Infolettre du Manoir - no 11 - automne 2016

Le Manoir a 1 an!

Écrit par Admin
09/29/2016 - 21:54
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Le 7 septembre 2016, le Manoir fêtait sa première année d’existence formelle, avec une bande de joyeux lurons sur la plage de Bonaventure.

Un an, c’est un tout petit “peut” sur une vie. Mais quand on tient compte de tous les projets qui sont rêvés et qui ne voient pas le jour, et de tous ceux qui ne parviennent pas à dépasser les embuches, la démonstration de ce possible est porteuse d’espoir.

Fêter la fondation de notre communauté intentionnelle, c’est donc bien sûr l’occasion de célébrer. C’est également une étape d'introspection, l’espace pour se demander: quel est le chemin parcouru? Quelles sont les traces laissées par notre travail et nos démarches pendant les 12 derniers mois? Qu’y a-t-il à retirer de ce chapitre qui nous aidera à écrire notre histoire? Évidemment, on aurait pu vous relater les différentes activités qui nourrissent notre quotidien, les éléments caractéristiques qui rythment telle ou telle saison. On pense toutefois que l’on vous présente ces bribes de vie collective au fil des infolettres, à travers des articles où l’on vous partage nos fiertés et nos défis. On a voulu, pour le présent article, aller toucher à ces petits quelques choses qui nous ont accompagnés tout au long de l’année, de manière continue, qui ont évolué et se sont transformés, et dont le développement aurait été masqué par une rétrospective sectionnée à la manière d’un Bye Bye...

Consolidation de notre culture et de notre structure

La première chose qui nous vient à l’esprit quand on pense à ce qui a grandi et s’est consolidé durant la première année d’existence du Manoir, c’est la culture et la structure du groupe. Nous avons misé depuis le début du projet sur la clarté et la communication. Un an plus tard, nous avons une liste d’outils que nous nous sommes appropriés, que nous avons construit ensemble, et qui risquent de nous suivre longtemps.

La clarté de la vision d’abord, qui a su être rassembleuse et qui contribue à nourrir la motivation pour le projet de chacun-e d’entre nous. Ça semble anodin, mais c’est la pierre #1 de notre fondation.

Ensuite, la place centrale que nous donnons à l’élaboration d’une culture de consensus, et qui s’incarne dans le temps que nous nous donnons pour jaser. De un jour et demi à deux jours de réunion par semaine! Ça peut sembler incroyable, mais nous avançons énormément dans nos démarches communes, et nous avons l’espace pour discuter de toutes les tensions qui peuvent émerger, ce qui évite tellement de conflit et qui rend notre travail tellement plus efficace!

Pour nous aider à travailler mieux, nous avons une boîte à outils bien garnie. Sur nos murs, vous pouvez voir les différents tableaux qui nous aident à nous orgnaniser et à planifier: tableau des priorités, liste des tâches et responsabilités, astrologie radicale (à chaque mois, on se donne un défi pour pousser notre vision plus loin dans le concret), ordre du jour, ligne du temps.

Nous avons aussi des méthodes qui nous aident à travailler vers un consensus: la méthode des 6 chapeaux, par exemple, ou celle que nous avons affectueusement appelé MIAO (menaces, inconvénients, avantages, opportunités).

Toutes ces rencontres assidues et cet ouvrage vaillant ont mené à l’élaboration des premiers éléments de notre charte: intégration des nouveaux membres, comment régler un comportement problématique, expulsion d’un-e membre, notre mode de prise de décision, nos ententes de partage de revenu. Et sous peu, nous vous parlerons d’un autre document qui nous est bien utile au quotidien et qui n’implique pas la vie en communauté pour être mis en place: notre guide d’achat!

Enfin, nous avons des outils de communication pour favoriser et faciliter le dialogue, et l’évacuation des tensions. Sur toute l’année, nous nous sommes formés en CNV (communication non-violente). Nous avons intégré plusieurs des outils que nous y avons découvert, comme les étapes d’auto-connexion (pensées, sentiments, besoins, demande).

Nous avons également emprunté à Acorn leur processus de “clearness”, que nous avons librement francisé sous le terme de “lampadaire”: c’est le moment où un membre rencontre chacun-e des autres membres pour voir comment ça se passe, leur relation. Le lampadaire est une étape du processus d’intégration des nouveaux-elles membres, et chaque membre régulier-ère doit ensuite utiliser cet outil d’hygiène relationnelle une fois par année.

 

Ainsi, la façon dont on communique, dont on prend nos décisions, dont on organise notre quotidien (les repas, l’épicerie, nos transports, etc.), la vision partagée et les ententes que nous construisons pour la concrétiser, tout cela participe à la consolidation de notre culture et de notre structure, et c’est quelque chose qui est en développement, et dont on peut suivre les traces à travers les documents que l’on crée ou la dynamique que l’on vit.

Se tricoter une communauté

D’autres jalons sont posés, peut-être moins tangibles (quoique souvent touchants), ce sont les liens qui se sont tissés dans la dernière année.

Les liens entre nous, qui partageons des rêves, des projets, un espace de vie et notre quotidien. Nous apprenons à nous connaître les un-e-s les autres, à savoir compter sur nos forces respectives et se soutenir et se compléter dans nos faiblesses. Pas toujours facile, des petits irritants tendent parfois ces liens sur une corde raide. Mais on prend le temps et l’espace de se masser les un-e-s les autres, d’aplanir les ‘tites bosses, et même si on aime gravir des montagnes, on s’arrange pour pas s’en faire avec rien. On fête, on joue, de la musique et de la société, on fait de l’esprit de biscuit chinois, on va nager, récolter la forêt, camper, on chante la révolution!

Les liens avec la communauté élargie qui nous entoure. Nos ami-e-s proches, avec qui nous échangeons plus fréquemment des services, des légumes, des câlins, avec qui nous partageons des moments étonnants. Des personnes que nous rencontrons à travers nos démarches, des porteurs-euses de projets dans divers organismes qui nous soutiennent dans le démarrage d’entreprises, des agriculteurs du coin avec qui nous échangeons du temps, des conseils, ou de qui nous achetons des outils, des voisins qu’on inspire à démarrer des jardins ou à faire des conserves, des groupes et mouvements sociaux et politiques dans lesquels on s’implique et avec lesquels nous luttons pour préserver l’équilibre. On nous connaît et on nous reconnaît de plus en plus, les gens s’habituent à nous voir débarquer en équipe, nous offre leur support et leur soutien, font appel à notre énergie pour nourrir des projets structurants dans notre village, notre région.

Les liens que nous développons avec le milieu naturel gaspésien nous enracinent tranquillement. Connaître les plus beaux accès à la rivière, les marées qui amènent les courants chauds ou les caplans, marcher à l’affût des champignons qui se mangent (ou pas!), s’adapter au climat qui offre des défis agricoles spécifiques à une saison courte mais chaude, reconnaître les arbres et les oiseaux qui nous entourent, les vents qui soufflent, les journées qui s’allongent et se raccourcissent. Avoir notre sentier préféré dans la forêt derrière chez nous, nos repères. Voilà des liens intangibles, mais vibrants.

Enfin, cette première année d’existence a été l’occasion de créer de nombreux liens dans le milieu des communautés intentionnelles, tant au Québec (entre autres grâce au Forum Social Mondial), qu’auprès de communautés à partage de revenu ailleurs dans le monde. Nous sommes maintenant une communauté en dialogue de la FEC, la fédération des communautés égalitaires, qui ne comprenait jusqu’à maintenant que des communautés états-uniennes. Nous avons créé un contact durable avec Las Indias, une communauté cyber-punk nomade installée en Espagne pour l’instant: nous avons fait la traduction française de leur manifeste communard (un autre article à venir!). Nous avons participé à la cueillette des savoirs organisée par le collectif le Récif, à l’Auberge de la Grève à Trois-Pistoles pendant tout le mois de juillet, et cherchons à échanger biens et services avec elleux. C’est vraiment enthousiasmant et stimulant de sentir que nous faisons partie d’un vaste mouvement, et valorisant de penser que nous contribuons à consolider des outils et une culture qui viendra soutenir le développement et le maintien d’initiatives de vie collective.

Une première année sous le signe du dynamisme et de l’effervescence

Durant notre première année, nous serons passé de 3 membres en septembre 2015, à 6 aujourd’hui.

Cette première année nous a permis de démontrer notre sérieux et notre capacité à réaliser, à rendre concrète notre vision. D'abord, on croyait nous-mêmes en nous. Puis, les gens qui se sont joint durant l'année on cru en nous, de l'intérieur. Maintenant, les gens autour croient en nous "de loin", autrement dit, on les inspire et illes admirent ce qu'on crée, mais "ne vivraient pas comme ça". De temps en temps, on se demande quelle sera la suite: un jour peut-être, que les gens qui croient en nous vont se dire"hey, je pourrais vivre comme ça moi aussi’’. En fait, certaines personnes m’ont déjà révélées que notre mode de vie les avait inspirées et qu’elles avaient changé certains comportements pour adopter certaines de nos pratiques. Par exemple, une amie a commencé à se déplacer plus souvent en vélo, d’autres veulent commencer à vivre dans des communautés intentionnelles. Comme quoi on est pas les seul-es à être inspirés!

 

Alors, qu’est-ce que ça prend pour durer un an?

Eh bien, je dirais que nous n’avons pas seulement “toffé” un an. Les gens qui nous rendent visite ou avec qui nous travaillons nous donnent un feedback positif. Plein de projets nous attendent pour l’année qui s’en vient: nous achetons une terre, nous déménageons, nous démarrons une entreprise, et des milliers de petits défis nous attendent. Nous ne sommes pas en survie, nous sommes en pleine expansion!

 

Joignez-vous à nous pour célébrer notre ANCRAGE
dans notre nouvelle demeure, les 14-15-16 octobre!

                                                     

En 2015, c’était l’austérité, ben je dirais que ça pas changé tant que ça…

En 2015, la cimenterie commençait à pointer son nez, là, elle est grosse, imposante, sale et bouffeuse des fonds publics.

En 2015, c’était Philippe Couillard au pouvoir pis Justin Trudeau, pis fuck, on se demande cette année encore pourquoi la révolution n’a pas encore eu lieu.

Et puis? Qu’est-ce que l’avenir vous réserve pour la prochaine année? ;-)

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Commentaires sur cet article 1

La ferme coopérative les potagers partagés

Écrit par Audrey
09/29/2016 - 00:00

Après des mois de réflexion, d’écriture, de discussion, le manoir a en son sein une nouvelle entreprise : la ferme coopérative les potagers partagés! C’est une coopérative de travail dont le principal but est faire pousser des légumes biologiques et des semences de légumes pour les vendre dans la Baie-des-chaleurs.

 

Dans notre vision, nous aurons plus d’une trentaine de différentes sortes de légumes! Nous voulons utiliser des chevaux pour nous aider dans les travaux de ferme, ça nous aidera à nous éloigner de l’utilisation du pétrole. Nous voulons aussi rendre disponible des paniers de légumes biologiques dans un modèle plus flexible: celui des ardoises. C’est un nouveau concept où les gens décident par eux-mêmes ce qu’ils mettent dans leur panier de légumes. Au début de l’année, ils donnent un acompte et par la suite, les personnes choisissent la quantité et les types de légumes qu’ils veulent manger à chaque semaine. Nous voulons aussi aller dans les marchés publics et vendre par Baie des saveurs.

Cet été, nous avons eu notre premier projet ‘’agricole’’ dans le sens où nous avons été ramasser des amélanches à Mont-Louis et que nous les avons vendus à des particuliers, lors des marchés publics et aussi à quelques entreprises. L’expérience a duré deux jours les deux fois que nous y sommes allés. C’était relax, un bon moment pour créer des liens ensemble, de parler de tout et de rien et de simplement s’amuser. De plus, je dirais qu’on aime tous et toutes travailler pour nous-mêmes en ayant conscience que tout notre travail n’ira pas enrichir qu’une seule personne.

 

De plus, pendant l’été 2016, nous avons fait pousser des semences de légumes biologiques que nous vendrons encore une fois grâce au réseau de Baie des saveurs et à la coop tournesol. Nous aurons des pois, gourganes, fèves et courge red kuri et peut-être d’autres surprises. On espère qu’il y aura plus de choix l’année prochaine!

Cet automne et cet hiver, il y aura la construction d’infrastructures et l’acquisition d’équipements: salle de conditionnement, de semis et frigo sont au menus! Avec ce projet de ferme, nous nous rapprocherons de notre objectif d’autosuffisance.

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L'Ancrage, notre pendaison de crémaillère

Écrit par Admin
09/25/2016 - 00:00

Cher-ère ami-e, voisin-e, collègue, famille, cousin-cousine, et toute personne qui a envie de nous rencontrer et de célébrer avec nous,

Le collectif du Manoir navigue sur les flots de la vie depuis plus d’un an, et il a le vent dans les voiles! Il se dirige vers son nouveau port d'attache et c'est maintenant qu'il s'ancre dans une nouvelle phase de son épopée:

Nous vous invitons solennellement à un évènement qui nous tient à coeur; notre pendaison de crémaillère qui aura lieu du 14 au 16 octobre 2016 sous le thème de l’Ancrage au 163, 6e avenue ouest à Paspébiac, dans la Baie-des-chaleurs, en Gaspésie, au Québec. Venez même déguisé en pirate si le coeur vous en dit. Un-e vrai-e pirate se cache parmi nous, à vous de le ou la trouver!

Horaire prévu rempli de surprises

Vendredi 14 octobre: 5h à 7h Bonne bouffe et 19h et + : feu de joie, chansons et micro ouvert
Samedi 15 octobre : 10h présentation du Manoir, 13h coup de main communautaire, 16h tour du proprio, 18h: Méchoui pour tout le monde, 21h: soirée festive avec musique et danse
Dimanche 16 octobre: 10h : tour du proprio/chasse aux trésors, 13h coup de main communautaire

 

Biensûr, vous pouvez venir coucher et passer toute la fin de semaine avec nous.

Voici la liste de choses que vous pouvez amener: tente, matelas de sol, sac de couchage, imperméable, couverte, maillot de bain et tuque, pelle ronde, sécateur, débroussailleuse ou scie mécanique, vos boissons, votre vache.

Audrey, Vincent, Arielle, Petit-coeur, Richard et Jean-François
La gang du Manoir

courriel: manoir.intentionnel@gmail.com

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Formation aux processus décisionnels de groupe

Écrit par Arielle
09/18/2016 - 14:33

J’ai été invitée à animer un atelier sur les processus de groupe au camp d’action contre les hydrocarbures qui a eu lieu à Bonaventure du 1er au 7 août 2016. J’ai dit oui tout de suite, parce que c’est un sujet qui me fait tripper, tout en appréciant le défi qui s’offrait à moi: en effet, je n’ai jamais eu à tenter de “transmettre” ce que j’ai pu glâner comme expérience et réflexion sur les processus de groupe. Si j’ai un coffre à outils de mieux en mieux garni, dans lequel je pige régulièrement pour proposer des méthodes et des processus aux groupes auxquels je prends part lorsque je sens que nous sommes bloqué-es, je n’avais jamais eu à organiser ça de manière cohérente et intégrée, ni à mettre en mots mes perspectives sur la question. C’est ce que la préparation de l’atelier, ainsi que l’écriture de cet article m’ont permis de faire!

Pis finalement, on dirait que j'ai trop de choses à dire, je ferai donc cet article en trois parties, dont vous trouverez ici la première. Ceci est donc en quelque sorte l’introduction: je vous présente mes réflexions sur 3 tensions principales que j’ai identifiées, autrement dit 3 défis posés par les processus de groupe, et auxquels les outils qui seront présentés dans un article ultérieur veulent offrir une réponse ou un soutien.

Impermanence et continuité

D’abord, la tension entre impermanence et continuité. Le camp d’action a été organisé suite à la Marche des Peuples pour la Terre Mère, pour laquelle des gens on fait le tour de la Gaspésie à pied en 42 jours. C’est donc un groupe qui s’est maintenu dans le temps, malgré un grand roulement de personnes, malgré l’arrivée et le départ de marcheuses et de marcheurs pratiquement à chaque jour.

Il faut prendre en compte la nécessité de la transmission, de la passation, de ce que les ancien-ne-s montrent aux nouvelles-eaux, tout en étant ouvert-e-s à des modifications que ces dernières-ers voudraient amener. Dans une démarche où l’on souhaite déconstruire les relations de pouvoir, cela peut soulever des défis supplémentaire : la situation de  devoir « montrer », « enseigner », face à ce déséquilibre entre les personnes « qui savent », qui « possèdent » les moyens, et ceuses qui ne les ont pas encore, crée parfois un malaise. Le meilleur moyen pour dépasser ce débalancement est-il de le nommer et de travailler à le réduire en formalisant le partage des connaissances, ou de taire ces différences et de préférerlaisser les personnes inexpérimentées apprendre d’elles-mêmes tout en limitant les interventions des personnes les plus habilités pour éviter d’avoir une influence plus importante sur le groupe?

Un ami (expérimenté) a partagé sa méthode avec moi. Lorsqu’un nouveau groupe démarre, il commence en laissant les choses aller, pour la première réunion. À la fin, un cercle de rétroaction sur le processus de la rencontre permet à tout le monde de souligner des problèmes ou des tensions observées. Alors, sa façon de faire à lui, c’est de dire : « dans mon expérience », ou « j’ai déjà vu un groupe utiliser telle ou telle chose ». Et laisser le choix au groupe de dire si ça les intéresse ou pas. Et, à la rencontre suivante, le groupe analyse l’impact de l’utilisation de tel ou tel nouvel outil, et choisi de se l’approprier ou pas.

Diversité/différence et inclusion

Une autre tension qui se présente souvent dans nos milieux militants est le défi de l’inclusion. En effet, on souhaite que les gens les plus diversifiés se sentent les bienvenus et puissent prendre une part active à la démarche. Cette aspiration à l’inclusivité est issue d’une critique du système économique, politique et social capitaliste, qui génère l’exclusion et des relations de pouvoir inégalitaires, de domination et d’exploitation. Dans une volonté de cohérence, et de construction de l’alternative, on souhaite que nos processus citoyens soient représentatifs de la diversité présente dans la société, et l’on souhaite déconstruire les mécanismes d’exclusion et de domination que l’on porte en nous parce qu'on est issu de cette société inégalitaire. De plus, une diversité d’approches, d’expérience, de capacité, d’intérêt, de disponibilité et de niveau d’engagement, peut être source d’une grande richesse lorsque les multiples perspectives ont l'occasion se nourrir les unes les autres.

En effet, les échanges peuvent mener à créer ou découvrir des voies alternatives qui étaient invisibles dans l'angle mort de chacun des points de vue isolés, mais qui apparaît au grand jour sous l'éclairage nouveau des milles feux de l’intelligence collective. Les idées élaborées et les actions organisées peuvent être plus puissantes, parce qu'elles intègrent et répondent à de multiples enjeux en même temps. Leur effet subversif et émancipateur est démultiplié par la conscience des différentes formes de domination, d'exploitation et d’exclusion. Enfin, les outils développés pour y faire face sont mis en commun et bonifiés par les approches des un-e-s et des autres.

Toutefois, le processus d'élaboration de cette collaboration peut parfois être chaotique et générer des défis douloureux. En effet, dans la pratique, ces différences peuvent s’entrechoquer, sembler s’opposer, prendre des dimensions personnelles en se matérialisant sous forme de conflits, et paraître irréconciliables tant qu’on n’a pas trouvé la manière de les identifier, de les analyser, et de les faire progresser. On a un vocabulaire différent et on ne se comprend pas, on veut que nos enjeux soient prioritaires et on les perçoit comme "plus important", ce qui peut mener à ignorer ou minimiser ceux des autres, on a des façons de travailler différentes et on les maîtrise plus ou moins selon notre niveau d'expérience, et on a, mêlé à tout cela, des réalités et des défis personnels différents qui peuvent faciliter ou entraver notre participation, notre capacité à communiquer et à se relier, etc. Ce sont les nécessaires difficultés soulevées par l’exercice de chercher et trouver des mécanismes et des méthodes qui permettent effectivement une égalité devant la participation.

L’autogestion : démocratie et leadership

Enfin, l’autogestion est un concept à la mode dans les groupes qui cherchent à construire une alternative à un système d’oppressions, de dominations, d’abus de pouvoir, d’aliénation, et pour lesquels le système politique est une farce de la démocratie, mieux connu pour la corruption qui l’habite et son favoritisme pour les grandes entreprises que pour son écoute du peuple qu’il est censé “représenter”. Je partage vivement l’intérêt pour les démarches d’autogestion, mais je crois qu’il y aurait un bon travail à faire afin de définir ensemble ce que ça veut dire, et comment ça s’exprime. Je vous partage ici mes réflexions afin d'apporter quelques briques à cette démarche collective de définition de nos pratiques et d'élaboration d’un cadre théorique commun, qui tire sa force de la référence à des concepts clairs.

autogestion et structure

D’un côté, j’entends souvent parler de l’autogestion comme une absence de structure, où les choses s’organisent et se réalisent de manière spontanée et « organique », qualités souvent présentées et idéalisées en opposition à un système structuré, bureaucratique, lourd, castrant, hiérarchique, rigide (pour des outils ou une réflexion plus poussée sur la philosophie et les éléments à prendre en compte dans cette approche critique post-structuraliste et post-moderne, je suggère fortement le livre « Micropolitique des groupes »). C’est quelque chose qui me fait un peu tiquer, parce que j’y vois certains raccourcis, qui peuvent mener à des glissements dangereux pour la vie et l’efficacité d’un groupe, et le moral des gens qui y sont impliqués, de même que leurs relations entre eux. Je suis personnellement d’avis qu’il y a des structures partout, qu’on les voit ou non, et que de refuser d’établir des postes ou des relations de "pouvoir" ne signifie pas qu’ils sont absents (voir « The tyrannie of structurelessess » de Jo Freeman, impliquée dans les mouvements féministes des années ‘60 qui tentaient de lutter contre l’idée de leader et de la division du travail.). Au contraire, si l’on souhaite protéger l’égalité, la participation, la liberté, il faut se doter d’outils, de mécanismes, de structures pour l’assurer. L’autogestion, à mon sens, c’est de décider ensemble des structures dont on veut se doter. Je tiens à souligner également que selon moi, se débarrasser des structures est quelque chose que l’on peut faire tranquillement, UNE FOIS QUE tout le monde a intégré le fonctionnement, qu’une culture est établie, que les ententes ont été nommées clairement. L’absence de gestion n’est pas de l’autogestion, c’est juste le bordel.

autogestion: articuler initiative personnelle et gouvernance participative

De l’autre côté, dans l’autogestion, je vois un équilibre précaire, toujours en construction, entre la démocratie et le leadership. Je n’irai pas en profondeur dans cette réflexion, car chacun de ces concepts pourrait à lui seul faire l’objet d’un travail de maîtrise. En autogestion, on assume que toute décision doit se prendre en consensus, que le groupe doit être d’accord avec les directions qui sont prises, tout en incitant les participants à prendre des initiatives, à mettre des projets sur pieds, à prendre en charge des responsabilités. Or, comment trouver le juste milieu entre « aller de l’avant », et consulter et prendre en compte l’avis de tout le monde, ou établir un consensus? Je trouve parfois qu’on accompagne peu les personnes qui sont nouvelles face à ce mode de fonctionnement. Je trouve aussi qu’on discute peu de ces enjeux, de la définition que chacun a de l’autogestion, de la démocratie, du leadership. Comment faire en sorte de préserver, et même d’encourager la liberté de chacun-e, tout en offrant un réceptacle pour canaliser ces énergies, ces connaissances, ces aspirations, vers un but commun? L’efficacité est-elle un frein à la liberté? Faut-il nécessairement passer par le chaos pour y arriver? Et comment encourager le développement d’un leadership positif et collaboratif, des habiletés à être gardien-ne du cheminement de chacun-e et à savoir « ramener » lorsque les débordements individuels nuisent à l’avancement du groupe?

autogestion: définir “qui est nous?”

Enfin, j’aimerais ajouter quelques pistes de réflexion qui touchent au mode de fonctionnement qu’on choisit pour un groupe. La première question à se poser, c'est: quel est le but du groupe? J'identifies 3 objectifs possibles de nos démarches, chacune appelant une attitude différente:

  • S’opposer, dire non. Peut-être qu’on ne cherchera pas à construire un consensus avec l’industrie pétrolière. On aura peut-être une attitude plus déterminée et confrontante.

  • Proposer et construire l’alternative. Là, ça vaut la peine de se former, d’expérimenter, de développer des manières de faire, de pratiquer l’autogestion et le consensus. Chercher la cohérence avec notre idéal, “être le changement que l’on veut dans le monde”.

  • Changer les structures et les institutions. Parfois, ça prend du temps, et ça se pourrait que ça se fasse de différentes manières. Par exemple, par la sensibilisation et l’éducation. On peut organiser des activités qui font vivre certaines expériences, ou qui sont un peu subversives dans leur format. L’objectif est de brasser la cage plus ou moins doucement, de montrer autre chose. Ici, on ne va probablement pas chercher à atteindre le même niveau d’autogestion et de consensus avec les participant-e-s de l'activité de sensibilisation qu'au sein du comité qui l'organise.
    Par exemple, l’élaboration de l’évènement peut se faire par autogestion, à l’interne. Ainsi, si je co-organise un évènement, on peut définir un groupe porteur qui aura le mandat de choisir la date, les blocs horaires, les thématiques, proposer des intervenants; faire des propositions, encadrer, partager des outils pour avoir une base commune, identifier une liste de tâches à effectuer, et faire place à l’ouverture de modifier, de s’adapter, selon le contexte ou les attentes des personnes présentes. Mais on ne demandera peut-être pas aux visiteurs d’eux-mêmes décider l’heure du début des ateliers, ou d’organiser la gestion des repas (jusqu’à faire l’épicerie la journée même!) Ce n’est pas du fascisme de "décider" pour les participant-e-s, c’est une manière de rendre l’autogestion réellement participative et efficace. Y’a comme une échelle, tsé. Et parfois, le niveau de profondeur du cadre dépend des contextes, et de la taille des groupes. Par exemple, si le groupe porteur est formé de 3 ami-e-s engagé-e-s qui se connaissent bien, elleux n’auront peut-être pas besoin d’autant de cadre qu’un grand groupe de personnes qui se connaissent peu ou pas, sans expérience de travail en autogestion, et qui sont là pour une participation ponctuelle.

autogestion et prise de décision

Également, dans ce point, j’aimerais aborder la question du consensus. J’y reviendrai plus loin, mais je pense que dans « autogestion », et pour son aspect de revendication de la démocratie et du pouvoir d’organisation collectif, on présuppose l’utilisation du consensus comme mode de prise de décision. Or, j’ai souvent l’impression qu’on ne clarifie pas le mode de prise de décision (genre, on veut tu vraiment fonctionner par consensus), pas plus qu’on n'explique comment ce mode de prise de décision fonctionne, quelles en sont les balises et les limites, etc. Aussi, on dirait qu’on estime qu’on est « naturellement » capable d’utiliser le consensus, autant comme individus même si on n’a pas vraiment d’expérience avec ça, autant comme groupe : parce que hein, si on est de bonne volonté, ça va être simple pis ça va marcher. Mais non! Là-dessus, j’aimerais surtout souligner un élément essentiel du consensus, pour faire court parce que c’est quand même un grand sujet: pour fonctionner par consensus, il faut une vision claire, et partagée. Si on n’a jamais établi quelle était l’utilité du groupe que nous formons, ça va être dur de s’engager et de travailler ensemble vers cet objectif, et sur quoi on va se baser pour dire que telle ou telle opinion est la meilleure… la meilleure pour quoi? Pour moi? Pour nous? Mais qui est nous?

Aussi, mais c’est peut-être personnel, je trouve ça difficile d’atteindre un consensus quand des personnes entrent et sortent d’un processus de décision. Qui décide, et avec quelle légitimité?

Living Energy Farm: Infolettre d'une communauté sans pétrole (anglais)

Écrit par Audrey
09/15/2016 - 13:24

La communauté Living Energy Farm (LEF) est située en Virginie aux États-Unis et comprends 4 membres et plusieurs visiteurs. Ils vivent sans prétrole et leur mode de vie est très inspirant! Nous vous invitons à lire leur infolettre (en anglais) pour en connaître plus sur ce qu'illes font et comment illes le font. La voici:

 

Hey Folks,
The LEF July - August Newsletter is out.
We drilled a well in Kenya that will serve hundreds of people.
LEF needs your help in Sept. Read all about it. Text version is below. The version with all the pretty photos is at
http://www.livingenergyfarm.org/newsletters/2016julyaugust.pdf
Alexis for LEF

Living Energy Farm
July - August 2016 Newsletter

Living Energy Global Initiative (LEGI) Drills a Well in Kenya

    In our most recent newsletter (linked on our website) we announced the formation of the Living Energy Global Initiative, a partnership between Living Energy Farm and Africa Transforming Lives (ATL). The intent of LEGI is to empower communities to meet their needs without fossil fuels. We did a couple of fundraising events, and raised about $700. Thanks to all those who helped.
    For a while, we have been thinking about how to take LEF abroad. When Nick Degala, a native born Kenyan activist showed up on our doorstep, it seemed like we should try to help him. Nick stayed with us for two months this spring (and pulled a lot of weeds!). He told us about the families where he lives who go hungry in the dry season.  He mentioned that he was the only one in his family with white teeth because he went away from the village to go to school. In the village, women have to haul water, and the water is so dirty that everyone has stained teeth. We initiated LEGI. Nick took our modest funds back to Kenya. And now hundreds of people in Bindura Village have access to clean water. (See photo).
         Nick also networked with the Christian churches in Louisa. They also started raising funds for his project. They have raised enough money for ATL to begin construction of a demonstration facility on land donated to ATL that will showcase organic agricultural methods, solar energy, and other tools and methods that can help African villages become more self-sufficient.
        A fantastic result of initiating LEGI is that we have begun communicating with a number of individuals and organizations that are doing grass-roots development work in Africa and India. Hopefully, these communications will lead to further opportunities to partner with worthwhile projects abroad. In our last newsletter, we talked about the technologies we are working with at LEF and the role we might play in empowering other communities to become energy self-sufficient. We will keep you posted as this process evolves.
    To continue with our work with Nick and ATL, we need two things. We will need more money. Some of the work Nick has started has been extended on credit. He needs to pay the people who are helping him. (He needs $300 to pay the well drillers.) We will also need on-the-ground technical support in Bindura Village in Kenya. We are working on that, and a few options seem to be available. You can donate to LEGI by going to the LivingEnergyFarm.org website. Go to the bottom of the page. You will be directed to Network for Good. Look for LEGI in the dropdown menus. You can also donate to the LEF Education Fund in the same spot. (LEF in the dropdown menu.)

LEF Seeks Technical Development Intern

    LEF is seeking a Technical Development Intern. Especially now that we are engaging in expanding the mission and methods of LEF abroad, we need to develop and refine our tools and technologies. Near-term projects would include working on a solar boiler, woodgas, solar ice maker, and/ or nickel iron battery testing. A minimal proficiency with hand tools is required. We will provide room, board, stipend, and instruction. You will be developing vital technologies for deployment to people who really need them. You will learn a lot about plumbing and mechanical systems. Six-month minimum time commitment required.

Farming and Building at LEF

    Late summer finds us very busy at LEF. We want LEF to be a viable economic model. The economic backbone of our project is growing open-pollinated seeds. Such seeds grow plants that pollinate each other generation after generation, just like in nature. Open pollinated seeds are the counter-movement to the corporate control of food. At this point, about a dozen people have control over the entire industrial food production process, because they control the corporations that own the hybrid/ GMO seeds that now grow the vast majority of the food that humans eat. Such centralization of power is a bad omen for the future of democracy. People have asked us at times if we think organic farming with open-pollinated seeds could feed the world. An honest answer to that question is not easy to come by. Industrial agriculture is enormously productive (at a price), and we are utterly addicted to it.
    This year at LEF we grew our biggest corn crop ever, a whopping half acre. We grew a corn called Florianni Red Flint, a beautiful corn that is clearly much closer to wild corn than the industrial stuff. In harvesting the corn by hand, ear by ear, you can see the variations and peculiarities that hearken back to the wild and diverse corns that grow in Mexico. You can also taste the difference. Florianni tastes much different than store-bought corn meal, with a much richer and interesting flavor. There are other open-pollinated corns that are more productive than Florianni. Our crop did well. (Though the deer enjoyed it too.) Seeing up close the productivity of organic, open pollinated seeds gives us hope that we can feed ourselves using sustainable methods.
    We want to grow us much of our own food at LEF as we can manage. Preserving food without refrigeration has been coming together well. We can food in jars, as do many people. We have an Amish-made wood fired canner that is fantastic, and allows us to put away all of the tomato sauce we want, quickly and efficiently. Only acidic foods can be canned. Last year we tested our solar powered food drying system that re-directs heat from the heating system on the kitchen. This year we built more drying screens and we are are using that system full-tilt. The results are fantastic. With some of our seeds crops (tomatoes and peppers), we take the seed out AND eat the vegetable. We have been drying peppers, okra, eggplant, onions, sweet corn, squash, green beans, carrots, beets, and any kind of fruit we can get our hands on. This is a great way to store food. Dried foods often taste better and retain more nutrition than canned food because it has not been cooked. Once it is dried, it can sit for a long, long time without using energy (unlike refrigerated/ frozen foods that consume energy in an ongoing fashion). Yum!
    Our other big project these days is trying to finish our main house EarthHeart. That is coming along well. We conducted our strawbale workshops, and they went well. We put out a call for volunteers and we got a lot of help, including an enthusiastic, colorful crew called Grateful for Grace. We  continue to be blessed with really sweet, idealistic and hard-working interns. (See photo).
    We packed all our walls with straw (and sweat). We use the cheapest, simplest kind of construction, which looks like the same 2 X 4 walls you would see in an ordinary house. The building inspectors like to see things with which they are familiar. Then we simply stack straw bales inside that wall, so the 4 inch wall becomes and 18 inch wall that insulates well.  Our first layer of interior stucco is clay. Then we skim coat with sand/lime/cement stucco. The end result looks charmingly like a stone wall.

LEF Needs Construction Help Sept 17 - 20

    We will be insulating our interior walls Sept 15 - 16. The drywall has to be installed in the next few days after that, before the cellulose has a chance to fall out of the walls. If you can come help anytime Sept 17 - 20, please do.

Conference 2017
    A Positive Environmental Future
    You Know What You Oppose
    What Do you Support?

    As LEF become fully operational, we would like the spread the word. Do you have any experience organizing events? Would you be willing to help us put on a conference in 2017 to focus on living gracefully and comfortably within a modest energy budget? Let us know.

The Way Forward

    We have convinced ourselves that the global environmental crisis is a huge, unsolvable problem. That conclusion is convenient in that it leaves us free to not act. Most people have been taught to not care about the natural environment. Those that do care are being told over and over again that we can support our industrial lifestyle with renewable energy. That just isn't true. As big as these problems may seem, the solutions are clear and at hand. At LEF we talk about sustainable “technologies” because, frankly, it's bait. It's something that people find interesting. The reality of is that the key “technologies” that allow us to live sustainably are moderation and the cooperative use of resources. Poor people all over the world share resources, and that has a stigma attached to it. Rich and educated people develop “technologies.” You want to “Save the Earth”? All we need to do is de-stigmatize the cooperative use of resources, and use them with a modicum of modesty.
    The environmental movement realized a while ago that “gloom and doom” does not bring in enough donations to support large organizations. So now we talk about “renewable” energy production. At LEF, we have put together a micro-economy that can support a small village without fossil fuels. We are trying to put together a community that treads the fine line between being truly sustainable and something modern people might recognize as comfortable.
    Every day now, all day, we can hear the clank and rattle of bulldozers. Less than two miles away, 250 acres of beautiful Virginia hardwood forest has been razed. The land is being subdued so an industrial solar generating facility can be built. Thirty thousand photovoltaic panels are to be installed. The problem is that those panels do nothing at night, and have minimal output on cloudy days. The first year I lived in this area, 30 years ago now, we went over 30 days with no sunshine. The heat pumps and refrigerators that those panels are supposed to run do not shut off at night, or on cloudy days. Yesterday the North Anna nuclear plant, which is also nearby, did its siren test. That test reminds us all that we might have to pack it all up and leave one day, leave everything we have spent our lives to create, on short notice. So we taking an expensive, complex and dangerous electrical generation and distribution system and adding an utterly unreliable industrial “renewable” energy supply to it. Dominion Power (our local power company) fought hard against solar power. Then they realized they could industrialized it. They also get tax credits now for burning trees to make electricity. Except the United States ran out of firewood in the mid-1800s. That's when we shifted to coal and oil in earnest. Now we have forests because we don't burn them. Industrial solar and industrial biofuel make people feel better. They are a net loss for the environment.
    At LEF we have no heat pumps. Our DC motors run fine on cloudy days. We adjust our schedule and our lifestyle to the rhythms of renewable energy. It's not hard. We are pretty happy, as are our kids. Our parents generation perhaps had an excuse. Maybe they did not understand. Our generation does, still we keep building what they taught us to build. Now we are building an infrastructure our children can't use. Think about it in purely selfish terms. Do you want your kids to earn a living, eat good food, have a good life? The industrial equipment we continue to put in place cannot sustain them. There is a different way. It's not hard. Please help.

Links for Media Articles About LEF

Article about LEF in The Central Virginian
http://www.livingenergyfarm.org/cvarticle.pdf
LEF on CNN
http://www.cnn.com/interactive/2015/09/us/communes-american-story/
Cville weekly in Charlottesville VA
http://www.c-ville.com/off-grid-model-environmentalism-made-easy/#.VcHobF054yo
LEF article in the Central Virginian Newspaper
http://www.livingenergyfarm.org/cvarticle.pdf
First video on youtube
https://www.youtube.com/watch?v=ppTBO8d6jhY
Second video on youtube
https://www.youtube.com/watch?v=wdSX_TIYkD4
Video on vimeo
https://vimeo.com/128744981
Slideshow produced by Alexis a while ago
https://www.youtube.com/watch?v=4x_C3iScoAw

Living Energy Farm is a project to build a demonstration farm, community, and education center in Louisa County that uses no fossil fuels. For more information see our website www.livingenergyfarm.org, or contact us at livingenergyfarm@gmail.com. Donations to the Living Energy Farm Education Fund are tax deductible.

Villa Lokomuna, Allemagne

Écrit par Arielle
09/04/2016 - 07:34

Ceci est une traduction libre de la conférence que GPaul a donné en 2014 sur un voyage qu’il a fait dans 6 communautés intentionnelles d’Europe, à la recherche de différents modèles qui utilisent le consensus et sont à partage de revenus.

Cet article s'inscrit dans le dossier "Income Sharing Across the Pond". Vous pouvez lire les articles déjà parus

Fichier audio de la présentation de Villa Lokomuna(version originale en anglais, 15:34 min)


Situé au centre-ville de Kassel dans une des villas qui n'ont pas été bombardées, Villa Lokomuna (http://www.villa-locomuna.de/) est une propriété intéressante : un splendide manoir, construit dans la première moitié du XXe siècle par un riche juif magnat de la margarine qui a fui le pays dans les années 1930. Après la guerre, l'entreprise de chemin de fer allemande a pris possession de la propriété et a transformé la villa en bureaux, aux côtés de laquelle elle a construit un immense dortoir moderne (5 étages, connecté à une aire de repos, une énorme cuisine industrielle et une grande salle à manger)… Genre, LA propriété PARFAITE pour une communauté intentionnelle! Ce qui est remarquable, c’est qu’illes ont acheté la propriété exactement 6 mois après la première rencontre de personnes où elles se sont dit « hey, on devrait faire une commune ensemble ». Le groupe a donc acheté la propriété avant de savoir ce qu'illes allaient faire ensemble. Illes ont ainsi une culture extrêmement expérimentale, où illes ont systématiquement changé le noyau de leur structure. Également, beaucoup de leurs décisions sont provisoires : « essayons ça pendant 6 mois », au bout desquels ils en parlent. S'ils n'atteignent pas un consensus sur le fait de continuer avec, elle est renversée et de revenir à l'ancien système.

Le séjour de Gpaul dans cette communauté fut bref, parce que qu'il avait entendu à propos de ce groupe que c'était des gens qui vivaient simplement ensemble en ville, sans faire de partage de revenus. Des colocs, y'a en plein, tsé! Finalement, quelqu'un lui a dit le contraire, alors il a fait un détour de dernière minute, où il s'est fait expliquer la communauté par deux membres en quelques heures.

Villa Lokomuna existe depuis 12 ans, et comprend 16 adultes, 12 enfants, avec un historique de population maximum de 20 adultes, 12 enfants. La communauté est vieillissante, les enfants viennent de finir le secondaire ou vont le faire bientôt, et est donc en recrutement actif de jeunes personnes, c'est-à-dire 30 ans avec des enfants.

L'histoire du partage de revenus

Villa Lokomuna est maintenant à partage de revenu, mais ne l'était pas au début, d’où la confusion. (En fait, c'est assez frustrant de voir à quel point les communautés de Kassel ne se connaissent pas beaucoup…)            

  1. Illes ont commencé comme une gang de monde vivant ensemble, avec un système de loyer « paie ce que tu veux/peux ». Toutefois, ce système ne marchait pas tellement bien pour elleux parce qu'il y avait des personnes qui donnaient exactement tout ce qu'elles pouvaient de leurs revenus, et d'autres qui dépensaient tout ce qu'elles pouvaient de leurs revenus, et donnaient ce qui restait. C'était difficile, les gens n'étaient pas d'accord, et ne contribuaient pas de la même manière, etc.

  2. Illes ont fini par se dire : « Okay, on va faire une formule en trois parties pour déterminer combien tu dois payer par mois, basée sur ton revenu, tes besoins et personnes à charges, et le facteur personnel de ton mode de vie. » Ce qui n'a pas vraiment marché non plus. Trop structuré peut-être?

  3. Tant pis, essayons le partage de revenus. On va faire de petits groupes de 6-7 personnes qui vont partager leurs revenus ensemble, et s'il y a un groupe qui a un surplus à la fin du mois, il va le donner à un groupe qui a un déficit. Mais il y avait un groupe fait de gens qui travaillaient presqu'exclusivement pour la commune, et un groupe où il n'y avait que des docteur-e-s, et encore un groupe fait de parents ayant de grosses charges pour l'éducation de leurs enfants. Constatant que l'argent allait toujours des mêmes groupes aux mêmes groupes, ils se sont dit…

  4. Faisons donc simplement un partage de revenus entre tout le monde! Il y a 5 ans, ils ont donc changé pour un partage de revenu complet, basé sur le modèle de la communauté Niederkaufungen avec la boîte d'argent. Ils ont perdu plusieurs de leurs docteurs-res, mais illes se débrouillent bien.

  5. En ce moment, leur expérience depuis quelques mois, c'est d'avoir la boîte d'argent, mais illes se sont débarrassé de la feuille à côté pour noter les sorties d'argent. Apparemment, illes dépensent plus et accusent un plus grand déficit, mais l'hôte de Gpaul n'avait pas les moyens d'évaluer cette différence… En tout cas, c'est leur expérimentation actuelle, on verra s'illes aiment ça!

Étant situé au milieu de Kassel, illes s'attendent à ce que chaque personne ramène un revenu, sans spécifier combien exactement. En fait, tu peux ne pas ramener d'argent si la communauté reconnaît et accepte que tu travailles pour la communauté à certaines tâches, mais c'est une exception qui doit être décidée. Ainsi, plusieurs personnes ont des petites jobs en ville, et également, plusieurs personnes gèrent de petites entreprises qu'illes ont démarrées : ils dorment dans le dortoir, et la Villa abrite plusieurs entreprises. Travail informatique, les bureaux administratifs de la communauté, entreprise de santé alternative, clinique, cours de yoga, massothérapeutes, garage où quelqu'un fabrique des boîtiers pour instruments de musique, et les bureaux accueillent beaucoup de groupes ou organismes de gauche, qui font leurs retraites ou réunion là. Leur économie à partage de revenu, où chacun apporte de l'argent, soutient l'autonomie de ses membres… La ville a cette force trompeuse qui amène les gens à se pitcher dans différentes directions, et la communauté valorise le fait d'être en ville et de pouvoir interagir avec ses citadins, où elle devient comme une sorte de plaque tournante, le centre de nombreuses connexions dans le réseau de gauche de Kassel.

Quelques exemples de ce soutien qu'offre la communauté à l'autonomie de ses membres:

  • Une mère de deux enfants témoigne du fait que, assurément, si elle n'avait pas vécu dans une communauté, ses enfants auraient eu beaucoup plus de difficulté psychologique à vivre la rupture. Parce qu'il y a tellement de personnes là pour la supporter, et l'aider à s'occuper des enfants. Et puis, il y a deux ans, elle a eu un accident de travail où elle s'est brisé les deux pieds. Mais ce n'était pas un problème, parce que tout le monde s'est mis ensemble pour déménager ses affaires au rez-de-chaussée, s'occuper des enfants pendant sa convalescence, jusqu'à ce qu'elle revienne sur pied quelque mois plus tard et puisse reprendre son travail et le soin de ses enfants.

  • L'an passé, une membre a été victime d'un accident cérébro-vasculaire, ça s’est bien passé. Évidemment, c'est vraiment plate, mais la communauté s'est réorganisée, certains membres ont réorganisé leur horaire pour travailler moins et être plus présent-e-s à la maison, et illes se relaient pour prendre soin d'elle. En fait, les gens qui s'occupent d'elle reçoivent une pension de proche aidant de la part de l'État… ce qui devient une source de revenu pour la communauté! Grâce à la flexibilité du groupe, illes ont été capables de se réorganiser pour prendre soin de leurs membres.

Rencontres, gestion de groupe et vision

Ils ont une rencontre à chaque deux semaines, où il y a simplement un tour de table où chacun-e fait un bilan rapide de ce qu'ille fait, au lieu d'une fois en profondeur aux 15 mois à Niederkaufungen. C'était important pour elleux de mentionner que l'objectif du partage de revenus, ce qui est important pour la communauté, ce n'est pas juste ta contribution en temps ou en argent, c'est toute ta vie. Tu impliques toute ta vie dans la communauté, la communauté veut s'assurer que ta vie est viable pour toi, et que l'équilibre des différents aspects de ta vie fonctionne bien pour toi, en même temps que les besoins de la communauté sont pris en compte.

Villa Lokomuna a également un processus de groupe obligatoire basé sur la méthode du Zegg (communauté au sud de Berlin), qui est une manière de gérer les relations interpersonnelles sous forme de théâtre. C'est une façon d'avoir une place dans la vie les un-e-s et des autres. Gpaul avait toujours dans l'idée le style de communauté rurale qui se gère un peu comme à Sandhill : il demandait s'il y avait des problèmes dans la communauté, entre les gens qui travaillaient plus ou moins, faisaient plus ou moins d'argent ou en dépensaient plus ou moins, ils répondent « Bah non, blabla », jusqu'à ce qu'un gars l'interrompe pour dire : « Tchèque, pour moi, l'important, c'est que je veux que cette communauté soit un espace où on rend collectivement possible ce qu'il n'est pas possible de faire individuellement. Je ne veux pas que cette place rende impossible individuellement ce qui est déjà possible. » Pour illustrer ça, il a donné l'exemple de sa fierté d'avoir pu, durant l'année, réaliser un rêve d'enfant en prenant des cours de deltaplane (payés par la communauté bien sûr). Il a trouvé ça tellement exhaltant qu'il a déclaré que la communauté devrait aider chaque membre à réaliser un rêve par année… joli et ambitieux projet! Mais en même temps, leur projet n'est pas orienté vers l'atteinte d'un mode de vie peu coûteux, mais plutôt vers l'atteinte d'un mode de vie joyeux. Ils supportent leurs membres dans leur activisme politique.

Ils font tout ça, vivent à Kassel, habitent cet endroit magnifique, mangent de la bouffe délicieuse, reçoivent un support de la part du groupe pour se réaliser pleinement, etc, etc, et le tout pour 16 000$ par personne par année, soit 60% du revenu médian en Allemagne.

Consensus

Villa Lokomona fonctionne par consensus : une proposition est amenée, on en discute, on amène des préoccupations et des idées qui font évoluer la proposition jusqu'à ce que, éventuellement, les gens sentent que c'est rendu proche de la conclusion et que pas mal tout le monde s'entend. Habituellement, il y a un test pour s'assurer qu'on n'oublie personne : aux États-Unis, le truc des doigts est pas mal populaire. À Villa Lokomuna, le rituel implique que tout le monde se lève, se prennent par les mains, et ''klaxonnent'' bruyamment. Un consensus enthousiaste et théâtrale, quoi! L'idée, c'est que si t'es pas d'accord, ça va être impossible pour toi de te lever, prendre les mains et crier fort. Alors illes se lèvent, et si quelqu'un ne crie pas, illes se rassoient et continuent de discuter.

Mots-clés

Lossehof et gAstewerke, Allemagne

Écrit par Arielle
09/04/2016 - 07:36

Ceci est une traduction libre de la conférence que GPaul a donné en 2014 sur un voyage qu’il a fait dans 6 communautés intentionnelles d’Europe, à la recherche de différents modèles qui utilisent le consensus et sont à partage de revenus.

Cet article s'inscrit dans le dossier "Income Sharing Across the Pond". Vous pouvez lire les articles déjà parus

Fichier audio de la présentation de Lossehof et gAstewerke(version originale en anglais, 7:33 min)


Lossehof (http://www.lossehof.de/, que l'on voit en photo de couverture) existe depuis 2 ans, et compte 17 ou 18 membres et7 enfants. Elle est située à 15 minutes en vélo de la communauté de Niederkaufungen qui est en bas de la côte, Lossehof ayant été démarrée par un groupe de membres issu-e-s de Niederkaufungen. La relation qui unie les deux communautés est très similaire à celle qui existe entre Acorn et Twin Oaks. Pour Gpaul, c'était comme faire un retour dans le temps de 19 ans et voir Acorn à l'époque… à part le fait que tout le monde parlait allemand!

Quant à gAstwerke (http://www.gastwerke.de/), c’est une communauté rurale basée sur l'agriculture et située dans un autre village. gAstwerke a été démarrée par Villa Lokomuna, le même réseau de communautés dont font partie les deux autres.

Lossehof et gAstewerke sont deux communautés rurales.

L’économie interne et le travail

Les deux communautés ont une économie inspirée de Niederkaufungen : la régulation relaxe du travail, la boîte d'argent, l'absence de distinction entre le travail valorisé par la communauté ou le travail personnel mais simplement basé sur ce qui est une charge de travail viable pour toi et ce que tu considères comme ta part équitable pour la communauté, etc. Or, Gpaul a trouvé les deux communautés en conflit intense sur :   

  • ce qui est une charge de travail raisonnable,    

  • qu'est-ce qui est considéré comme du travail valorisé par la communauté,

  • et comment une personne devrait choisir ce qu'elle fait de son temps

… tous des problèmes qui n'affectent pas Niederkaufungen.

Les deux premiers points concernent surtout gAstwerke, alors que le troisième a surtout lieu à Lossehof. Ce dernier oppose les anarchistes collectivistes aux anarchistes individualistes, ces derniers affirmant affirment que chacun-e devrait faire ce qu'ille a envie de faire, alors que les autres disent qu'il y a des choses chiantes qui demandent à être faites et on doit trouver qui va la faire. Il y a des gens qui travaillent de 7h du matin à 23h le soir, s'arrêtant à peine pour manger, alors que d'autres se lève à 10h-11h, prennent un long déjeuner, font du yoga, dînent, travaillent pour une heure ou deux, prennent une collation… et le groupe a de la difficulté à résoudre cette sorte d'inégalité, ce déséquilibre. Une autre personne parlait d'un membre qui a emménagé il y a 4 ans (sur les 5 années d’existence de la communauté) dans son autobus. La personne a gardé la propriété du bus, et a commencé à passer tout son temps, et tout l'argent de la communauté à rénover le bus! Les membres ne savent pas trop comment aborder le problème, de ce qui est du travail pour la communauté ou du travail personnel, cette sorte de distinction qui existe… Le groupe a également une compréhension perverse de la communication non-violente qui les empêche d'avoir des désaccords, ce qui est horrible!

Culture

Gpaul a entendu ces témoignages, et est retourné à Niederkaufungen où il résidait, et en a parlé aux gens là-bas, et c'est là qu'il lui est apparu que, malgré que la communauté de Niederkaufungen affirme avoir un système de gestion du travail, des espaces de travail, du travail reconnu comme « communautaire », celle-ci a déjà eu une économie presqu'identique à Twin Oaks : ils ont déjà eu des quotats de travail, une distinction entre le travail « communautaire » ou personnel, mais illes s'en sont débarrassé il y a une dizaine d'années, suffisamment longtemps pour que les gens oublient qu'illes ont déjà fonctionné comme ça. Mais tu peux quand même l'observer, puisqu'illes continuent de faire une certaine quantité de travail chaque semaine en moyenne, et que si tu leur demande, il y a certains types de travail qui sont considérés comme ayant une valeur communautaire et d'autres qui ne le sont pas (par exemple, réparer des vélos n'est pas « communautaire », c'est du travail personnel). Mais illes n'en parlent pas comme tel, illes n'y pensent pas comme tel. Ce que Gpaul en a compris, c'est que la communauté a utilisé ce système de travail pour établir une culture du travail, et, une fois établie, illes ont pu enlever l’échafaudage, et la culture s'est simplement perpétuée.

Dans ces communautés, les dettes personnelles sont mises en commun. Dans les communes du FEC, où beaucoup de gens vont et viennent, et restent moins d'un an, ce qui amenait la réflexion à GPaul : « Wô, c'est magique, t'arrives, tes dettes sont transférées instantanément à la communauté… est-ce que ça arrive que beaucoup font simplement partir juste après? ». Personne ne reste pour moins de 5 ans dans la communauté de Niederkaufungen, et illes ont également un taux de rotation très bas (2 à 5 personnes par année). Le séjour moyen est de 7 ans, ce qui est la moyenne à Twin Oaks.

Cette rotation très faible permet aux nouveaux membres de s'acculturer et de perpétuer le système. Or, les deux communautés de Lossehof et gAstwerke ont démarré sans la structure initiale de Niederkaufungen, et ce qu'illes constatent, c'est un désaccord intense des nouvelles personnes à propos de ce que signifie travailler dans une communauté égalitaire ayant un système anarchiste flexible. Gpaul l'a remarqué avec acuité parce que, lorsqu'il a déménagé à Acorn, la communauté venait de redémarrer (voir article sur le cas d'Acorn…) après un crash et une remontée, et en fait, il y a eu un mouvement similaire crash-remontée alors qu'il y était. Et avec un apport énorme de nouveaux-elles membres, il y avait ce même problème, ces mêmes conflits qu'à gAswerke autour de la question du travail, alors que la culture n'est pas vraiment bien établie.

Mots-clés

La Manoir au Forum Social Mondial

Écrit par Admin
09/25/2016 - 05:43

 

Le Manoir a été présent au Forum Social Mondial (le FSM) qui a eu lieu du 9 au 14 août 2016 à Montréal. Nous avons proposé deux activités soit une conférence sur les communautés à partage de revenu et une assemblée de convergence.

Conférence

Une vingtaine de personnes sont venu assister à notre ''fameuse'' conférence sur les communautés à partage de revenus. C'est une conférence que l'on offre depuis 2008 où l'on explique comment certaines communautés fonctionnent surtout aux États-Unis et au Québec. Selon les dires de certain-es participant-es, c'est un atelier dynamique où on ressort inspiré-es et ça nous amène dans des aspects très concrets du changement social!

Activité de convergence

Une quinzaine de personnes sont venues au rassemblement. En plus, des personnes curieuses, les communautés présentes (en personne ou par le web) étaient: (Cohabitat Qc, le Greb, les Plateaux CommunOterre, Point A, le collectif Masson et nous autres) .Le but de l’activité était de rassembler différents projets de communauté intentionnelles à se réseauter et représenter, ensemble, une variété de solutions ou d'alternatives au système actuel dans une stratégie commune de "vivre ensemble". Après une présentation de chacune des communautés présentes par un jeu dynamique, nous avons choisis ensemble les enjeux à discuter. En petits groupes, nous avons parlé du partage de revenus, des communautés urbaines, des processus de groupe ainsi que de communication! Pendant plus d'une heure, les gens ont échangés sur ces sujets et nous avons fait un résumé tous et toutes ensemble de ce qui s'éait discuté, c'était super enrichissant.

Pour finir, nous avons présenté différentes démarches ou projets qui soutiennent le réseautage des communautés dont la FEC, la FIC et certains projets en Europe. L'entraide entre les communautés du Québec reste encore à définir!

Merci à toutes les personnes qui étaient présentes, ce fût un réel plaisir!