quand l’effort est fait d’utiliser un langage inclusif: comme femme, je me reconnais mieux.

Invisibiliser, mégenrer: une violence

Je tique quand on parle de l’HOMME pour parler du genre humain. Quand on parle de l’ordre des travailleurs sociaux, alors que près de 95% des membres sont des femmes. Quand on parle du nombre “d’heure/homme” quand on estime les besoins pour un chantier. Quand on dit: “les boy’s”, alors qu’il y a des femmes dans la gang.

Des fois, je me sens moins concernées. Pis des fois aussi, je pense que c’est parce que je ne le suis pas: c’est pratique, des fois, d’invisibiliser les femmes, parce qu’en fait, on peut simplement les oublier, quand on pense à “l’humanité”...

 

Mais la rédaction épicène (et même, l’expression épicène à l’oral), revêt une importance encore plus grande pour les personnes transgenre ou non-binaires. Présumer du genre de quelqu’un peut avoir des implications énorme, pour quelqu’un qui doit lutter pour se faire reconnaître comme ille est.

Je ne partage pas l’avis de cette personne à tous les niveaux, mais je trouve intéressant d’avoir l’avis d’un quelqu’un-e de concerné-e. Quoiqu’il en soit, je vous invite particulièrement à lire le dernier point de son texte, qui souligne l’importance de faire l’effort d’un langage inclusif:

https://jesuisfeministe.com/2017/07/04/7-trucs-pratiques-pour-soutenir-l...

Encore une autre émission de radio qui a été diffusée à Radio-Canada, “Faire du français, grâce à l’art et à la sensibilisation” à On dira ce qu’on voudra le 9 mai 2017. On y parle de “C’est quoi ton genre”, vidéo produit par l’ONF.

 

Pour résumer en quelques mots

"Ben voyons, c'est donc ben compliqué, pis c'est tellement intense! Je fais quoi avec, moi?". Le Dalaï-Lama vous dirait, s'il était francophone:

  • Prenez ça comme un jeu, mais prenez ça au sérieux.

  • Soyez créatif-ve-s, mélangez les procédés et les stratégies,

  • et n’ayez pas peur de semer quelques malaises. Rappelez-vous que le français, dans ces règles sexistes, crée déjà des malaises...

  • Et qu’elle peut évoluer!

Chronisme, ou l'oppression temporelle

Écrit par Arielle
07/05/2017 - 16:05

Le présent texte fait référence à un article écrit par une amie qui est venue nous visiter l’an passé, et qu’on retrouve intégralement sur son blogue.

Parmi toutes les formes de domination, d’exploitation et de discrimination qui existent, pourquoi ne pas commencer par la plus incongrue? Avez-vous déjà entendu parler du chronisme?

“Le chronisme, c'est (...) la discrimination envers ce qui appartient au passé, ou la tendance à considérer ce qui appartient à une époque passée comme nécessairement inférieur. C'est, comme son nom l'indique, une discrimination liée au temps.”

Ce que je trouve intéressant de cette démarche du Professeur Dragon, c’est d’une part le fait qu’elle crée un concept pour nommer une réalité et permet ainsi de la mettre en lumière, et d’autre part, le processus qu’elle suit pour expliquer et détailler ce type d’oppression évoque les processus qui génère tous les autres “-ismes”. Et puis, cette proposition lui permet de parler d’intersectionnalité, et de rappeler comment chacun des systèmes de pensée qui crée des catégories et les hiérarchise renforce et est nourrit par les autres.

Je vous invite donc à lire cet article qui, avec créativité et un humour subtile, invite à ouvrir ses horizons et à remettre en question des réflexes et des raccourcis idéologiques banalisés, qui ont pourtant des implications profondes. Surtout quand on vise à participer à la construction d’un monde plus égalitaire.

Mots-clés

Indication GPS pour communauté

Écrit par Arielle
06/23/2017 - 20:44

écrit par Valerie Renwick, de Communities Magazine, Winter, 2016

disponible en anglais dans sa version originale sur le blogue Commune Life

traduction libre par Arielle Paiement

 

SORTEZ du mode de vie urbain/balieusard/rural « tout seul chez vous » encouragé par le courant dominant dans lequel avez vécu jusqu’à maintenant. Selon votre expérience de vie, vous aurez peut-être à TOURNER À GAUCHE pour suivre ce chemin.

ENTREZ IMMÉDIATEMENT dans le coeur de votre nouvelle maison communautaire. Vous aurez à NAVIGUER LES MÉANDRES qui semblent surgir à une fréquence alarmante.

Qui aurait cru qu’un si simple changement dans la cuisine allait irriter autant de personnes? Ce n’était pourtant pas grand-chose…

Qu’est-ce qui n’allait pas avec la suggestion d’adopter un animal de compagnie communautaire : les gens ne veulent-ils pas offrir un toit à un animal errant?

Comment se fait-il que le génie de ma proposition d’une nouvelle entreprise ne saute pas aux yeux de tout le monde? Sauf « tu-sais-qui », bien sûr, et son biais contre toute technologie post-révolution-industrielle…

Faites une PAUSE pour considérer : Quand l’autre personne a dit ce qu’elle a dit, comment me suis-je senti-e? Quelle est sa part de vérité? Dois-je lui laisser un peu d’espace?

Même après avoir voyagé sur la route pendant des années, vous vous trouverez peut-être au coeur d’un épineux conflit de communauté, qui semblent annoncer sa fin dans un horrible enchevêtrement d’émotions. Vous avez plusieurs options :

CÉDEZ LE PASSAGE à une énergie plus vocale, plus articulée, ou plus obstinée.

Ou

PRENEZ UN VIRAGE SERRÉ et tentez de vous occuper des problèmes de long-terme qui se sont envenimés et qui se sont lentement cristallisés à travers les années dans une indélogeable caricature de processus, puis, ESQUIVEZ BRUSQUEMENT les collisions frontales et les éclats émotionnels qui volent vers vous et tou-te-s les autres.

RECALCUL EN COURS…

Maintenant, INDIQUEZ votre volonté à travailler ensemble, et FAITES UN DÉTOUR en ajustant votre position et en offrant une modification à la proposition, qui tient compte des préoccupations qui ont été émises.

Avant de procéder, ACHETEZ VOUS UNE ASSURANCE en investissant dans le point de vue des autres et en mettant de côté de la bonne volonté dans le compte bancaire de votre karma communautaire.

Alors que vous poursuivez le voyage, ENTREZ DANS UN ROND-POINT de réunions, de discussions, de tâtage de pouls. À terme, vous allez…

ARRIVER À DESTINATION! Vous trouverez une solution qui fonctionne pour le groupe!

Maintenant que la situation est résolue et que le poussière communautaire est redescendue, RALENTISSEZ ET RESTEZ À L’ARRÊT un moment, savourez cette période et profitez du rayonnement de la coopération compétente et attentionnée et des sentiments chaleureux envers vos compagnes et compagnons de voyage.

Bien assez tôt, il sera temps de se REMETTRE EN MARCHE et de recommencer...

Construire écologique, un choix stratégique et économique

Écrit par Arielle
05/25/2017 - 22:15

Je vous invite à visionner la capsule de SolutionEra sur la construction écologique. Ça parle de chiffres! Mais ça montre ça en beaux graphiques clairs, c'est dynamique et... convaincant!

Oui, construire écologique, ça coûte moins cher!

Le vidéo n’est pas disponible pour l’instant, j’ai donc tenté d’en retracer ici les explications importantes.

(P.S.: La photo provient d'un article sur la communauté Cambia, qui présente la construction de sa nouvelle grange, sur le blogue Commune Life)

 

Mais avant de vous partager ce que j’ai appris, je veux mentionner que je me suis inscrite au cours en ligne du Certificat en design de bâtiment écologique sur l'Académie Adpat, et que je trouve que ça en vaut totalement le coup. Personnellement, j'avais des réticences face à Francis Gendron, et à l'enthousiasme qu'il portait (et générait!) à propos des earthship, et je ne partageais pas exactement sa vision de la construction écologique. Ses vidéos m'énervaient donc un peu, de sorte que même si, au fil des années, j'avais à différentes reprises été mise en contact avec ce qu'il faisait, je ne m'étais jamais rendue à en écouter un au complet, et que j'étais rendue plutôt sceptique.

Mais, sans savoir trop pourquoi et en m'étonnant un peu moi-même, quand j'ai appris qu'il créait avec d'autres une école en ligne, l'Academie Adapt, et qu'il souhaitait avoir du soutien de la communauté pour aider à en financer le démarrage, j'ai choisi d'y mettre mes sous. Je trouvais la cause noble, et je me suis dit que l'inspiration qu'il génère pour la construction écologique, c'est un bon début. Un tel projet d'école en ligne ne pouvait que promettre une qualité et une rigueur, et il fallait donner la chance au coureur! Et puis, la contrepartie que j'avais choisie pour le socio-financement me donnait accès à toutes les formations, présentes et futures: j'allais un jour ou l'autre y trouver mon compte.

J'ai commencé par une première formation sur la "Serre du futur". Honnêtement, elle m'a déçue: j'ai regardé quelques vidéos, laissé des commentaires à des fins d'amélioration, et me suis réorientée vers le "Certificat en design de bâtiment écologique" en ne m'attendant pas à grand-chose... mais là! Ouf!!! Je recommande fortement!

En tout cas, même si vous ne vous lancez pas pour la total, si je n'avais qu'un vidéo à vous suggérer, ce serait celui sur les défis financiers, ou "Pourquoi construire une maison écologique est toujours moins cher". En fait, je dirais que cette heure de visionnement pourrait changer le cours de votre vie! (ok, là, je vais peut-être juste un peu trop loin ;-P)

Bon visionnement!

 

Investissement VS dépenses

Qu’est-ce que la différence entre une dépense et un investissement? La dépense est récurrente, et « disparaît » dans les poches de quelqu’un d’autre. L’investissement est une dépense sur le coût, mais qui rapporte à long-terme, et qui vous donne quelque chose que vous gardez pour vous.

C’est la différence entre payer ses dépenses d’électricité à Hydro-Québec, ou payer un peu plus cher pour une maison mieux isolée, ou des fenêtres de meilleure qualité. C’est la différence entre payer des intérêt à la banque, ou rembourser son hypothèque plus vite pour mettre l’argent économisé de côté. C’est la différence entre donner son argent à l’épicerie, ou mettre du temps sur un jardin à la maison.

Deuxième élément à garder en tête : pour 1$, il faut en gagner 2$. Parce qu’on paie des impôts sur l’argent gagné, des taxes sur l’argent dépensé. Et aussi, on peut penser à toutes les dépenses associées au fait de travailler : le transport, les vêtements, les frais de garderie, etc.

Performante, simple, durable, évolutive : toujours moins cher

Par la magie des maths (et des tableaux excell terriblement bien maîtrisés, et aux graphiques qui les illustrent), Frédéric Wiper nous démontre de manière implacable pourquoi construire écologique coûte moins cher.

  1. Conventionnel.

On part de l’exemple « de base », celui du « voisin » qui a construit « moins cher » et n’a pris aucune mesure écologique. 175 000$ pour le coût de la maison toute seule, sur 25 ans, calculé sans mise de fond pour l’exercice, ce qui donne des paiements mensuels de 1000$ environ, lorsque emprunté à 5% d’intérêt. La puissance des intérêts composés est démystifiée en prime!

Il nous présente aussi un tableau pour illustrer le détail des paiements mensuels dans le temps, où on voit par exemple qu’après 10 ans et donc 120 paiements de 1000$, il reste encore 129 000$ sur l’hypothèque à payer, à cause du ratio intérêt/capital. On voit aussi qu’après 25 ans, lors de son dernier paiement à la banque, la personne aura payé 174% du coût initial de la maison! Ce montant est une dépense, car l’argent ira à la banque et vous ne le reverrez jamais.

  1. Performante.

Le premier cas alternatif présenté est celui d’une maison solaire passive : vitrée au sud, bien isolée, avec masse thermique.

a) Ça n’entraîne pas de dépenses supplémentaires, car la maison bien conçue est aussi plus simple : plus petite, sans corridors, toit monopente, et des espaces ouverts au sud qui donnent une impression de grandeur malgré une maison modeste.

Un élément est ajouté au calcul : les coûts de chauffage, évalués à 86$/mois et indexé au coût de la vie (une augmentation d’environ 1$/4 mois est estimée). En calculant que ce montant économisé est transféré aux paiements hypothécaires, la personne rembourse son hypothèque en 21 ans au lieu de 25 ans. Après 25 ans donc, elle a économisé 67 000$ (en assumant que cet argent est placé à un taux de 5%)

b) Si toutefois la personne souhaite une maison aussi grande que son voisin, un 20 000$ de surcoût est ajouté au prix de la maison conventionnelle, pour une hypothèque de départ de 195 000$. Ce qui, grâce aux économies de chauffage, sera remboursé en 25 ans quand même.

Pour les exemples suivants, l’option de la maison simple (et donc plus petite) est conservé, car c’est celle qu’on veut nous encourager à choisir. Car c’est la plus écologique et la plus économique!

  1. Durable

On ajoute un autre élément : la durabilité des matériaux. Revêtement changé au bout de 10 ans VS revêtement sans entretien; toiture à changer au bout de 12 ans VS tôle garantie 50 ans; fenêtre à changer au bout de 20 ans VS celles garanties 50 ans. Ces rénovations sont calculées comme étant empruntées sur l’hypothèque, ce qui décale d’autant le remboursement. Ainsi, après 25 ans, il reste 68 000$ à payer sur cette hypothèque pour le voisin, là où une maison performante, simple et durable aura permis d’économiser 67 000$. 10 ans plus tard, le voisin aura économisé 19 000$, alors qu’il espérait en avoir ….$, et l’écolo aura déjà 160 000$ de côté.

Voilà une autre illustration de la différence entre une dépense et un investissement!

  1. Évolutive

Une maison écolo permettra des améliorations futures. L’exemple utilisé est celui de l’ajout d’une « serre d’abondance » attenante à la maison, après 5 ans. Ils estiment qu’autoconstruite, c’est un investissement qui se rembourse en 4 ans. Pour l’exemple, ils calculent toutefois une serre clé-en-main, d’une valeur de 30 000$ mis sur l’hypothèque. En ajoutant un nouvel élément pour le caclucl : la valeur des légumes produits, sauvée sur les dépenses d’épicerie. Qui est estimée à 250$/mois, indexé (1$/mois). Apparemment, c’est une production évaluée pour un travail minimal d’entretien. Et pensons que ça ajoute un bel espace de vie 3 saisons!

Accessible pour toustes

La mission de Solution Era est d’offrir une façon de se construire qui est abordable et accessible pour tout-e-s. Le premier étant démontré, il nous explique comment pouvoir le faire, à n’importe quel budget. Avec une démarche argumentative qui milite pour un mode de vie collectif : « N’importe quel rêve, si tu divise le coût par 10, devient réalisable ».




Type d’unité

Coût d’achat

Ressources partagées

Unifamiliale

350 000$

Rien

Éco-hameau

250 000$

Puits, jardins, route d’accès, etc

Cohabitat

150 000$

Murs, toit, serre, etc.

Colocation

85 000$

Cuisine, salon, bureaux, etc.

 

Ça, c’est sans compter la logique suivante, dont j’ai eu la réalisation par une formation que j’ai suivi avec Éco-habitation. Prend 4 unités 20’x20’ :

  • Décollées, c’est une superficie de murs extérieurs (plus coûteux et plus de perte d’énergie) de 320’.

  • Toutes collées côte à côte, comme des maisons de ville, c’est un périmètre de 200’. Donc, sans ajouter d’isolation, tu viens d’améliorer ta performance énergétique de 37,5%!

Et que dire de la possibilité de diminuer les surfaces habitables, en mettant certaines pièces en commun (1 grande cuisine au lieu de 4; des espaces-bureau ou des chambres d’ami-e-s collectives au lieu d’ajouter 1 à 2 pièce par unité d’habitation; etc.)

C’est donc pas juste économique, mais également plus écologique d’habiter coller! Surtout au Québec!

Mots-clés

Le Manifeste Communard

Écrit par Arielle
08/06/2017 - 16:05

Le manifeste communard a été rédigé par la communauté de Las Indias et son réseau. Il a d'abord été écrit en espagnol, puis en anglais. Nous l'avons traduit en français, au meilleur de nos compétences.

Ça a pris environ 1 an à faire ce travail, que nous vous partageons aujourd'hui.

Ce ne sont donc pas nos propos, mais nous souhaitons les aider à diffuser leur message, car en quelque part, on partage certaines idées.

Ce document se veut un outil de réflexion, de dialogue, de débat. C'est une critique du capitalisme, inspiré du marxisme, avec une touche d'amour pour les technologies open source. En 32 pages bien denses. Pour geek averti-e!

Téléchargeable ici en format pdf.

Bonne chance!

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